Société

  • RIVE GAUCHE: Des portes trop lourdes pour des personnes à mobilité réduite !

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    Mina Saouti ouvre les portes de Rive Gauche avec grande difficulté

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                           Des actions de sensibilisation sont menées par « Roues Libres »

    La jeune association carolo « Roues Libres », qui travaille à rendre  la Ville et centres privés urbains accessibles à tou(te)s, a fait une première démonstration sur le terrain : à Rive Gauche, il est très difficile, voir impossible d’ouvrir les portes pour une personne à mobilité réduite !

    Très récemment, les membres de « Roues libres » se sont rendus au complexe commercial Rive Gauche, pour sensibiliser le public aux difficultés que rencontrent les PMR.

    Ce jour-là, une jeune maman valide a essayé un fauteuil manuel et a mieux compris ainsi ce que peut éprouver une personne  à mobilité réduite pour ouvrir des portes avec un enfant sur les genoux, ou même avec un sac de course.

    En fauteuil roulant depuis 5 ans,  Antoine Barbier de Roux (67 ans) n’y est arrivé qu’à l’aide de son épouse Karine, qui l’accompagne tout le temps. Même Françoise Daspremont, échevine des Personnes porteuses de handicaps, a tenté l’expérience. 

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    L'échevine Françoise Daspremont en fauteuil roulant

    Le constat est sans appel : beaucoup de personnes, dans des situations de faiblesse ou d’incapacité, n'ont pas la force nécessaire pour pousser ces portes !

    « Notons une autre aberration : avec nos chaises roulantes, nous ne pouvons pas emprunter l’escalator du sous-sol, alors que les portes, non loin de là, sont automatiques ! » tonne Mina Saouti (58 ans), une citoyenne carolo.

    L’Eden, un bon exemple d’inclusion

    Et il n’y a pas que les PMR qui sont concernés. A la suite d’un AVC, Jean-Philippe Wéry, autre citoyen, souffre de troubles d’orientation et de déséquilibre. «  Mon handicap est « invisible » et pourtant bien réel » signale ce dernier.

    Le bilan de la journée était positif : « Grâce à notre action à Rive Gauche, beaucoup de personnes se sont senties concernées. Il faut réveiller les consciences, car le handicap pourrait arriver aussi à une personne valide ! » notait Alain Pelgrims, membre bénévole. 81 signatures de soutien ont d’ailleurs été recueillies !

    L’association « Roues libres » a été créée avec l’appui du PAC Charleroi, en complément de « Handi-Alert-Infos », fondé en avril 2017 par Mina Saouti. Afin d'atteindre ses objectifs, « Roues libres » met en place des ateliers et des réunions, participe à des manifestations dans l'espace public, interpelle le monde politique et les médias, et utilise la visibilité que peut offrir les réseaux sociaux pour informer.

    « Ensemble, nous recensons les lieux et les aménagements urbains adaptés et non adaptés dans le centre ville pour les personnes à mobilité réduite, et tentons de dégager des solutions » souligne Margaux Joachim du PAC. Parmi les bons élèves : L’Eden. Depuis plusieurs années, plusieurs aménagements ont permis à l’équipe du Centre Culturel carolo d’accueillir au mieux les publics et bénévoles en situation de handicap. Un exemple à suivre… JEAN-CLAUDE HERIN

    Pour toute info : 0468/ 37 09 51 – page Facebook

    Pierre Foucart, directeur de Rive Gauche, réagit :

    « Force est de reconnaître que le bureau d'architecture qui a dirigé la construction de Rive Gauche aurait pu être plus attentif encore à la personne handicapée. Les portes trop massives constituent un réel problème pour les personnes à mobilité réduite, c’est indéniable » reconnait Pierre Foucart,  directeur de Rive Gauche. « Le problème est souvent lié à un manque de place : l’installation de deux portes automatiques, par exemple, à la place Buisset, nous ferait perdre des vitrines.

    Mais des solutions existent. Lorsqu’il fait plus de 20 degrés, des portes « guillotines » se soulèvent pour laisser passer le public, à l’entrée principale du Complexe. Ce n’est pas suffisant, j’en suis bien conscient… Je rencontre d’ailleurs, cette semaine, le Conseil Consultatif de la Personne Handicapée de Charleroi pour analyser le problème à fond ».

    J.C.HERIN

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  • MARCINELLE- Saint-Eloi, Saint-Nicolas et Sainte Barbe: Moins de flambeaux à cause de la pluie

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    Associé à des délégations d’anciens travailleurs de la mine, de la sidérurgie et du verre, le Bois du Cazier mettait sur pied sa traditionnelle marche aux flambeaux, vendredi soir.

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    Rencontre chaleureuse à l'issue de la cérémonie

    Facilement reconnaissables avec la mitre et la crosse, l’enclume et la tour, Saint-Nicolas, Saint-Eloi et Sainte-Barbe étaient portés sur le site du Cazier, vendredi soir.

    «  Les statues, vieilles de plus de 70 ans, ont été fabriquées dans les ateliers Bernardi par des plâtriers italiens, dont faisait partie mon grand-père, arrivé en Belgique en 1920  » signalait Daniel Blondiaux, un des marcheurs. En raison de la pluie et des fortes rafales de vent, les flambeaux ont été quasi supprimés, pour des questions de sécurité.            

    Escorté par l’Harmonie Policière de Charleroi, le cortège se composait de Jean-Louis Delaet, directeur du Cazier, ainsi que de membres de l’Amicale des Mineurs des Charbonnages de Wallonie, d’Ex-Minatori, de Gueules noires et  de Hiercheuses, du Groupement des Cadres prépensionnés et pensionnés de la Sidérurgie carolorégienne, ainsi que de l’Association Culture HF4 et du Comité de Défense.

    Placé sous le signe de la défense du puits 25 et du HF4, cet événement avait également une particularité, cette année, puisqu’il s’inscrivait dans une procédure de reconnaissance au Patrimoine Immatériel de Sainte-Barbe par l’UNESCO. La marche s’est terminée par une rencontre conviviale dans les Forges.

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  • CHARLEROI - CEREMONIE DU 11 NOVEMBRE

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    Imposante cérémonie patriotique, hier matin, à Charleroi. Merci aux autorités militaires et civiles, aux représentants d'Ambassade, aux représentants du conseil provincial et communal, à Mr le president du CLAP, aux associations patriotiques et porte drapeaux. Un remerciement particulier aux jeunes cadets de marine fidèles à nos cérémonies et à Mr le Commodore Mercier. Grâce à vous tous, les cérémonies du 11 novembre ont pu retentir au son du clairon.

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  • MONTIGNY-LE-TILLEUL: 4ème Grafiteria, ce 11 novembre

    La Gratiferia est une brocante, un marché où tout est gratuit ! Rien ne s'achète ni se vend, tout se donne !
     
    Livres, jeux, Déco, DVD, CD, vaisselle, Petit électroménager, Vélos, ... (pas de vêtement, ni chaussure). Vous pouvez tout amener tant que c'est en bon état, fonctionnel, propre, non périmé et légal !

    Le Lundi 11 Novembre, venez avec ce dont vous n’avez plus besoin, repartez avec ce qui vous sera utile. Il n’est pas nécessaire de donner pour recevoir.

    Chacun a sans doute chez lui des objets qu'il n'utilise plus, nous vous invitons à les amener, même en petit nombre. Ceci permet de garder un relatif équilibre dans ce moment de partage.

    La Gratiferia commence à 11h ! On peut apporter les objets jusque 16 h et prendre ce qui vous intéresse jusque 17 h.
    Vous pouvez, si vous le désirez, reprendre aussi vos propres objets  restant en fin de journée !

    Le marché gratuit est une démarche qui vise à réduire nos déchets, à diminuer la surproduction mais aussi simplement un geste d’échange et de solidarité.

    Présents :

    L'Equipe Sociale de Montigny-le-Tilleul, le Stand "Dites-nous" de la locale Ecolo de Montigny / Landelies, le groupe “récoltes solidaires”

    Où ?

    La Gratiferia aura lieu dans la salle St Martin, 2 rue de l’Eglise à Montigny-le-Tilleul de 11 heures à 17 heures -  le parking est aisé à proximité, devant l’Eglise et autour de la pelouse communale.

    Contact ?

    David Petit – responsable de la Gratiferia – 0498 16 86 63 -  david.petit.mlt@gmail.com

    L’activité est organisée par la locale Ecolo de Montigny-le-Tilleul / Landelies en collaboration avec plusieurs associations de solidarité sociale.

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  • CHARLEROI- Hommage aux "morts de la rue"

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    Beaucoup d'émotion ce matin lors de la cérémonie en hommage aux "Morts de la Rue". 18 personnes sont décédées entre novembre 2018 et novembre 2019 à Charleroi. Aucune mort ne peut être anonyme. Merci à toutes les personnes qui oeuvrent chaque année pour organiser cette cérémonie à l'Hôtel de Ville. Merci à tous les travailleurs sociaux et les citoyens carolos qui s'investissent chaque jour pour soutenir les citoyens qui en ont besoin.
    #Solidarité #Hommage #Charleroi

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  • CHARLEROI- La peine de mort au CAL jusqu'au 6 décembre

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    La peine de mort est abordée, jusqu’au 6 décembre, au Centre d’Action Laïque de Charleroi. Cette thématique s’articule autour de deux expositions qui se répondent et se complètent. La première : « Fenêtres sur le couloir de la mort » met l’accent sur les Américains attendant leur exécution capitale, aux USA. Ce projet est né aux Etats-Unis à l’initiative de Patrick Chappatte, dessinateur de presse, et d’Anne-Frédérique Widmann, journaliste.

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    «  Cette expo permet de rassembler, parfois avec une touche d’humour, différents points de vue, dont celui des prisonniers. Parmi ces derniers, on constate une majorité d’Afro-Américains, ce qui pose aussi le problème de la discrimination » signalent Mélanie Carboni, chargée de communication et Pauline Stavaux, coordinatrice des animations au CAL. En 13 panneaux, la seconde expo « Pourquoi il faut abolir la peine de mort » dresse un état des lieux de la peine capitale dans le monde et vise à donner les arguments nécessaires au combat d’abolitionniste et permet ainsi de comprendre pourquoi Amnesty International se mobilise pour l’abolition universelle. Diverses animations sont aussi prévues. A voir à la rue de France 31 à Charleroi, du lundi au vendredi de 9h à 17h. Tél. 071/ 53 91 72 J.C.HERIN

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    Une expo qui fait réfléchir

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  • FLEURUS- Place aux enfants ce 19 octobre

    Pour la 25ème année consécutive, la journée « Place aux Enfants » se déroulera le 3ème samedi du mois d’octobre soit le 19 octobre 2019.

    « Place aux enfants » est un projet qui a pour objectif de sensibiliser les enfants de 8 à 12 ans à la citoyenneté, la vie en société et aux principes de la démocratie.

    Le « Monde des adultes » s’ouvre à la curiosité des enfants. Les lieux qui leur sont habituellement inaccessibles leur seront ouverts pour les emmener à la découverte du monde quotidien des adultes.

    Pendant toute la journée, les enfants pourront donc observer et participer à des activités politiques, économiques, sociales, culturelles et sportives.

    Ce beau projet est confié, depuis plus de onze ans, au Service Petite enfance de la Ville de Fleurus.

    Pour la Ville de Fleurus, « Place aux Enfants » est un moment très important car il permet de mettre en évidence des initiatives dynamiques menées par les Autorités publiques, les entreprises et le tissu associatif.

    Cette année, 35 « hôtes d’un Jour », tels que la radio, l’administration communale , le cordonnier, la police, l’historien, la Maison communale d’accueil de l’enfance, le guide nature et bien d’autres ont permis
    d’élaborer 26 circuits comprenant 4 à 5 hôtes qui rencontreront 104 enfants désireux de découvrir l’envers du décor du monde des adultes.

    « Place aux enfants » se prolongera de longues heures encore dans les familles et surtout se concrétisera par de nouvelles initiatives qui donneront aux enfants la place qui leur revient dans la commune.
    Ce moment fort est aussi un moment de réflexion sur la politique communale de l’enfance.

    Contact et informations

    Petite Enfance et Accueil Temps Libre

    Rue de la Closière, 1
    6224 Wanfercée-Baulet
    Tél : 071/820 750
    Fax : 071/820 757
    Courriel :
    petiteenfance@fleurus.be

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  • CHARLEROI- Relais pour la Vie- 24 heures autour de la place de la Digue pour la rechercher contre le cancer

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    • Sur le fauteuil, de gauche à droite : Philippe Horis, Yves Poncelet, Victoria, Emmanuelle Laurent, Laurence.

    De samedi à dimanche, 33 équipes, réunissant plus de 1000 participants, ont pris part, au Relais pour la Vie, sur la place de la Digue. Les « battants » ont apporté leur témoignage sur le cancer.

    Durant 24 heures, comme pour signaler que « la maladie ne s’arrête jamais », 1000 participants ont marché ou couru autour de la place de la Digue. Tout un Village, composé de différents stands, s’était constitué pour lutter contre le cancer. « Charleroi s’est bien mobilisée pour cette opération » soulignait Yves Poncelet, coordinateur. « Nous espérons recevoir 50 000 euros de bénéfices qui seront intégralement reversés pour la recherche contre le cancer ».

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    Dans le public avaient pris place 140 « battants », c’est-à-dire des personnes qui ont contracté le cancer. C’est le cas de Victoria (65 ans) de Marchienne-au-Pont. « Je suis sortie d’une leucémie » explique-t-elle. « Heureusement, j’ai un mari ( Vincent) qui me soutient tout le temps, 3 garçons et des gens qui m’aiment.  Aujourd’hui, je mets tous les petits soucis de la vie sur le côté, pour croquer dans la vie à pleines dents ».

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    Victoria a été soutenue par son mari Vincent

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    Une cérémonie des bougies pour les disparus

    D’autres personnes sont en rémission, comme Laurence (48 ans) de Limelette. « Un cancer du sein a été dépisté en octobre 2018. Je dois encore subir des traitements. La présence d’amies comme Anne et Cathy à mes côtés et la reprise de mon boulot de secrétaire dans une étude de notaire m’aident à repousser la maladie ». D’autres personnes sont des fidèles à cette opération, comme Philippe Horis (69 ans) qui a déjà participé à 57 éditions du Relais.

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    Philippe Horis

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    La soirée de samedi s’est terminée sous un chapiteau par la cérémonie des bougies, en hommage aux personnes disparues, par un concert d’Andy Kirk et par des textes et des témoignages. Le marathon s’est terminé dimanche après-midi.

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    hommage aux disparus

    Habituellement réservée à des manifestations à caractère festif, la place de la Digue s’est ainsi doublée d’une vocation sociale, ce week-end, à travers l’opération « Relais pour la Vie ». JEAN-CLAUDE HERIN

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  • SUCCES POUR LE PREMIER BAR A CHATS !

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    Cet enfant et ce chat ne sont-ils pas mignons ? Texte et photos: J.C. Hérin

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    Le 1er Bar à chats à la SRPA de Charleroi a boosté les adoptions, dans la journée de samedi. 31 chats, 6 chiens et 2 lapins ont trouvé de nouveaux maîtres ! Au vu de son succès, cette opération sera renouvelée.

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    La question mérite d’être posée : à la SRPA de Charleroi, samedi, les chats vivaient-ils parmi les humains,… à moins que ce ne soit le contraire ? Toujours est-il que nos charmants petits félins avaient investi le bar. Les uns restaient confortablement installés dans leur cage, en attendant d’être pris dans les bras ou caressés. Les autres se prélassaient par terre ou se promenaient paisiblement à travers les visiteurs. On imagine aussi le bonheur des enfants !

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    Cette présence exceptionnelle de chats à cet endroit s’expliquait par une première opération mise en place par la SPA de Charleroi : Le Bar à chats. Né en Asie, ce concept - parfois décrié parce que l’environnement ne convient pas toujours aux animaux à long terme - est présent à Bruxelles en 2014, et a essaimé à Liège, La Louvière, Namur et Tournai. A Mont-sur-Marchienne, cette opération a été aussi un véritable succès. « J’ai véritablement craqué pour deux chats, que je baptiserai Marius et Zabou » faisait remarquer Martine de Gerpinnes. « Ils ne sont plus tout jeunes, mais pour moi, cela n’a pas d’importance. Généralement, le choix se fait sur de très jeunes chats, ce qui limite parfois l’adoption ».

    10 fois plus de chats adoptés en 1 journée !

    Une telle opération a exigé de l’huile de coude : une vingtaine de cages ont été déplacées par le personnel. Le bar a subi quelques travaux : il a fallu notamment grillager les fenêtres et les portes pour éviter que minou se fasse   la malle ! Un service a été mis en place pour enlever les « petits colis » laissés par les animaux. Franck Goffaux, directeur de la SRPA de Charleroi, tire un bilan positif de la journée.

    «  Nous avons adhéré au Bar à chats, car l’abandon de chats est une triste réalité. Depuis janvier, nous avons accueilli 1218 chats. En moyenne, deux à trois chats sont adoptés par jour. Aujourd’hui,c’est 10 fois plus, puisque 31 chats, 6 chiens et 2 lapins repartiront du Centre ! Nous sommes, bien entendu, prêts à relancer cette opération, deux à trois fois par an. Un autre atout également : le Bar à chats crée vraiment du lien social entre l’animal et les familles ». J.C.H.

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    Franck Goffaux est un homme heureux !

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  • CHARLEROI- Le Théâtre de l'Ancre devient une ruche !

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    L’Ancre devient une Ruche ! Le slogan : manger mieux, manger juste. Il suffit de commander en ligne et de chercher la livraison le vendredi.

    Des fruits bio de la SPRL Edgard à Nalinnes, de la viande de la ferme de l’Escavèche à Ragnies, des produits laitiers de la ferme du Lumsonry à Tarcienne, des cosmétiques éco-responsables des Huardises à Maisières, des céréales en provenance de Mettet,… En adhérant à « Une ruche qui dit Oui ! », un réseau de communautés d'achat direct aux producteurs locaux, tous ces produits que l’on vend généralement sur les étals de marchés se trouvent à présent aussi à l’Ancre.

    « Dans un théâtre qui, à travers ses spectacles, prône des valeurs telles que la citoyenneté, le respect de l’environnement,  l’éco-responsabilité,…il nous semblait important d’être actifs dans ce type d’activités. Nous ne nourrissons pas que l’esprit, mais aussi le corps, de manière saine et bonne pour la planète » précise Noémi Haelterman, chargée de communication. « C’est pratique, j’ai pris l’habitude de venir ici, chaque semaine » souligne Laurence, une habitante de Mont-sur-Marchienne.

    rencontre directe avec les producteurs

    Le principe est simple. Sur le site, le consommateur a accès aux offres des producteurs de la Ruche et peut commander ce qu’il veut : légumes, frais, fruits, produits laitiers, viande, boissons, pain,…. Le vendredi, il peut récupérer sa commande à L’Ancre (122, rue de Montigny à Charleroi), entre 16h30 et 18h30, et rencontrer les producteurs. Tout est payé d’avance : l’argent ne circule donc pas, ce qui favorise aussi la convivialité.

    Les achats rémunèrent justement le travail des agriculteurs et des artisans qui perçoivent 80% du prix de vente qu’ils déterminent eux-mêmes. Renouer avec le monde rural, mettre les mains dans la terre, échanger avec ceux qui nous nourrissent sont aussi des objectifs de ce réseau qui se construit jour après jour avec plus de 100 ruches et plus de 1000 producteurs en Belgique. « A l’avenir, nous diversifierons encore les produits, comme le jus ou encore le miel » précisent Momo et Alexandre Primez, coordinatrices pour Charleroi. Infos et dates : facebook/laruchedelancre- laruchedelancre@gmail.com- 0496/65 65 35.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • CHARLEROI- C'était la Fête de l'Amour à la place Verte !

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    Des mariages « for a joke » pour des unions sans tabou(s) !

    Engagement, complicité, tendresse, amitié,…, l’Amour est multiple

    Dépassant largement le cadre de la communauté LGBTQI +, la Fête de l’Amour était dédiée à l'amour sous toutes ses formes. Samedi, un millier de personnes ont foulé la place Verte, sous un magnifique soleil, pour ce premier événement. Clou de la journée : les mariages «for a joke » !

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    Kevin et Antoine travaillent tous les deux à "Mine de rien"

    Antoine (32 ans) et Kevin (23 ans) sont respectivement patron et plongeur/serveur au restaurant : « Le Mine de rien », à proximité du Bois du Cazier. Leur rencontre remonte à plusieurs années, mais c’est seulement à la suite d’une soirée plutôt arrosée qu’ils ont déclaré leur flamme. « J’étais déjà marié, avec une fille, quand j’ai fait la connaissance de Kevin » confie Antoine. «  Entre nous, ça colle assez bien, mais en public, nous évitons d’être trop démonstratifs. Nous sommes assez complémentaires : mon compagnon est plutôt extraverti, tandis que moi, je suis plus réservé ».  

    Comme Antoine et Kevin, des centaines de couples ont affiché leur union, ou leur amitié, sans aucun tabou, lors de la Fête de l’Amour. « Lorsque nous avons émis l’idée d’une telle journée, c’était pour montrer qu’une union peut être solide et très belle, même si elle est différente » note Laurane, assistante sociale à la Maison Arc-En-Ciel, ASBL installée depuis un an à la rue de Marcinelle. « Démonter certains clichés est, à coup sûr, une façon de faire reculer l’homophobie,  parfois encore trop présente dans notre société ».

    Grégory, un des membres actifs, poursuivait: « Cette première édition est un peu un « test ». Nous étofferons sans doute la manifestation, par des chars, par exemple, l’an prochain. Laissons à cette Fête le temps de grandir. »

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    Laurane et Grégory

    recouverts d’une tonne de confetti !

    La journée était mise sur pied par Luna Roméo de l’ASBL Charleroi Centre-Ville. Un Village associatif proposait des débats, des stands d’informations (notamment sur le Sida), des expo-photos, des murs d’expression, ainsi que diverses animations, telles qu’un défilé de Drag Queen, du cirque (avec Circomédie), …

    L’originalité venait très certainement des mariages for a joke », c'est-à-dire de « faux mariages », mais en présence de vrais officiants. En l’occurrence, l’échevine des Fêtes Babette Jandrain, accompagnée du comédien carolo Victor Gravy, célébrait les cérémonies, et délivrait par la suite des diplômes aux (faux) couples, dont certains étaient recouverts d’une tonne de confettis à l’issue de leur mariage. Toutes les excentricités et fantaisies étaient permises, même les mariages à trois !

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    Les établissements carolos : La Cuve à bière, los Tacos et la Rhumerie, présents dans le Village, apportaient leur soutien. Se baladant, Nicolas, le candidat carolo de Koh-Lanta, soulignait : « C’est plutôt cool, comme journée. C’est vraiment à refaire !  » JEAN-CLAUDE HERIN

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    isabelle Cohart de la Cuve à bière

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    à gauche: Nicolas de Koh-Lanta

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    Micro-portraits de couples « for a joke »

    Hélène de Marcinelle et Rudy de Montignies-sur-Sambre

    Hélène et Rudy se sont connus au club de basket AC de Gilly. « Je rêve toujours de me marier. Cette cérémonie est déjà un avant-goût. Peut-être qu’un jour… » confie Hélène. Rudy est divorcé et trouve l’idée de ce mariage assez plaisante.

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    Estelle de Charleroi et Jeanne de Jumet

    Estelle et Jeanne sont amies depuis longtemps, et défilent au Carnaval de Charleroi. « Nous célébrons, à notre manière, l’amitié et l’amour universel » notent-elles. Ce mariage « décalé », jouant sur les ambiguïtés, est assez amusante.

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    Samuel de Saint-Amand et Caroline de Marcinelle

    « Nous ne formons un couple que depuis 1 mois. Nous nous sommes rencontrés à la Rhumerie. Bien sûr, il est trop tôt pour parler de « vrai mariage ». Nous allons apprendre à bien nous connaître d’abord et à envisager la suite, par après ! »

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    Fabrice et Francis de Walcourt

    Malgré la différence d’une vingtaine d’années qui les séparent, Fabrice et Francis s’aiment comme au premier jour. « Chaque année, nous nous rendons aux Fiertés Namuroises, deux journées de sensibilisation et d'informations sur toute une panoplie de thématiques Lgbtqi+. » précisent-ils. J.C.HERIN

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    L'amour sans tabou(s)

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  • FERIA A GILLY: ce dimanche encore !

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    Folklore, gastronomie et traditions d’Espagne font le succès de la feria de Charleroi. Un rendez-vous incontournable, ce dimanche encore. Le soleil va continuer de briller sur la place des Haies !

    Si les vacanciers ne sont pas allés en Espagne, cette année, ils peuvent toujours se rendre à la feria de Charleroi ! Et ce n’est pas une proposition de second choix : il y fait actuellement la même température qu’à Madrid et seulement 4 petits degrés en moins qu’à Séville.

    Après le Vélodrome, pour la 1ère édition, et la place Destrée pour les suivantes, c’est la place des Haies qui accueille, pour la première fois, la 16ème édition. Entre 5000 et 8000 personnes sont attendues. Difficile d’être précis quant au nombre exact des participants, puisque les entrées se font à flux continu.

    Samedi matin, les festivités étaient ouvertes par une belle brochette d’élus carolos. Babette Jandrain soulignait : « Bien sûr, tout le monde regrette qu’il n’y ait pas eu d’édition, en 2018. Mais avec le Centre Espagnol de Charleroi, la fête est vraiment entre de bonnes mains. Tous les mouvements associatifs, les scouts, les groupes folkloriques, la Marche Notre Dame de Lourdes,… contribuent au succès de la feria ».

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    Babette bien entourée !

    L’échevine des Fêtes était entourée des échevins Julie Patte, Philippe Van Cauwenberghe, Laurence Leclercq, du conseiller communal Jean-Philippe Preumont, de Jacques van Gompel, Gillicien et ex-bourgmestre carolo, et de Jorge Notivoli Marin, Ministre Conseiller de l’Ambassade d’Espagne en Belgique.

    une sangria en canette

    Anciennement « Centre Andalou de Charleroi », le Centre Espagnol de Charleroi, avec Vicente Mansilla Capilla et Federico Saguar Saguar comme coordinateurs de la feria, prend une part active dans l’organisation de l’événement, aux côtés de Sabor Flamenco et de l’APAC Charleroi. La danse est toujours bien représentée avec des groupes nationaux et locaux : Chico Y Altamira, Sabor Flamenco, Caballos de Luz, Chore-Ame, Belidanza et El Batchatero. Les spectacles équestres sont toujours bien appréciés.

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    Question gastronomie, les gourmets peuvent se régaler avec la paella, les calamares, les gambas, pinchitos (brochettes), lomos, sardinas, tortillas, costillas (échines),…

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    Paella géante !

    Des boissons typiquement espagnoles seront servies,  telles que rebujitos, moscatel, finos, cervezas,… Il est possible aussi de boire une Sangria « Don Simon », servie en canette: c’est une grande première européenne ! Si les 3500 Espagnols que compte Charleroi sont les bienvenus, les autres nationalités y seront aussi bien accueillies !

    Ouvert depuis septembre 2018, l’établissement du Centre Espagnol de Charleroi (constitué en ASBL), au numéro 6, place des Haies, à l’emplacement du café Sainte-Barbe. Pour tous contacts : 0471/44 16 81. JEAN-CLAUDE HERIN

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    5ème personne à partir de la gauche: Jorge Notivoli Marin. On y voit aussi les coordinateurs Vicente Mansilla Capilla et Federico Saguar Saguar.

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  • MARCINELLE- La tragédie du Cazier, c'était il y a 63 ans...

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    les parapluies se sont ouverts pendant les tintements de cloche...

    Il y a 63 ans, jour pour jour, 262 mineurs périssaient au Cazier. Cette tragédie reste(ra) dans toutes les mémoires et dans tous les cœurs. Précédée de l’inauguration de l’installation : «  L’âge du charbon », une journée de commémorations, à laquelle participaient 500 personnes, se déroulait jeudi.

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    de nombreuses associations patriotiques étaient présentes

    Inattendue, une pluie courte s’est invitée sur le site du Cazier pendant les 262 tintements de la cloche. Les noms des malheureuses victimes ont été égrainés, dans un recueillement total, à partir de 8 h 10’, le moment précis où s’est déclaré le drame, le 8 août 1956.

    Assistaient à la cérémonie Jean-Louis Delaet, directeur du Bois du Cazier, Luc Lysy, le doyen de Charleroi, Laurence Leclercq, échevine des Relations Internationales, Françoise Daspremont, échevine des Associations patriotiques,… des membres d’associations patriotiques, ainsi que des personnalités belges et étrangères (dont de nombreux représentants diplomatiques).

    André Flahaut, ministre au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, insistait : « A l’heure de la montée des nationalismes, notamment en Italie, il faut absolument clamer que la solidarité n’est pas un vain mot. Elle existait bien entre les mineurs ».

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    André Flahaut: " la solidarité, avant tout"

    « Cette journée est essentielle à la mémoire » poursuivait la Ministre fédérale de l’Energie Marie-Christine Marghem.

    La journée se poursuivait par un hommage convictionnel, des discours officiels, des dépôts de fleurs au monument aux victimes, un cortège vers le cimetière de Marcinelle et par la réception du Consul général d’Italie.

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    L’association « Les Gueules Noires » de Liévin était la première à arriver sur les lieux, dès 7 heures.  Cette localité française du Pas-de-Calais a aussi connu un drame. Le 25 décembre 1974, au fond d'une galerie de la fosse 3, 42 mineurs ont trouvé la mort. « Nous pensons aux victimes de Lens-Liévin, mais aussi à celles du Bois du Cazier. A Marcinelle ont disparu 2 Français. Nous honorons leur mémoire » soulignait Christian Vallez, président de l’association. 5 anciens mineurs, dont Jean-Claude Clerbout (72 ans),qui a travaillé 30 ans dans la mine française jusqu’à sa fermeture, faisaient partie de la délégation, ainsi que des femmes habillées en hiercheuses.

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    Les membres de l’association des Gueules Noires » de Liévin, arrivés les premiers sur les lieux. Parmi eux, Jean-Claude Clerbout ( 4ème à gauche sur la photo).

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    en tenue de hiercheuse

    L’Amicale des Sauveteurs de Freyming-Merlebach (département de la Moselle) avait tenu aussi à être là. A La Houve sur le territoire de Creutzwald, l’arrêt de la production, le 23 avril 2004, a marqué la fin de l'exploitation du charbon en France. « On nous surnommait « les pompiers ». Nous avons gardé le casque jaune, que nous portions lors des interventions » signalait l’un d’eux. L’incendie qui a enflammé la fosse du Cazier en 1956 nous rappelle notre mission ».

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    Les hommes du feu en orange

    « L’âge du charbon » : une installation en photos et montage vidéo

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    Les derniers témoins de l’âge du charbon s’offrent aux visiteurs sous la forme d’images photographiques par Fabio Caramaschi et d’un montage vidéo par Silvia Caracciolo. Les deux artistes de Milan et de Rome se complètent ainsi pour conserver la mémoire des mineurs. L’expo photo présente 8 tirages 75 x100 à partir de la pellicule n/b Polaroïd 55. Particularité : le studio de prise de vue pour les portraits a été créé en montant un appareil photographique 4x5 pouces Linhof à soufflet des années 50.

    Fabio Caramaschi précise : « J’ai photographié d’anciens mineurs italiens de la province du Hainaut » précise-t-il. « Certains ont voulu être représentés dans des vêtements qu’ils portaient à la mine, avec le casque et la lampe, d’autres sont assis dans les cuisines de leurs maisons, mais tous, sans hésitation, m’ont fixé, comme dans les portraits du début du XXème siècle.»

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    Six entretiens, qui donnent la parole aux mineurs italiens depuis leurs villages reculés, ont aussi été réalisés par Silvia Caramaschi. Le visiteur peut suivre ces entretiens sur des moniteurs individuels, munis d’un casque audio. Cette installation se tient jusqu’au 8 septembre 19. Pour plus de renseignements : www.leboisducazier.be J.C.HERIN

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  • CHARLEROI- ASBL Arc-en-Ciel: halte à l'homopohobie !

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    « Viens comme tu es ! » Tel est le slogan de l’ASBL Arc-En-Ciel, dont le but est de lutter contre les discriminations sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

    Installée au 50, rue de Marcinelle, la Maison Arc-En-Ciel se tient à l’écoute des gays, lesbiennes, bi, trans, queers, intersexué(e),…et leur propose des activités. Vendredi soir, l’association carolo mettait sur pied un Verre d’été, auquel participaient une cinquantaine de personnes. « Cet apéro, que nous organisons tous les trois mois, est ouvert à tout le monde, dans un réel esprit d’ouverture. Nous bannissons tous types de discriminations » pointait Laurane, assistance sociale.

    La Maison Arc-en-Ciel de Charleroi est née en 2016, suite à une étude menée par l’ULB (dans le cadre de DiverCity), dans laquelle il apparaissait clairement que Charleroi n’était pas inclusive pour les LGBTQI. D’autres associations comme Tels Quels Wallonie, les CHEFF (organisation de jeunesse reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles), ou encore Sida-ist Charleroi-Mons travaillent en collaboration avec l’ASBL carolo.

    « Malheureusement, nous nous heurtons de temps en temps à des réactions violentes. Par exemple, j’ai été pris à partie par un jeune homophobe, choqué par les affiches de prévention du VIH/sida que j’apposais à la vitrine » fait remarquer Cailean, employé.

    Des permanences d’accueil sont conçues pour accorder des moments d’entraide et de partage. Le 31 août, Arc-En-Ciel prendra part à la première Fête de l’Amour de Charleroi ! Pour tout contact : Tél : 071/63.49.41. ​ou via la page Facebook. J.C.HERIN 

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