Sudinfo Charleroi - Page 4

  • CHARLEROI- Le magasin de modélisme A.Piérard pénalisé par les nouvelles mesures sanitaires

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    Pascal De Maeseneire, gérant depuis trois ans

    Depuis trois générations, le magasin A.Piérard est une référence.

    De mai à octobre, la vente de matériaux de modélisme s’est très bien portée, au magasin A.Piérard. Mais actuellement, avec la deuxième vague du Covid-19, le patron Pascal De Maeseneire craint une baisse importante de ses chiffres d’affaires.  La vente en click &collect n’épongera pas les pertes…

    Installé depuis 1936, au 3,5,7, boulevard de l’Yser, le magasin A. Piérard  est  une véritable institution en matière de train électrique miniature et de modélisme en général, à Charleroi. Le public vient parfois de très loin, même des pays environnants, pour s’approvisionner en rails, maquettes, figurines, circuits, pinceaux,…

    Ce magasin est aussi une histoire de famille, depuis trois générations ! Aimé Piérard a fondé le magasin en vendant exclusivement du matériel d’optique. S’apercevant que les opticiens allemands vendaient du train électrique, ce dernier a fait de même dans les années 50.  L’ajout du modélisme mécanique et des view-masters, puis des maquettes d’avions, de bateaux, de voitures,… dans les années 60,  a boosté les ventes.

    En 1967, Pierre De Maeseneire, époux de Joëlle Piérard,  la fille d’Aimé, a repris le magasin.

    Puis leur fils Pascal (47 ans), au comptoir depuis 1993 et gérant depuis 3 ans, a repris le flambeau. « C’est à l’âge de 3-4 ans que j’ai reçu mes premiers matériaux. Cette passion, je la tiens vraiment de mon grand-père maternel, le fondateur,  et elle ne me quitte pas ! » souligne Pascal.

    pénalisé pendant les fêtes de fin d’année

    En mars dernier, l’annonce du confinement a marqué un coup dur. «  Nous avons connu un début de mois exceptionnel, parce que les gens voulaient occuper leur temps libre, mais par la suite, avec la fermeture complète jusque mai, nous avons vraiment vécu des moments difficiles » poursuit Pascal. « Alors que les ventes repartaient très bien lors du déconfinement, nous voici confrontés encore à un avenir très incertain, lors de ce reconfinement. Une vente en click&Collect a été mise en place depuis fin octobre.  (Avec ce système, le client prend directement contact avec moi, et vient chercher la marchandise,  à l’entrée du magasin, à des heures convenues).  Mais cette vente a des limites, surtout en cette période de fêtes de fin d’année, où je réalise 30% de mes ventes annuelles.                     

    Je ne vois pas pourquoi ce secteur est ainsi pénalisé, alors que d’autres commerces « de confort » (comme les librairies, par exemple) peuvent rester ouverts ».  Pour tous contacts : 071/32 70 70. Livraisons les mercredis et samedis de 14h à 18h.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • MARCINELLE- Une nouvelle cour de récré pour l'école des Bruyères

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                    L’école communale des Bruyères à Marcinelle s’offre une nouvelle cour de récré ! 

    L’école communale des Bruyères à Marcinelle s’offre une nouvelle cour de récré !

    Le programme de réfection des cours d’école se poursuit avec le lancement d’un tout nouveau chantier à l’école des Bruyères à Marcinelle où les équipes profitent de la période des congés de Toussaint pour ne pas perturber l’organisation scolaire. Quelque 1.400 m² de revêtement seront remplacés, soit toutes les zones maternelle et primaire. D’un montant de 51.000€, ce chantier comprend également de remplacement d’avaloirs et l'installation de plantations. Ces aménagements devraient durer 10 jours ouvrables.

    Grâce à un travail réalisé en étroite collaboration avec mon Collègue Eric Goffart, nous avons pu établir une liste de cours de récréation qui nécessitent des travaux afin de sécuriser ces lieux et d’éviter les chutes d’enfants ou toute autre blessure occasionnée par les dégradations du revêtement. Plusieurs écoles ont déjà pu bénéficier de travaux d’aménagement. On peut citer en effet l’école du Fond Jacques à Couillet à la rue Lanrezac où environ 350 m² de cour d’école ont été rénovés, l’école des Haies à Mont-sur-Marchienne à la rue du Longtry ou encore, plus récemment, la cour d’école du Sart Culpart à Gilly et celle de l’Académie à Marchienne-au-Pont.

    Un montant de 100.000€ est inscrit au budget chaque année pour la rénovation de cours d’écoles. Le choix des écoles est réalisé en étroite concertation, avec une attention particulière à la végétalisation de zones de ces espaces de jeu et de convivialité. Ce travail concerté se poursuivra au cours des prochaines années dans d’autres écoles sur base d’une analyse commune des besoins et des priorités ; les crédits budgétaires inscrits à cet effet devraient permettre de rénover les cours de trois à quatre écoles chaque année.

    On avance ! Julie Patte, échevine de l'Enseignement

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  • TEMOIGNAGE: Carine-Laure Desguin: cri d'alarme d'une infirmière à Marcinelle: "Ne bradons pas notre profession"

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    Carine-Laure Desguin 

    Carine-Laure Desguin est infirmière/veilleuse de nuit à la Maison de repos « La Tramontane » à Marcinelle.  Egalement auteure, elle apporte, par ses textes,  un témoignage glaçant sur la première vague du Coronavirus, ainsi que sur le reconfinement actuel.  Elle craint que l’on brade les soins de santé.

    Comme elle le dit bien volontiers autour d’elle, Carine-Laure Desguin aime « sourire aux étoiles » et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Cette fibre sociale se ressent bien dans ses écrits : romans, théâtre, poésies,…

    Sa profession d’infirmière à la Tramontane l’a amenée à vivre des expériences très douloureuses lors du confinement, en mars-avril derniers. « Cette période a été très dure à vivre,  sur un plan humain. Comment faire comprendre à des personnes qui ont perdu la raison qu’elles ne peuvent plus se toucher, s’embrasser, se rendre dans les chambres les unes des autres, et surtout porter non-stop un masque ?  Quelle image donne-t-on de soi quand on se présente devant un résident Covid-19,  revêtue de cet habit de scaphandrier » ?        

    le personnel « interchangeable »

    Carine-Laure évoque des situations délicates auxquelles elle a été confrontée : « Lors d’un décès survenu durant la nuit, les pompes funèbres refusaient de rentrer dans la maison de repos et me demandaient de mettre le corps de la défunte moi-même du lit sur la civière parce que, eux,  devaient s'habiller (mettre la combinaison de protection, les gants, la visière,…). Je leur ai répondu que j'étais seule, que, moi aussi, je devais m'habiller et qu'un corps n'était pas un vulgaire sac qu'on transportait comme ça. En effet, seule, comment peut-on déplacer un corps avec un minimum de respect ? J’ai remarqué aussi ( parce que j’ai de nombreux contacts avec des collègues d’autres résidences ) que le personnel était devenu « interchangeable » : par exemple, des employés peuvent travailler en cuisine une semaine et au nettoyage l’autre semaine ».

    solidarité entre artistes

    Ces moments difficiles, l’auteure marcinelloise, post-graduée en gérontologie sociale rappelons-le, les a mis par écrit dans divers textes, comme « Requiem pour Ninon », « Lettre à Swan » ou encore « L’attente ».

    La seconde vague lui fait craindre aussi le pire : « On parle à présent de brader notre profession, de permettre à un quidam de prester des soins alors que le simple geste de donner à boire peut devenir catastrophique chez une personne souffrant par exemple de fausses déglutitions et chez qui les précautions d’usage seraient négligées ».

    Carine-Laure fait partie d’un collectif composé d’artistes dans d’autres disciplines : céramique, cinéma, sculpture, peinture, musique et photographie. Montée à l’initiative de la sculptrice Bernadette Michaux, l’expo « Ma bulle a éclaté » a dû fermer ses portes au château de Cartier, mais rouvrira à la fin du reconfinement.  « Nous voulons montrer que tous les artistes sont solidaires de cette cause. Serrons-nous les coudes plutôt que de nous isoler ».

    Carine-Laure Desguin  vient de publier : « La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge », 265 pages, 19 , aux Editions « Le lys Bleu ». 

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • VIDEO- Un mini-film monstrueusement comique du cinéaste carolo Frédéric Legrand

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    A l'occasion des fêtes d'Halloween, avec ses amis artistes 2.0 (de la team des vidéos de Fredos), Fréderic Legrand, membre de la Créative Productions à RTL Belgium (réalisateur-monteur),a réalisé un mini-film d’horreur (humoristique !) pour animer la plateforme RTLPLAY.BE. Tout a été tourné et monté sur 1 weekend !

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    Dans le casting, on retrouve  Sophie Barbi et Julie Villers. La youtubeuse Silent Jill assure la voix off.

    « RTL nous a donné carte blanche, et nous avons  été accueillis chaleureusement par Florence De Moreaux, propriétaire du somptueux Château de Louvignies à Soignies pour faire le tournage » souligne Frédéric Legrand.

    Le  cinéaste carolo a déjà fait parler de lui, notamment avec ses  courts-métrages « Tibiacity » et « CRYature », ainsi qu’au Festival international du  Film d'Amour de Mons avec « Edgar et la douze demoiselle ».                  

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    Frédéric Legrand- photos: Hadrien Soumoy

    Frédéric a aussi collaboré avec GuiHome pour son spectacle « GuiHome vous détend » et avec François Pirette pour les effets spéciaux  de ses shows télés. En tant qu’humoriste, il s’est produit aussi dans les spectacles « Show Share ». Pour voir le mini-film : https://www.youtube.com/watch?v=7NRDSLU4RZk&t

    J.C.HERIN

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  • K-mi : son dernier clip "Senora" a été tourné au Musée du Tram Vicinal de Thuin

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    photo: K-mi

    Revendiquant différents styles musicaux, K-mi a réalisé le clip « Señora »au Musée du Tram Vicinal à Thuin, dans une ambiance des années trente. Ce titre est repris dans le futur album de l’artiste carolo : « Carré Rouge ».

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    Sur un quai, un chef de gare, un mendiant, des cheminots, un passant, un sosie de Johnny Hallyday (Johnny Cadillac !),… s’affairent, aux côtés de deux voyageurs,  qui s’évadent juste le temps d'une bachata.

    Le couple de danseurs est incarné par Belinda Giordano, directrice de l’école de danse Belidanza et championne de Belgique de danses latines 2009, et par son partenaire Fabian Gangitano.  Au milieu de la foule, K-Mi chante « Señora ».

    Le clip a été tourné en mai dernier. « Ce morceau m’a emmené véritablement dans un autre univers » confie cet auteur-compositeur-interprète. « J’ai trouvé que le cadre du Musée du Tram vicinal à Thuin, avec lequel j’ai des attaches particulières, était le cadre idéal pour effectuer un bond dans les années 1930-1940. Les habits d’époque et quelques fumigènes renforcent cette atmosphère. La magie a vraiment opéré ! ».

    5 titres dans l’album

    Natif de Farciennes, et habitant aujourd’hui au Centre-Ville de Charleroi,  K-mi (36 ans), un pseudonyme dont il garde l’origine un peu mystérieuse, a vu sa carrière décoller en 2009, dans le studio de Soprano, à Marseille.

    Finaliste de la dernière saison du NRJ Talent Musique Belgique avec son titre « Elle est comme ça », il sort, en décembre 2019, son album « Himalaya », avec lequel il comptabilise plus de 900.000 écoutes sur toutes les plateformes de téléchargement légal. 

    Déterminé, il prépare, durant la période de confinement, « Carré Rouge », dont la sortie est prévue pour début 2021.  « Señora » est le deuxième titre. « Popopo », « Allopatrie », « Casser le dos »  et bientôt « Victoria » composent aussi l’album. « J’aime brasser les genres : rap, musique latino, pop, rock français, la musique urbaine, … C’est la raison pour laquelle on m’appelle « Tout terrain » confie K-Mi.  En 2021, le chanteur lancera une ligne de vêtements à son nom : « K ».                   

    Facebook officiel : https://www.facebook.com/kmioff/- Lien  pour visionner le clip « Señora» : https://www.youtube.com/watch?v=2tEqMixDnCs

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    photo K-mi 

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  • A PROPOS DU JEU "RISK" SUR LES MARCHES DE L'ENTRE-SAMBRE-ET-MEUSE

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    Didier Colart de DicoGames vous informe:  " Chèr.e.s ami.e.s membres de la communauté Risk ESM. En ce mois de novembre troublé par la 2ème vague de contamination, nous espérons que vous et vos proches êtes en bonne santé. Nous prenons le clavier une nouvelle fois afin de vous tenir informé de l’évolution des pré-commandes, du timing de production et de livraison du jeu proprement dit. A cause de cette période compliquée, le timing espéré au lancement des précommandes ne sera malheureusement pas respecté et le jeu ne sera pas disponible pour les fêtes de fin d’année, à notre grand regret. Après +/- 6 mois de vente du jeu en précommande, nous n’avons pas encore atteint l’objectif des commandes nécessaires à la production. Il nous manque 400 précommandes afin de pouvoir procéder à la commande définitive chez Hasbro. C’est pourquoi nous avons besoin de vous afin d’aller chercher ces derniers jeux et faire en sorte que le jeu arrive le plus vite possible chez vous. Une fois la commande passée chez Hasbro, 2-3 mois seront nécessaires à la production et l’envoi des jeux. Ceci, dans une situation économique normale. Nous espérons que le covid ne viendra pas jouer les troubles fêtes une nouvelle fois. Donc, parlez-en autour de vous, faites un max de pub. Les fêtes de fin d’année approchent, nous créerons un bon cadeau expressément pour ces fêtes afin que Saint Nicolas et le père Noël puissent l’avoir dans leur hotte.
    L’équipe RISK-ESM
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  • STAGES NATURE LES 12 ET 13 NOVEMBRE

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    Attention,  ces stages sont complets. Il faut s'inscrire sur une liste d'attente  

    Chana rajoute deux jours de stages les 12 et 13 novembre 2020.  

    Ceux-ci sont destinés aux enfants de 5 à 12 ans pour ces 2 jours au grand air. Les infos arrivent sur www.chana.be . Ne tardez pas à vous inscrire!

    Une garderie est assurée pour le personnel médical et assimilé.

    Thématique pour ces deux jours :

    Les pisteurs de l’automne

    Viens affûter ton flair et ton sens de l’observation pour te lancer sur les traces des animaux qui peuplent le bois du Prince. Au cours de ces deux journées de stage, Charleroi Nature te propose des activités qui vont te permettre de découvrir les techniques de pistage du passage de la faune locale.

    Au programme : reconnaissance des animaux par leurs empreintes et les marques laissées dans leur sillage ainsi qu’un jeu de piste mis en place exceptionnellement pour l’occasion.

    Lien vers inscriptions à nos stages  

    David Dumont
     
    Service animations
    CHARLEROI NATURE asbl
    Tél : 071 29 74 06
    Avenue des muguets 16 - 6001 Marcinelle
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  • PAGE FACEBOOK POUR "EL BWESSE A TEYATE"

     

    Avez vèyu ? Vos-astez pus' qui ①⓪⓪⓪ su'l page Facebook d'Èl Bwèsse à Tèyâte ! <img src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/te5/1.5/16/1f389.png" alt="
     

    Adon, pou fièster çoula, v'la ène toute nouvelle vidéo inédite !
    Èyet nos astons bijaujes di vos présinter pa l' même occasion nosse nouvelle djoune première : Bobo, agée di seulmint ... 94 ans !
    Allez, à l' santé di nos 1000 (et des rawètes) abonnés ! 

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  • CHARLEROI: Une librairie éphémère du Basson au Passage de la Bourse

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    Bonne ou mauvaise idée,
    "LA LIBRAIRIE ÉPHÉMÈRE DU BASSON" ?
    Lisez et donnez-nous votre avis.
     
    Elle se déroulera (ou pas) du samedi 5 au samedi 12 décembre 2020 (10h-18h) dans un magasin disponible du Passage de la Bourse à Charleroi.
     
    " Nous préparons cet événement depuis de nombreuses semaines.  Nous y présenterons 10 maisons d'édition et près de 1000 ouvrages, une exposition, des nouveautés, des découvertes... Nous y respecterons, bien sûr, scrupuleusement les règles sanitaires !" signalent Etienne Vanden Dooren et Joëlle Fensie pour Les Éditions du Basson.
     
    " Nous avons failli laisser tomber le projet. Mais les librairies sont ouvertes. Les maisons d'édition que nous présenterons, de petite ou moyenne taille, peinent souvent à être visibles et à être considérées comme partenaires dans de trop nombreuses librairies. D'autre part, les événements publics tels salons du livre, causeries, rencontres etc étant supprimés, ces maisons d'édition sont privées de visibilité et d'une part non négligeable de leurs revenus. Le Basson a à cœur d'organiser des événements saupoudrés d'un zeste d'originalité. Ici, ce zeste sera principalement le refus d'abandonner notre métier, de proposer une alternative aux courants dominants de l'édition et de garder un contact sanitairement strict et convivial avec les lecteurs et amis.
    Merci de votre soutien ! Donnez-nous votre avis.
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  • LIVRE- Micheline Boland raconte la Grande Guerre

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    L’autrice marcinelloise Micheline Boland vient de signer son 16èmeouvrage. Dans une de ses nouvelles, elle revient sur Fernand, son grand-père paternel, infirmier à Aiseau pendant la Grande Guerre.

    Psychologue de formation, Micheline Boland sonde tous les recoins de l’âme dans ses récits. C’est encore le cas pour son 16èmerecueil : « Zones d’ombre », composé de 29 nouvelles. 

    Partant du quotidien, l’autrice relate, avec tendresse, poésie et un zeste de nostalgie, des tranches de vie empreintes d’espoir, de mélancolie, d’amour, de joie,…

    C’est le cas pour « Il s’appelait Germain », « Les ricochets du rêve », « La petite valise jaune », « Les jeux de Clémentine », « La promesse des songes »,…

    Dans « J’avais 19 ans en 1914 », Micheline Boland parle des terribles combats entre Français et Allemands qui embrasent Aiseau et les communes avoisinantes, fin août 1914. Tamines, la plus sacrifiée, a été incendiée, de nombreux civils ont été martyrisés et fusillés, la ferme de la Belle-Motte a brûlé.

    également conteuse

    Micheline évoque son grand-père Fernand, infirmier dans un charbonnage d’Aiseau : «  Pour sauver notre peau,  nous nous sommes réfugiés avec de nombreux villageois dans les caves de la glacerie. Le calme revenu,  nous sortons des caves et découvrons le désastre : habitations éventrées et pillées. Notre domicile a été plus ou moins épargné, mais nous n’avons retrouvé que deux de nos poules. Les combats font de nombreuses victimes. Des membres de la Croix Rouge rassemblent des blessés des deux camps dans la grande salle de l’abbaye transformée en hôpital. Je suis de ceux qui pansent les plaies et tentent de réconforter ».

    Depuis 1997, Micheline s’est aussi lancée dans le conte à l'occasion du concours de Surice. Depuis lors, elle a participé à différents spectacles. Cette Marcinelloise collectionne les distinctions : « Prix tendresse » obtenu avec son mari Louis Delville à Surice, « Roseau vert » à Couvin, « La Belgique sera conte », …

    En 2017,  elle a obtenu le troisième prix au concours  de nouvelles historiques de Tournai la Page. En 2019, son récit « L’assiette » a été reçu le Prix du Patrimoine International  au concours littéraire  de la Méridienne du Monde Rural. « Zones d’ombre » par Micheline Boland, 168 pages. Prix : 20,60. Editions Chloé des Lys. www.editionschloedeslys.be

    J.C.HERIN

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  • BANDE DESSINEE- "Rages" tome 1 par le Carolo Dan et le regretté Tome

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       « Rages » entre BD traditionnelle, Comics et Manga- avec Dan Verlinden

    Dans le monde imaginaire d’An-Ahm, Jin,  un héros panda, est bien déterminé à retrouver sa belle Saakhi, malgré les tensions opposant le Nord et le Sud. Le couple d’animaux parviendra-t-il à se réunir ?

    Réponse dans le tome 1 de la trilogie « Rages » par le dessinateur carolo Dan Verlinden et le regretté scénariste Tome, chez Kennes Edition.

    - Dan, ce récit reposait dans les tiroirs depuis plus de 15 ans…

    D.V. En effet, ce projet est né de ma collaboration avec Tome, avec qui j’ai travaillé pour le Petit Spirou. A l’époque, les éditions Dargaud avaient acheté toutes les planches, mais elles ne l’ont pas publié, car la collection « Cosmo » n’a pas eu le succès escompté. Aujourd’hui, il est plus facile aussi de faire paraître un album qui sort du carcan des 44 planches, avec des cases plus aérées, un découpage plus cinématographique,… 

    - Vous vous êtes fait plaisir, en mélangeant les genres?

    D.V.  « Rages » m’a permis d’explorer différents horizons, et de me détacher du style humoristique. A la BD traditionnelle s’ajoutent les genres comics et de manga. Je suis très satisfait de mon héros Jin, un « Kung fu panda » avant l’heure (il a été imaginé 3 ans avant le dessin animé), puisque je suis moi-même adepte d’arts martiaux, et plus particulièrement du wing Chun Kung fu.

    - Le pays imaginaire d’An-Ahm est coupé en deux. Au Nord, la dictature, au Sud, la liberté. Une allusion à l’actualité ?

    D.V : Tome aimait proposer une double lecture à ses scénarios.  Cet album est avant tout un récit fantastique, mais on peut y voir une dimension politique avec le Rideau de fer qui a opposé les deux Allemagnes, la Corée du Nord et du Sud,… et pourquoi pas la Belgique ?

    - Les animaux peuplent l’univers de Rages…

    D.V.  Oui, ils sont très nombreux.  Un véritable zoo !  Comme ces animaux sont anthropomorphes, je les représente dans de très nombreuses situations et positions, animés de sentiments très divers.  Pour les croquer, je me suis rendu plus d’une fois au Parc Paradisio (aujourd’hui Pairi Daiza).  Dans la BD, crocodiles, lynx pandas, ours,… sont confrontés,  dans une arène, à des robots tueurs. Leur mission : résister pour renverser un pouvoir obscurantiste.

    - Vous avez dessiné « Résurrection », le tome 13 du flic-pasteur Soda ? Des nouvelles pour le suivant ?  

    D.V. Tome est décédé, alors que j’avais terminé les 30 premières planches. J’attends toujours un scénariste qui me propose une suite crédible. Mais je pense que sans mon ami Tome, je ne poursuivrai pas la série…

    « Rages » par Dan et Tome, Tome 1 : « Le rideau de Titane » 80 pages. Kennes Editions. 16,95

    Propos recueillis par Jean-Claude Hérin

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  • LIVRE- "Le Roi de la Forêt": 1er polar pour Christian Joosten

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    Christian Jossten- photo crédit Weyrich

    Suspecté de meurtre, le flic Guillaume Lavallée est rattrapé par ses démons intérieurs dans « Le Roi de la Forêt » de Christian Joosten. Le responsable de la valorisation des archives à la Ville et du CPAS de Charleroi nous en dit plus sur son premier roman. Rencontre.      

    Christian Joosten, vous êtes déjà bien connu à Charleroi pour vos écrits…

    Christian Joosten : En effet, en 2006, j’ai co-écrit, avec Alain Forti, conservateur au Bois du Cazier, « « Cazier judiciaire » qui démonte les engrenages de la tragédie. Apportant mes connaissances en tant qu’archiviste à la Ville, j’ai participé, en 2018,  à un ouvrage collectif sur Auguste Cador, architecte communal à Charleroi entre 1854 et 1873. Ici, je sors de mes habitudes par un roman policier dont le cadre est Vresse-sur-Semois.

    Guillaume Lavallée est amené à devenir un personnage récurrent …   

    C.J. Oui, c’est un peu le principe de la collection de « Noir Corbeau ». A l’instar de l’enquêteur Stanislas Barberian de mon excellent ami (carolo) Francis Groff dans « Morts sur la Sambre », « Vade retro, Félicien » ou « Orange Sanguine »,  Guillaume Lavallée va vivre d’autres histoires. Je suis d’ailleurs en train de le remettre en selle dans un deuxième roman…  Ce flic est une sorte de anti-héros. De caractère assez lâche, il n’incarne pas le mal absolu : il ressemble d’ailleurs à un citoyen ordinaire. Mais avec l’âge, grandit une certaine rancœur, un regret de ce qu’il n’a pas pu réaliser… Lavallée va-t-il continuer à s’enfoncer dans ses mauvais choix ou va-t-il connaître une rédemption ? Au lecteur de le découvrir bientôt…

    Quelles sont les lectures de polars qui vous inspirent ?

    C.J.  J’ai une très grande sensibilité pour les romans scandinaves et islandais.  J’aime beaucoup les ambiances décrites et le poids de l’histoire, l’isolement relatif des villages entre eux.  Ce sont des crimes « du quotidien » où les personnages et le décor sont parfois le prétexte à l’histoire.  Dans un autre registre, Philip Kerr est à mon sens un incontournable du roman policier. En prénommant deux personnages de mon livre Bernhardt et Gunther, c’est une référence à son personnage récurrent de Bernie Gunther, ce flic berlinois dont on suit les enquêtes des années 30 aux années 60.

    L’Ardenne belge sert de cadre à plusieurs enquêtes dans des séries TV belges. Vous situez l’intrigue à Vresse-sur-Semois. Une coïncidence ?

    C.J. Oui, tout à fait. Je ne connaissais pas « Ennemi public » ou « La Trêve » de la RTBF, mais une de mes connaissances m’a fait remarquer l’éventuel parallélisme. Par ses grands espaces et ses côtés inexplorés, l’Ardenne  est un terreau d’ambiances, idéal pour développer une intrigue policière. Dans « Le Roi de la Forêt », je voulais me démarquer de Charleroi. J’ai des attaches sentimentales avec Vresse-sur-Semois. Mon grand-père, dans les années 60, a été propriétaire de l’hôtel « l’Eau Vive », que j’ai transformé en « Vivier », sous la forme d’un petit clin d’œil.                                                                   

    Deux autres passions sont la photographie et le football américain…                

    C.J. Oui, et elles sont réunies quand je me rends à Roux, pour « mitrailler » les Coal Miners. Je considère un peu les joueurs comme des héros de roman. J’aime leur donner une consistance.  Faire une belle photo d’une action de jeu est une manière de rendre hommage aux joueurs.  Et puis, faire connaître ce sport d’équipe est vraiment important à mes yeux.

    « Le Roi de la Foret » dans la collection « Noir Corbeau » par Christian Joosten, aux éditions Weyrich. 207 pages. 17 €.

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

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  • CHARLEROI- Les grands chefs ont cuisiné pour l'ASBL "Faim du mois"

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    Ce samedi,  à l’initiative de « Faim du mois », des chefs carolos ont mitonné de bons petits plats au profit des personnes précarisées.  La distribution s’est faite suivant des règles sanitaires strictes.

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    Au 11, rue Ferrer, dans les nouveaux  locaux de l’ASBL « Faim du mois », appartenant à la Sambrienne, il flottait dans l’air une bonne odeur de saucisses paysannes, de pommes parisiennes et de petits pois/carottes. Parmi les bénévoles,  s’activant en cuisine et au remplissage de 200 barquettes, on comptait la présence de grands chefs carolos venus donner de leur temps : Benjamin Hoyas de « Mine de rien » à Marcinelle, Lauralie Schepens de « Arôme à Rome » et Tolis Lalos de « Fétavie », deux établissements situés à Ham-sur-Heure.  Heureuse surprise : l’ex-patron de « L’Eveil des Sens » à Montigny-le-Tilleul, Laury Zioui avait rejoint aussi l’équipe.                                               

    « La vie, c’est le partage, l’humanité et la patience » déclarait  ce dernier. « Alors, je n’ai pas hésité à venir donner un coup de main». Une quinzaine de personnes étaient à la manœuvre durant  la journée de samedi pour assurer les services. Et pour coordonner ce petit monde : Hicham Imane.                   

    « Ca fait chaud au cœur de voir un tel élan de solidarité de la part des grands chefs, venus offrir un moment de bonheur à des gens qui en ont tant besoin »  lançait le fondateur/administrateur de l’ASBL. En plus du repas offert, 200 bénéficiaires ont reçu un colis alimentaire composé de vivres non périssables.

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    les repas… par la fenêtre

    En pleine deuxième vague du Coronavirus, des mesures sanitaires strictes ont été prises. « Dans les conditions que nous connaissons actuellement, il n’était pas question malheureusement que les bénéficiaires se côtoient » poursuit Hicham. « C’est la raison pour laquelle les repas sont distribués par la fenêtre. Cela enlève de la convivialité, mais nous ne pouvons pas faire autrement ». L’ASBL « Faim du Mois » sert des repas et distribue des colis les mercredis et les samedis, de 15h à 18h, en plus de la mise sur pied d’une vesti-boutique et d’une épicerie sociale. L’association carolo compte sur de fidèles partenaires : la Banque Alimentaire de Charleroi, les magasins comme Delhaize ou Carrefour (qui donnent leur surplus), le CPAS de Charleroi, les traiteurs, les restaurateurs, des ASBL (Comme chez nous, le Restaurant du Cœur de Charleroi, Formidable,…) « On fait appel aussi aux donateurs, mais ils ne sont jamais  assez nombreux ! Comme je dis, si tout le monde nous versait 1euro, nous serions tous au chaud le ventre plein… » fait remarquer Hicham.  Pour tout  don :  ING : be84363148072459. Pour tout contact avec Hicham Imane: 0475/54 41 45.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    Un élan de générosité

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  • CHARLEROI- L'installation de la statue de Gaston reportée au printemps !

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    La statue de Gaston Lagaffe avec sa voiture ne sera pas installée, ce vendredi, sur la Place Verte à Charleroi, pour cause de Covid !
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  • EXPO- L'univers de Star Wars dans des lieux désaffectés du Grand Charleroi

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    Fan d'urbex ( exploration urbaine), le photographe Fabrizio Prosperi, un habitant de Gilly, a prospecté des lieux abandonnés ou en voie de destruction du Grand Charleroi. Par ses clichés, ce fan inconditionnel de Star Wars redonne vie à ces sites désaffectés, grâce à des personnages de la saga.  A voir jusqu’au 22 novembre à la Maison du Tourisme.

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    Fabrizio Prosperi (47 ans) n’avait que quatre ans quand est sorti le tout    premier Star Wars de George Lucas… Et pourtant, il s’en souvient très bien !

    « Cette formidable saga m’a donc accompagné depuis mon plus jeune âge, et me fascine encore, même si j’étais plus attaché à la première trilogie » affirme cet habitant de Gilly.

    Dans la vie, Fabrizio est Team manager au secrétariat social de Parténa.  Son temps libre, il le consacre à la photo : il vient d’ailleurs d’être diplômé, après un cycle de six ans au Musée des Beaux-Arts de Charleroi.

    Très attaché au patrimoine du Grand Charleroi, le photographe s’est lancé dans un ambitieux projet : placer des personnages de Star Wars dans des lieux pour la plupart industriels, abandonnés ou en voie de destruction.  

    Le travail a duré près d’un an et ½  pour repérer les lieux tels que la décaperie de la Praye à Pont-de-Loup, les établissements Delbrassine à Dampremy, le charbonnage du Gouffre à Châtelineau, l’école des Hamendes à Jumet,  la piscine Solvay à Couillet, le vélodrome et le bâtiment de la Rocade à  Gilly, la station de métro de la Samaritaine, le site Duferco,…

    « Ce sont tous des lieux de vie, où des gens ont travaillé et donné de leur temps. Certains endroits évoquent des souvenirs personnels : mon oncle et ma tente se sont mariés à l’église Sainte-Marie de Châtelineau » signale Fabrizio.

    un message politique ?

    Le photographe fait partie de la 501st FanWars Garrisonclub,  seul club francophone de Belgique de Star Wars reconnu par Lucas Film. Alors, pour Fabrizio Prosperi,  il n’était pas question de faire de photomontage, mais bien de faire appel à des figurants costumés du club. Parmi les personnages,  on retrouve Dark Vador,  les Stormtroopers (dont le At-Te Tank  Gunner, clone army, le Snowtrooper,…), l’Empereur Palpatine, seigneur noir des Sith, Zuckuss, chasseur de primes,…

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    « Ce sont les personnages les plus sombres de la saga, mais aussi d’une certaine façon, les plus charismatiques. Je trouvais qu’ils collaient bien à l’univers des sites photographiés. Mais en aucun cas, je n’ai voulu verser dans un côté misérabiliste » précise Fabrizio. « Certains y verront peut-être un message politique, notamment sur le déclin de notre patrimoine industriel. Sur une affiche, je note que, durant des décennies, l’Empire Galactique carolo a dépouillé le Pays Noir de ses ressources, jusqu’au jour où le peuple de la métropole s’est soulevé, provoquant ainsi l’éclatement de sa puissance réputée invincible. Ces troopers et citoyens impériaux n’avaient plus pour seule activité que l’errance de ces lieux autrefois prospères… ».

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    The Snowtrooper

    L’expo se compose de 45 photographies sur 35 sites prospectés. Blackland « The Lost Empire » est à voir jusqu’au 22 novembre, du lundi au samedi de 9h à 17h, et le dimanche de 10h à 14h  à la Maison du Tourisme de Charleroi, place Charles II, 20 à Charleroi. Gratuit. Infos : 071/86 14 14. Cm-tourisme.be – Facebook : Visit Charleroi. Fermé le 1er novembre.  Un recueil photographique est vendu au prix de 45 .

    JEAN-CLAUDE HERIN

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