Cultures - Evénements

  • LIVRE- Michel Maigre sort un ouvrage sur "La Sambre belge"

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           La Sambre belge se raconte dans un ouvrage de Michel Maigre

    Ex-employé dans la sidérurgie du Grand Charleroi, le Lodelinsartois Michel Maigre s’accomplit aujourd’hui en tant qu’historien des voies d’eau et du canal du Centre en particulier. Il sort un ouvrage sur la Sambre belge.

    Voilà un ouvrage qui intéressera très certainement tous les Carolos.        

    Avec « Le Canal de Charleroi à Bruxelles : une voie d’eau pour le Charbon » (mars 2020) et « Le Canal du Centre : une voie d’eau centenaire » (juillet 2020), « La Sambre belge : première rivière canalisée (en 1825-1829) », qui paraîtra vers le 15 décembre,  clôt une trilogie sur les voies navigables couvrant  près de 200 km de voies d'eau anciennes.

    Son auteur, Michel Maigre, passionné d'histoire et de voies d'eau, est aussi membre du Comité scientifique du Canal du Centre historique (UNESCO).  «  Ces trois volumes comblent actuellement un vide littéraire sur le sujet. Il y avait bien les ouvrages publiés par le M.E.T dans les années 90, mais plus grand-chose n’était sorti, depuis lors » souligne-t-il.  

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    un millier d’illustrations !  

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    « La Sambre belge » s’ouvre sur un chapitre sur l’Histoire de la rivière      (On y parle du port de Thuin, notamment, qui a joué un rôle de premier  plan dans le transport fluvial),  aborde ensuite le tronçon amont-aval, e Erquelinnes à Namur, l’Ancienne Sambre (avec ses ponts tournants, par exemple) et la Nouvelle Sambre (face à la gare du Sud), après la déviation de la Sambre du boulevard Tirou, à la fin des années 30.

    « Mes ouvrages regorgent de documents souvent inédits, de plans originaux ayant servi à l'érection des ouvrages d'art (ascenseurs à bateaux, ponts, maisons de services), de cartes postales anciennes, de plus de 1000 photos,… » tient à préciser l’auteur. Des roses des vents accompagnent les illustrations.  Chaque livre est vendu au prix de 29 euros. Etant donné que celui concernant la Sambre n'est pas encore en librairie, les lecteurs peuvent déjà réserver leur(s) exemplaires en adressant un mail à l’auteur.

    Les ouvrages sortent dans la collection « Histoire & Patrimoine » chez Edipro-Corporate Copyright.  Pour tout contact : michel.maigre@outlook.be -0496/47 8835

    JEAN-CLAUDE HERIN 

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  • CONCOURS LITTERAIRE- "Eloge funèbre" par les Editions du Basson

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    Joëlle et Etienne, dans un cadre collant bien au thème... PHOTO CREDIT: Editions du Basson 

    Les éditions marcinelloises du Basson remettent le couvert pour leur concours littéraire.  Le thème de cette année est : « Éloge funèbre ».

    « Nous invitons les auteurs à écrire une nouvelle sur différents modes : humoristique,  décalé, sarcastique, émouvant, sanglant,… Tout est envisageable » font remarquer Etienne Vanden Dooren et Joëlle Fensie, responsables éditoriaux. « Bien sûr, la crise sanitaire que nous traversons actuellement avec la deuxième vague du Coronavirus peut être une source d’inspiration ».

    L’œuvre devra être un texte original et inédit. Le texte dactylographié, comptera 6.000 à 16.000 caractères espaces compris.

    Les textes seront fournis dans un document Word ou Open office.

    Le candidat devra faire parvenir son texte pour le samedi 31 janvier 2021 au plus tard par mail à l’adresse editionsdubasson@gmail.com.

    Les textes seront lus à l’aveugle (sans en connaître l’auteur). Le jury se réunira en février-mars et sélectionnera les lauréats ainsi qu’une sélection de réserve de 3 textes. Les lauréats seront contactés en avril. Le jury se réserve le droit de remplacer un lauréat par un « réserviste ». Les résultats définitifs seront rendus publics au mois d’avril. 

    Les Éditions du Basson éditeront les œuvres lauréates en un recueil et les lauréats recevront trois exemplaires gratuits du recueil.

    J.C.HERIN

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  • ROMAN NOIR- Frédéric Beth: "Isobel 2172" chez Lilys Edition

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    Frédéric Beth - Crédit Frédéric Beth 

    Frédéric Beth (48 ans) a travaillé comme photographe durant deux ans au Laboratoire Fédéral Judicaire à Marcinelle. Après un burn-out, ce retraité de la Police Technique et Scientifique belge s’est reconverti dans l’écriture.  Son dernier roman : « Isobel 2172», un thriller haletant, s’ancre de façon assumée dans le roman noir.  Rencontre.

    - Frédéric Beth, la littérature est devenue « une seconde peau », en quelque sorte…

    F.B : Oui, on peut le dire. C’est même devenu une passion, au même titre que la photographie. C’est d’ailleurs avec cette seconde discipline que j’ai  fait mes armes comme expert en empreintes digitales au service d’identification judiciaire à Bruxelles.

    Comme auteur, je me suis fixé pour objectif de sortir un roman tous les ans. « Isobel 2172 » est mon deuxième roman. Il s’agit d’une pure fiction, alors que mon premier opus « L’affaire Boris »  s’inspirait librement de l’affaire de Younes, jeune garçon retrouvé mort dans la Lys,  le 10 novembre 2009.  J’ai moi-même participé activement sur le terrain dans l’enquête de la disparition de l’enfant. 

    - Quelle est l’intrigue de « Isobel 2172 » ?

    F.B.  Je raconte, en parallèle (les chapitres indiquent bien l’alternance), la trajectoire de deux personnages. Le premier est Simon, jeune employé dans un magasin de multimédia, et le second, est Eric Cauderlier, que je surnomme « L’Homme », car il pourrait être n’importe qui. Tous les deux sont à la recherche d’une femme : Isabelle, qui se fait passer virtuellement pour « Isobel 2172 » pour l’un. Pour l’autre, je dirais qu'il s'agit plus d'une quête mystique.   

    Le destin va mener les deux protagonistes sur les mêmes chemins de la Baie de Somme et du Tréport, dans le Nord de la France. Finiront- ils par se croiser ? Réponse dans le roman…

    - Les crimes en série et les rencontres amoureuses en ligne sont au cœur du récit…

    F.B.  Ce sont deux phénomènes auxquels j’ai été confronté au cours de ma carrière dans la PJ. Je connais assez bien la psychologie des serial killers et leur mode opératoire. Quant à l’exhibition sexuelle en ligne, je dénonce cette véritable forme de prostitution moderne, dans laquelle les filles sont vraiment exploitées. A Charleroi, tout un réseau dans le Triangle a été démantelé. Quand je passais sur le ring pour aller travailler à Marcinelle, j’assistais à tout ce trafic…

    - Vous vous lancez maintenant dans une « politique fiction »…

    F.B.  J’aime varier les genres. Mon prochain ouvrage devrait s’appeler : « Là où le soleil s’est assis ». Amoureux du littoral, je traite de la problématique de la montée des eaux sur la côte belge. La Flandre devenue indépendante envisagerait de raser tous les immeubles en front de mer mais un photographe à Coxyde résiste envers et contre tout. C’est un roman d’anticipation. Cela dit,  j’ai bien peur que la réalité dépasse un jour la fiction… 

    « Isobel 2172 » chez Lily Editions ASBL, 241 pages, 20 . www.LilysEditions.com-LilysEditions.shop.

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

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  • CHARLEROI- 50 affiches à voir sous les ponts de Sambre

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                                      Derry Turla- Crédit : Barbara Maïllis

    Le Laborat01re passe du virtuel au réel en présentant, sous les ponts de la Sambre, une cinquantaine de visuels issus de cet événement.  Derry Turla, un des artistes participants, a créé : « Le Fil de l’Homme ».

    Aussi bien amateurs que confirmés, une cinquantaine de créateurs ont réalisé des affiches évoquant la période de confinement que nous vivons actuellement. Elles sont exposées sur le chemin de halage devant la gare de Charleroi.  Cette expo fait suite à une proposition lancée en pleine confinement (avril 2020) via Facebook : il s’agissait de s’inspirer d’une estampe de Christina Ruggin, en vue de produire une image à la fois proche et singulière.

    L’événement est baptisé : « Laborat01re ». 

    « Quand j’ai reçu le mail de Christina,  je me suis dit que c’était un peu compliqué. Mais après avoir analysé le projet,  le déclic s’est fait. Et j’ai créé : « Le Fil de l’Homme ». Sur cette œuvre,  j’ai dessiné une toile d’araignée rouge, des fils et des cordes lancés avec des appâts. L’Homme a investi complètement les 5 continents » signale le plasticien carolo Derry Turla. 

    Cette expo en plein air veut amener à la réflexion. Au fil du temps, perturbés par les conditions météorologiques, les traces accidentelles et les interventions citoyennes, les documents  originaux se transformeront, mutant de jour en jour à l’image d’un palimpseste.

    Chaque semaine, Christina Ruggin  et la photographe Barbara Maïllis se rendront sur les lieux pour attester de l’état de conservation des affiches ou encore, pour relever les conditions et le contexte participant à leur métamorphose. Un ouvrage, reprenant tous les travaux, sera édité prochainement. Pour tout contact : Derry Turla au 0496/04.55.79 ou via l’adresse mail : derry.turla@gmail.com.

     J.C.HERIN 

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  • CARTE BLANCHE AU COMEDIEN CAROLO JACKY DRUAUX

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    Donc Macron va autoriser l'ouverture des salles de spectacles en France à partir du 15 décembre , mais à quelles conditions ? Chez nous, on en saura peut-être un peu plus ce vendredi après-midi . Ouvrir les théâtres, bien sûr, pour pratiquer son art, quoi de plus légitime ? Mais jouer devant des salles avec une jauge de 50 à 100 spectateurs, pas de bar et payer avec cette maigre rentrée (pour autant que tous les spectateurs soient payants) les charges en amont (répétitions), la promo de base, les droits, les équipes artistiques, techniques et administratives, même si dans notre cas, on est souvent cumulard dans les différentes tâches sans être payé nécessairement à la juste valeur de l'investissement. L'amour de l'art bien sûr, mais plus à n'importe quel prix. L'image moralisatrice de la Cigale et de la Fourmi, celle ''sympathique'' de la vache enragée pour les artistes sont tenaces comme l'a été celle du clodo sympa à Paris dans les années 50/60, on en faisait même des films (Amédée le clochard , avec Gabin et Darry Cowl,) ou des chansons Sous les ponts de Paris, etc ....) . Puis la médiatisation de la misère en 54 avec l'abbé Pierre, en 85 Coluche et les restos du coeur (toujours en activité), les associations humanitaires aujourd'hui (Faim et Froid, Fournisseurs d'humanité, etc ... ), les CPAS qui débordent de nouvelles demandes avec son lot d'artistes qui en émargent, ceux qui n'oseront pas avouer qu'ils ne mangent plus à leur faim . A des degrés divers, on paie tous les effets collatéraux de cette crise sanitaire : moralement, socialement, professionnellement, artistiquement. Attendre des réponses de la part de nos dirigeants, oui bien sûr, il y en a mais qui ne seront jamais satisfaisantes pour tous. Développer à notre niveau , de manière horizontale la solidarité envers nos proches, nos collègues, notre prochain (sans prosélytisme) pas pour soulager sa conscience mais pour faire oeuvre utile. N'attendons pas Noël pour être solidaire.
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  • CONCOURS - Pauline Deruysscher, premier prix des "Plumes de notre région"

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    Elève en 5ème année de l’enseignement général à l’Athénée Royal René Magritte de Châtelet, Pauline Deruysscher a écrit « L’inavouable vérité ».

    « C’est une histoire à suspense qui se passe à Chimay.  Le paysage des villages environnants a nourri mon imagination » signale cette habitante de Walcourt. « J’y raconte l’histoire de Amélie, une jeune fille orpheline, qui découvre comment ses parents sont décédés… Mais je n’en dirai pas plus ».

    C’est avec ce récit d’une trentaine de pages que Pauline a remporté le Prix de la première édition de concours de nouvelles 100% carolos : « Plumes de notre région », organisé  à l’initiative de Ben Choquet, avec le soutien de Lamiroy Editions, de Kennes Editions, de La maison de la Presse de Charleroi et Enseignons.be.

    Une vingtaine de nouvelles ont été rédigées par des élèves de 13 à 17 ans, domiciliés dans la région de Charleroi Métropole. Le jury était composé d’auteurs et de journalistes, dont Francis Groff, Carine-Laure Desguin, Philippe Mc Kay, François Filleul,…

    La nouvelle de Pauline a été publiée aux éditions Lamiroy dans la collection Adopuscule et sera disponible en ligne ainsi qu’à la Librairie Molière à Charleroi.

    J.C.HERIN 

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  • CHARLEROI: Des paniers "petits déjeuners" au magasin d'Oxfam, rue de Montigny

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    Cette année,  Covid oblige, les petits déjeuners Oxfam ont été remplacés par des paniers à emporter. Au menu : de l’équitable, du local, du bio, des aliments savoureux d’ici et d’ailleurs.  Le magasin de la rue de Montigny participait à cette Opération menée en Wallonie et à Bruxelles.

    Habituellement, les petits déjeuners Oxfam sont l’occasion de faire découvrir des produits solidaires (alimentation, artisanat), lors d’un repas convivial.             

    Mais comme les rassemblements de centaines de personnes dans une salle pour un petit-déjeuner en self-service sont strictement interdits dans ce contexte de crise sanitaire, une autre formule a été retenue. 

    Samedi matin, les clients pouvaient se rendre  au magasin de Charleroi pour y recevoir des colis pour 2, 4 ou 6 personnes.

    A l’intérieur des paniers :  un mix de petites bouteilles de jus de fruit, un paquet de café BIO, des infusettes de thé BIO,un pot de confiture BIO, un pot de pâte à tartiner, des tablettes de chocolat,  un paquet de biscuits sablés, pommes et petits pains au quinoa,  ainsi que des produits locaux :  du pain d’une boulangerie à Bouffioulx et  des pommes  du « Verger »  à Fleurus,  le tout dans un sac d’artisanat équitable en coton BIO.                               

    « Chaque année, le Forem de Charleroi propose 3 matinées « petits déjeuners ». Je viens chercher un panier pour remplacer cette activité »  signale Carole, une employée d’Aiseau Presles.

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    à gauche, Carole, employée au Forem

    une aide pour une coopérative chilienne

    Depuis 7h du matin, 5 bénévoles proposaient leurs services pour la livraison des paniers.  

    « On peut se féliciter de la bonne participation du public, puisque nous avons servi 92 colis » signale Françoise Mairesse, coordinatrice à Charleroi. 

    Cette opération vient en soutien à Oxfam-Magasins du monde et à ses partenaires producteurs qui sont fortement impactés par le Covid 19.                  

    En effet, les partenaires producteurs d’artisanat et d’aliments équitables  sont dans une situation critique : sans capacité de production ou sans commandes de leurs clients, ils/elles n’ont tout simplement plus de revenus.

    « Dans des pays où il n’existe pas de filet de sécurité en cas de coup dur, du jour au lendemain, une famille peut se retrouver sans ressources.  En achetant un panier petit déjeuner, le client soutient un commerce équitable, plus respectueux de l’humain et de la planète » poursuit Françoise. Par ailleurs, une bourse de 5000€ sera remise à l’organisation chilienne Pueblos del Sur pour développer la première boutique coopérative, de commerce équitable et en circuit-court de la capitale. Pour toute info : 071/ 31 80 62, durant les heures d’ouverture du magasin.

    JEAN-CLAUDE HERIN 

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  • RECUEIL PHOTOGRAPHIQUE: Lost Empire: Star Wars dans des lieux décalés de Charleroi

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    Le photographe Fabrizio Prosperi, un habitant de Gilly, a prospecté des lieux abandonnés ou en voie de destruction du Grand Charleroi. Par ses clichés, ce fan inconditionnel de Star Wars redonne vie à ces sites désaffectés, grâce à des personnages de la saga.  A voir dans un très beau recueil photographique.

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    Fabrizio Prosperi (47 ans) n’avait que quatre ans quand est sorti le tout  premier Star Wars de George Lucas… Et pourtant, il s’en souvient très bien !

    « Cette formidable saga m’a donc accompagné depuis mon plus jeune âge,et me fascine encore, même si j’étais plus attaché à la première trilogie » affirme cet habitant de Gilly. Dans la vie,  Fabrizio est Team manager au secrétariat social de Parténa. 

    Son temps libre, il le consacre à la photo : il vient d’ailleurs d’être diplômé, après un cycle de six ans au Musée des Beaux-Arts de Charleroi.

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    Fabrizio Prosperi 

    Très attaché au patrimoine du Grand Charleroi, le photographe s’est lancé dans un ambitieux projet : placer des personnages de Star Wars dans des lieux pour la plupart industriels, abandonnés ou en voie de destruction.  Le travail a duré près d’un an et ½  pour repérer les lieux tels que la décaperie de la Praye à Pont-de-Loup, les établissements Delbrassine à Dampremy, le charbonnage du Gouffre à Châtelineau, l’école des Hamendes à Jumet,  la piscine Solvay à Couillet, le vélodrome et le bâtiment de la Rocade à  Gilly, la station de métro de la Samaritaine, le site Duferco,…

    « Ce sont tous des lieux de vie, où des gens ont travaillé et donné de leur temps. Certains endroits évoquent des souvenirs personnels : mon oncle et ma tente se sont mariés à l’église Sainte-Marie de Châtelineau » signale Fabrizio.

    un message politique ?

    Le photographe fait partie de la 501st FanWars Garrisonclub,  seul club francophone de Belgique de Star Wars reconnu par Lucas Film. Alors, pour Fabrizio Prosperi,  il n’était pas question de faire de photomontage, mais bien de faire appel à des figurants costumés du club. Parmi les personnages,  on retrouve Dark Vador,  les Stormtroopers (dont le At-Te Tank  Gunner, clone army, le Snowtrooper,…), l’Empereur Palpatine, seigneur noir des Sith, Zuckuss, chasseur de primes,…

    « Ce sont les personnages les plus sombres de la saga, mais aussi d’une certaine façon, les plus charismatiques. Je trouvais qu’ils collaient bien à l’univers des sites photographiés. Mais en aucun cas, je n’ai voulu verser dans un côté misérabiliste » précise Fabrizio. « Certains y verront peut-être un message politique, notamment sur le déclin de notre patrimoine industriel. Sur une affiche, je note que, durant des décennies, l’Empire Galactique carolo a dépouillé le Pays Noir de ses ressources, jusqu’au jour où le peuple de la métropole s’est soulevé, provoquant ainsi l’éclatement de sa puissance réputée invincible. Ces troopers et citoyens impériaux n’avaient plus pour seule activité que l’errance de ces lieux autrefois prospères… ».  

    Un recueil photographique,  vendu au prix de 45 , est disponible sur commande via le site internet : http://www.prosperi.be/blackland-catalogue/  Contacts : 0478/28.55.08

    JEAN-CLAUDE HERIN 

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  • INTIATIVE ORIGINALE CAROLO: LE CARNET DE BORD CAROLO 1460

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    4 années de souvenirs couchés dans un journal unique  

    Dans ces temps particuliers, trois sœurs carolos se lancent dans la réalisation d’un CARNET DE BORD 1460 via une campagne de financement participatif. Avec ce carnet, elles nous proposent une pause, chaque jour, pendant quatre ans, pour écrire nos souvenirs, pensées, gratitudes de la journée. Et ainsi mettre en exergue les petits bonheurs quotidiens qui ne manquent pas malgré la pandémie.   

    Le carnet de bord 1460 car 365 jours x 4 ans = 1460 souvenirs  

    Anne-Sophie, Christelle et Marie sont les fondatrices de Dethy Factory: une fabrique de petits plaisirs pour être bien dans son corps, dans sa tête et dans sa maison. Le carnet permet d’être bien dans sa tête en écrivant, en pleine conscience, chaque soir quelques lignes racontant sa journée, ses impressions, ses sentiments, ses gratitudes, ses échecs ou succès... Chaque page correspond à une date et est divisée en quatre sections, pour quatre années d’utilisation. On peut ainsi se relire, comparer, se souvenir de ce qu’on a fait, vécu l’année précédente et c’est un vrai plaisir.  

    Un peu comme Facebook qui nous renvoie parfois des souvenirs des années précédentes, avec le carnet, c’est tous les jours qu’on se remémore de bons moments.  

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    Les 3 soeurs Dethy 

    Pour qui ?  

    Ce carnet est unisexe, il peut convenir pour les hommes comme pour les femmes. Il peut tout aussi bien convenir à une adolescente qu’à un grand-père. Tout un chacun peut trouver plaisir à écrire dans ce carnet.  A inscrire des faits qui deviendront des souvenirs mais aussi à écrire des sentiments. D’un autre côté, les parents auront tendance à y parler de l’évolution de leur(s) enfant(s), les globe-trotters de leurs voyages, les sportifs de leurs performances, les fêtards de leurs sorties, les naturalistes de leurs découvertes, les jeunes mariés de leurs premières années. Chacun y écrit ce qui est important pour lui et porte une attention particulière sur le moment présent. C’est un véritable outil de développement personnel et de pleine conscience.  

    Un produit belge et écoresponsable  

    De la conception à la réalisation, toutes les étapes sont réalisées en Belgique. Les trois soeurs ont longuement réfléchi le carnet pour qu’il soit le plus local et écoresponsable possible mais aussi solide et pratique pour les utilisateurs (papier 100 gr avec un écolabel, reliure avec des anneaux en métal). Elles ont aussi choisi d’imprimer et faire trouer les pages à Marcinelle chez Métal group.   

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    A travers l’organisation d’ateliers (si la situation sanitaire le permet), les contributeurs peuvent personnaliser leur(s) carnets, les couvertures pouvant même être réalisées au Fab-C.  En effet, le laser permet de découper et graver des cartons pour donner aux couvertures un style unique  

    Campagne de financement participatif pour les préventes  

    Le financement participatif permet de mettre en contact des "investisseurs" et des porteurs de projets à travers une plateforme Internet. Réaliser un projet tel que l’auto-édition d’un carnet demande de nombreuses ressources tant humaines (graphisme, communication, gestion) que financières. A trois, les soeurs ont pu concevoir le carnet et lancer cette campagne. A présent, elles ont besoin de ressources financières pour lancer l’impression des carnets. Pour avoir un budget en équilibre, elles doivent atteindre les 250 préventes. Les carnets seront dans les points relais ou envoyés par la poste le 10 décembre au plus tard.  C’est donc le timing idéal pour un cadeau de Noël  

    Envie d’un cadeau original et qui a du sens pour Noël, rdv sur  https://fr.ulule.com/carnet-de-bord-1460/  (prix : 28€ pièce et 25€ pièce si deux carnets achetés.)  

    Pour découvrir l’aventure depuis ses débuts, rdv sur  https://www.facebook.com/dethyfactory/  

    Plus d’info: Christelle Dethy + 0485/69.68.11  

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  • LIVRE- Sexe et meurtres pimentent "Isobel 2172" de Frédéric Beth

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    Frédéric Beth (48 ans) a travaillé comme photographe durant deux ans au Laboratoire Fédéral Judicaire à Marcinelle. Après un burn-out, ce retraité de la Police Technique et Scientifique belge s’est reconverti dans l’écriture.  Son dernier roman : « Isobel 2172», un thriller haletant, s’ancre de façon assumée dans le roman noir.  Rencontre.

    Frédéric Beth, la littérature est devenue « une seconde peau », en quelque sorte…

    F.B : Oui, on peut le dire. C’est même devenu une passion, au même titre que la photographie. C’est d’ailleurs avec cette seconde discipline que j’ai fait mes armes comme expert en empreintes digitales au service d’identification judiciaire à Bruxelles.

    Comme auteur, je me suis fixé pour objectif de sortir un roman tous les ans. « Isobel 2172 » est mon deuxième roman. Il s’agit d’une pure fiction, alors que mon premier opus « L’affaire Boris »  s’inspirait librement de l’affaire de Younes, jeune garçon retrouvé mort dans la Lys, le 10 novembre 2009.  J’ai moi-même participé activement sur le terrain dans l’enquête de la disparition de l’enfant. 

    Quelle est l’intrigue de « Isobel 2172 » ?

    F.B.  Je raconte, en parallèle (les chapitres indiquent bien l’alternance), la trajectoire de deux personnages. Le premier est Simon, jeune employé dans un magasin de multimédia, et le second, est Eric Cauderlier, que je surnomme « L’Homme », car il pourrait être n’importe qui. Tous les deux sont à la recherche d’une femme : Isabelle, qui se fait passer virtuellement pour « Isobel 2172 » pour l’un. Pour l’autre, je dirais qu'il s'agit plus d'une quête mystique.   

    Le destin va mener les deux protagonistes sur les mêmes chemins de la Baie de Somme et du Tréport, dans le Nord de la France. Finiront- ils par se croiser ? Réponse dans le roman…

    Les crimes en série et les rencontres amoureuses en ligne sont au cœur du récit…

    F.B.  Ce sont deux phénomènes auxquels j’ai été confronté au cours de ma carrière dans la PJ. Je connais assez bien la psychologie des serial killers et leur mode opératoire.

    Quant à l’exhibition sexuelle en ligne, je dénonce cette véritable forme de prostitution moderne, dans laquelle les filles sont vraiment exploitées. A Charleroi,  tout un réseau dans le Triangle a été démantelé. Quand je passais sur le ring pour aller travailler à Marcinelle, j’assistais à tout ce trafic…

    Vous vous lancez maintenant dans une « politique fiction »…

    F.B.  J’aime varier les genres. Mon prochain ouvrage devrait s’appeler : « Là où le soleil s’est assis ». Amoureux du littoral, je traite de la problématique de la montée des eaux sur la côte belge. La Flandre devenue indépendante envisagerait de raser tous les immeubles en front de mer mais un photographe à Coxyde résiste envers et contre tout. C’est un roman d’anticipation. Cela dit,  j’ai bien peur que la réalité dépasse un jour la fiction… 

    « Isobel 2172 » chez Lily Editions ASBL, 241 pages, 20 . www.LilysEditions.com-LilysEditions.shop.

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

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  • VIDEO- Un mini-film monstrueusement comique du cinéaste carolo Frédéric Legrand

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    A l'occasion des fêtes d'Halloween, avec ses amis artistes 2.0 (de la team des vidéos de Fredos), Fréderic Legrand, membre de la Créative Productions à RTL Belgium (réalisateur-monteur),a réalisé un mini-film d’horreur (humoristique !) pour animer la plateforme RTLPLAY.BE. Tout a été tourné et monté sur 1 weekend !

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    Dans le casting, on retrouve  Sophie Barbi et Julie Villers. La youtubeuse Silent Jill assure la voix off.

    « RTL nous a donné carte blanche, et nous avons  été accueillis chaleureusement par Florence De Moreaux, propriétaire du somptueux Château de Louvignies à Soignies pour faire le tournage » souligne Frédéric Legrand.

    Le  cinéaste carolo a déjà fait parler de lui, notamment avec ses  courts-métrages « Tibiacity » et « CRYature », ainsi qu’au Festival international du  Film d'Amour de Mons avec « Edgar et la douze demoiselle ».                  

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    Frédéric Legrand- photos: Hadrien Soumoy

    Frédéric a aussi collaboré avec GuiHome pour son spectacle « GuiHome vous détend » et avec François Pirette pour les effets spéciaux  de ses shows télés. En tant qu’humoriste, il s’est produit aussi dans les spectacles « Show Share ». Pour voir le mini-film : https://www.youtube.com/watch?v=7NRDSLU4RZk&t

    J.C.HERIN

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  • K-mi : son dernier clip "Senora" a été tourné au Musée du Tram Vicinal de Thuin

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    photo: K-mi

    Revendiquant différents styles musicaux, K-mi a réalisé le clip « Señora »au Musée du Tram Vicinal à Thuin, dans une ambiance des années trente. Ce titre est repris dans le futur album de l’artiste carolo : « Carré Rouge ».

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    Sur un quai, un chef de gare, un mendiant, des cheminots, un passant, un sosie de Johnny Hallyday (Johnny Cadillac !),… s’affairent, aux côtés de deux voyageurs,  qui s’évadent juste le temps d'une bachata.

    Le couple de danseurs est incarné par Belinda Giordano, directrice de l’école de danse Belidanza et championne de Belgique de danses latines 2009, et par son partenaire Fabian Gangitano.  Au milieu de la foule, K-Mi chante « Señora ».

    Le clip a été tourné en mai dernier. « Ce morceau m’a emmené véritablement dans un autre univers » confie cet auteur-compositeur-interprète. « J’ai trouvé que le cadre du Musée du Tram vicinal à Thuin, avec lequel j’ai des attaches particulières, était le cadre idéal pour effectuer un bond dans les années 1930-1940. Les habits d’époque et quelques fumigènes renforcent cette atmosphère. La magie a vraiment opéré ! ».

    5 titres dans l’album

    Natif de Farciennes, et habitant aujourd’hui au Centre-Ville de Charleroi,  K-mi (36 ans), un pseudonyme dont il garde l’origine un peu mystérieuse, a vu sa carrière décoller en 2009, dans le studio de Soprano, à Marseille.

    Finaliste de la dernière saison du NRJ Talent Musique Belgique avec son titre « Elle est comme ça », il sort, en décembre 2019, son album « Himalaya », avec lequel il comptabilise plus de 900.000 écoutes sur toutes les plateformes de téléchargement légal. 

    Déterminé, il prépare, durant la période de confinement, « Carré Rouge », dont la sortie est prévue pour début 2021.  « Señora » est le deuxième titre. « Popopo », « Allopatrie », « Casser le dos »  et bientôt « Victoria » composent aussi l’album. « J’aime brasser les genres : rap, musique latino, pop, rock français, la musique urbaine, … C’est la raison pour laquelle on m’appelle « Tout terrain » confie K-Mi.  En 2021, le chanteur lancera une ligne de vêtements à son nom : « K ».                   

    Facebook officiel : https://www.facebook.com/kmioff/- Lien  pour visionner le clip « Señora» : https://www.youtube.com/watch?v=2tEqMixDnCs

    JEAN-CLAUDE HERIN

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    photo K-mi 

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  • BANDE DESSINEE- "Rages" tome 1 par le Carolo Dan et le regretté Tome

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       « Rages » entre BD traditionnelle, Comics et Manga- avec Dan Verlinden

    Dans le monde imaginaire d’An-Ahm, Jin,  un héros panda, est bien déterminé à retrouver sa belle Saakhi, malgré les tensions opposant le Nord et le Sud. Le couple d’animaux parviendra-t-il à se réunir ?

    Réponse dans le tome 1 de la trilogie « Rages » par le dessinateur carolo Dan Verlinden et le regretté scénariste Tome, chez Kennes Edition.

    - Dan, ce récit reposait dans les tiroirs depuis plus de 15 ans…

    D.V. En effet, ce projet est né de ma collaboration avec Tome, avec qui j’ai travaillé pour le Petit Spirou. A l’époque, les éditions Dargaud avaient acheté toutes les planches, mais elles ne l’ont pas publié, car la collection « Cosmo » n’a pas eu le succès escompté. Aujourd’hui, il est plus facile aussi de faire paraître un album qui sort du carcan des 44 planches, avec des cases plus aérées, un découpage plus cinématographique,… 

    - Vous vous êtes fait plaisir, en mélangeant les genres?

    D.V.  « Rages » m’a permis d’explorer différents horizons, et de me détacher du style humoristique. A la BD traditionnelle s’ajoutent les genres comics et de manga. Je suis très satisfait de mon héros Jin, un « Kung fu panda » avant l’heure (il a été imaginé 3 ans avant le dessin animé), puisque je suis moi-même adepte d’arts martiaux, et plus particulièrement du wing Chun Kung fu.

    - Le pays imaginaire d’An-Ahm est coupé en deux. Au Nord, la dictature, au Sud, la liberté. Une allusion à l’actualité ?

    D.V : Tome aimait proposer une double lecture à ses scénarios.  Cet album est avant tout un récit fantastique, mais on peut y voir une dimension politique avec le Rideau de fer qui a opposé les deux Allemagnes, la Corée du Nord et du Sud,… et pourquoi pas la Belgique ?

    - Les animaux peuplent l’univers de Rages…

    D.V.  Oui, ils sont très nombreux.  Un véritable zoo !  Comme ces animaux sont anthropomorphes, je les représente dans de très nombreuses situations et positions, animés de sentiments très divers.  Pour les croquer, je me suis rendu plus d’une fois au Parc Paradisio (aujourd’hui Pairi Daiza).  Dans la BD, crocodiles, lynx pandas, ours,… sont confrontés,  dans une arène, à des robots tueurs. Leur mission : résister pour renverser un pouvoir obscurantiste.

    - Vous avez dessiné « Résurrection », le tome 13 du flic-pasteur Soda ? Des nouvelles pour le suivant ?  

    D.V. Tome est décédé, alors que j’avais terminé les 30 premières planches. J’attends toujours un scénariste qui me propose une suite crédible. Mais je pense que sans mon ami Tome, je ne poursuivrai pas la série…

    « Rages » par Dan et Tome, Tome 1 : « Le rideau de Titane » 80 pages. Kennes Editions. 16,95

    Propos recueillis par Jean-Claude Hérin

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  • LIVRE- "Le Roi de la Forêt": 1er polar pour Christian Joosten

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    Christian Jossten- photo crédit Weyrich

    Suspecté de meurtre, le flic Guillaume Lavallée est rattrapé par ses démons intérieurs dans « Le Roi de la Forêt » de Christian Joosten. Le responsable de la valorisation des archives à la Ville et du CPAS de Charleroi nous en dit plus sur son premier roman. Rencontre.      

    Christian Joosten, vous êtes déjà bien connu à Charleroi pour vos écrits…

    Christian Joosten : En effet, en 2006, j’ai co-écrit, avec Alain Forti, conservateur au Bois du Cazier, « « Cazier judiciaire » qui démonte les engrenages de la tragédie. Apportant mes connaissances en tant qu’archiviste à la Ville, j’ai participé, en 2018,  à un ouvrage collectif sur Auguste Cador, architecte communal à Charleroi entre 1854 et 1873. Ici, je sors de mes habitudes par un roman policier dont le cadre est Vresse-sur-Semois.

    Guillaume Lavallée est amené à devenir un personnage récurrent …   

    C.J. Oui, c’est un peu le principe de la collection de « Noir Corbeau ». A l’instar de l’enquêteur Stanislas Barberian de mon excellent ami (carolo) Francis Groff dans « Morts sur la Sambre », « Vade retro, Félicien » ou « Orange Sanguine »,  Guillaume Lavallée va vivre d’autres histoires. Je suis d’ailleurs en train de le remettre en selle dans un deuxième roman…  Ce flic est une sorte de anti-héros. De caractère assez lâche, il n’incarne pas le mal absolu : il ressemble d’ailleurs à un citoyen ordinaire. Mais avec l’âge, grandit une certaine rancœur, un regret de ce qu’il n’a pas pu réaliser… Lavallée va-t-il continuer à s’enfoncer dans ses mauvais choix ou va-t-il connaître une rédemption ? Au lecteur de le découvrir bientôt…

    Quelles sont les lectures de polars qui vous inspirent ?

    C.J.  J’ai une très grande sensibilité pour les romans scandinaves et islandais.  J’aime beaucoup les ambiances décrites et le poids de l’histoire, l’isolement relatif des villages entre eux.  Ce sont des crimes « du quotidien » où les personnages et le décor sont parfois le prétexte à l’histoire.  Dans un autre registre, Philip Kerr est à mon sens un incontournable du roman policier. En prénommant deux personnages de mon livre Bernhardt et Gunther, c’est une référence à son personnage récurrent de Bernie Gunther, ce flic berlinois dont on suit les enquêtes des années 30 aux années 60.

    L’Ardenne belge sert de cadre à plusieurs enquêtes dans des séries TV belges. Vous situez l’intrigue à Vresse-sur-Semois. Une coïncidence ?

    C.J. Oui, tout à fait. Je ne connaissais pas « Ennemi public » ou « La Trêve » de la RTBF, mais une de mes connaissances m’a fait remarquer l’éventuel parallélisme. Par ses grands espaces et ses côtés inexplorés, l’Ardenne  est un terreau d’ambiances, idéal pour développer une intrigue policière. Dans « Le Roi de la Forêt », je voulais me démarquer de Charleroi. J’ai des attaches sentimentales avec Vresse-sur-Semois. Mon grand-père, dans les années 60, a été propriétaire de l’hôtel « l’Eau Vive », que j’ai transformé en « Vivier », sous la forme d’un petit clin d’œil.                                                                   

    Deux autres passions sont la photographie et le football américain…                

    C.J. Oui, et elles sont réunies quand je me rends à Roux, pour « mitrailler » les Coal Miners. Je considère un peu les joueurs comme des héros de roman. J’aime leur donner une consistance.  Faire une belle photo d’une action de jeu est une manière de rendre hommage aux joueurs.  Et puis, faire connaître ce sport d’équipe est vraiment important à mes yeux.

    « Le Roi de la Foret » dans la collection « Noir Corbeau » par Christian Joosten, aux éditions Weyrich. 207 pages. 17 €.

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

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  • EXPO- L'univers de Star Wars dans des lieux désaffectés du Grand Charleroi

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    Fan d'urbex ( exploration urbaine), le photographe Fabrizio Prosperi, un habitant de Gilly, a prospecté des lieux abandonnés ou en voie de destruction du Grand Charleroi. Par ses clichés, ce fan inconditionnel de Star Wars redonne vie à ces sites désaffectés, grâce à des personnages de la saga.  A voir jusqu’au 22 novembre à la Maison du Tourisme.

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    Fabrizio Prosperi (47 ans) n’avait que quatre ans quand est sorti le tout    premier Star Wars de George Lucas… Et pourtant, il s’en souvient très bien !

    « Cette formidable saga m’a donc accompagné depuis mon plus jeune âge, et me fascine encore, même si j’étais plus attaché à la première trilogie » affirme cet habitant de Gilly.

    Dans la vie, Fabrizio est Team manager au secrétariat social de Parténa.  Son temps libre, il le consacre à la photo : il vient d’ailleurs d’être diplômé, après un cycle de six ans au Musée des Beaux-Arts de Charleroi.

    Très attaché au patrimoine du Grand Charleroi, le photographe s’est lancé dans un ambitieux projet : placer des personnages de Star Wars dans des lieux pour la plupart industriels, abandonnés ou en voie de destruction.  

    Le travail a duré près d’un an et ½  pour repérer les lieux tels que la décaperie de la Praye à Pont-de-Loup, les établissements Delbrassine à Dampremy, le charbonnage du Gouffre à Châtelineau, l’école des Hamendes à Jumet,  la piscine Solvay à Couillet, le vélodrome et le bâtiment de la Rocade à  Gilly, la station de métro de la Samaritaine, le site Duferco,…

    « Ce sont tous des lieux de vie, où des gens ont travaillé et donné de leur temps. Certains endroits évoquent des souvenirs personnels : mon oncle et ma tente se sont mariés à l’église Sainte-Marie de Châtelineau » signale Fabrizio.

    un message politique ?

    Le photographe fait partie de la 501st FanWars Garrisonclub,  seul club francophone de Belgique de Star Wars reconnu par Lucas Film. Alors, pour Fabrizio Prosperi,  il n’était pas question de faire de photomontage, mais bien de faire appel à des figurants costumés du club. Parmi les personnages,  on retrouve Dark Vador,  les Stormtroopers (dont le At-Te Tank  Gunner, clone army, le Snowtrooper,…), l’Empereur Palpatine, seigneur noir des Sith, Zuckuss, chasseur de primes,…

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    « Ce sont les personnages les plus sombres de la saga, mais aussi d’une certaine façon, les plus charismatiques. Je trouvais qu’ils collaient bien à l’univers des sites photographiés. Mais en aucun cas, je n’ai voulu verser dans un côté misérabiliste » précise Fabrizio. « Certains y verront peut-être un message politique, notamment sur le déclin de notre patrimoine industriel. Sur une affiche, je note que, durant des décennies, l’Empire Galactique carolo a dépouillé le Pays Noir de ses ressources, jusqu’au jour où le peuple de la métropole s’est soulevé, provoquant ainsi l’éclatement de sa puissance réputée invincible. Ces troopers et citoyens impériaux n’avaient plus pour seule activité que l’errance de ces lieux autrefois prospères… ».

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    The Snowtrooper

    L’expo se compose de 45 photographies sur 35 sites prospectés. Blackland « The Lost Empire » est à voir jusqu’au 22 novembre, du lundi au samedi de 9h à 17h, et le dimanche de 10h à 14h  à la Maison du Tourisme de Charleroi, place Charles II, 20 à Charleroi. Gratuit. Infos : 071/86 14 14. Cm-tourisme.be – Facebook : Visit Charleroi. Fermé le 1er novembre.  Un recueil photographique est vendu au prix de 45 .

    JEAN-CLAUDE HERIN

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