Témoignage - Page 3

  • DIVERTISSEMENT: La pluie n'aura pas de prise sur Walibi.

    resize.jpegLa pluie a fait son apparition depuis quelques jours chez nous. Les parcs d'attractions ont eux aussi été victimes du mauvais temps, ce qui a, pour certains,  découragé les sorties prévues dans le parc d'attraction de Walibi entre autres.

    Pour pallier à ce mauvais temps, Walibi a décidé de réagir positivement envers ses visiteurs: la pluie n'aura pas de prise sur Walibi.  

    "Au cours de leur visite durant le mois de juillet, tous les visiteurs de Walibi pourront profiter gratuitement du paradis tropical Aqualibi", c'est ce que déclare le parc dans un communiqué en réaction à cette période de mauvais temps. 

    resize.jpegJean-Christophe Parent, Directeur Général de Walibi déclare: “Le bien-être et le confort de nos visiteurs est notre priorité absolue. Il a déjà trop plu et pendant trop longtemps, ce qui a eu pour conséquence que nous avons même dû fermer le parc à 14h mardi dernier et offrir un ticket pour une nouvelle visite à tous les visiteurs. Beaucoup d’entre eux ont alors recherché la chaleur et le plaisir aquatique d’Aqualibi et c’est la raison pour laquelle nous invitons gratuitement tous les visiteurs de Walibi à Aqualibi durant le mois de juillet. De cette manière, le mauvais temps ne jouera pas les trouble-fête lors d’une fantastique journée à Walibi."

    "Je devais aller au parc avec les enfants car, en cette période de vacances,  comme nous ne pouvons pas partir loin,  l'idée d'aller à Walibi s'est présentée comme une évidence pour nous. Nous connaissons bien le parc et les enfants adorent la variété des activités, des attractions et le lieu est toujours très agréable. J'avais peur de devoir annuler,  car dans la journée il y a de la pluie mais aussi de longue période d'accalmie. Je viens d'apprendre le geste de Walibi et je trouve cela super positif, nous nous y rendrons comme prévu et le plan B de la piscine exotique est une alternative tout à fait séduisante." déclare Marie-Christine une maman de trois enfants de Charleroi.

    On soulignera une très belle initiative du parc d'attraction qui souhaite,  par ce geste, garantir le confort de ses visiteurs et par la même occasion sans doute limiter aussi un peu l'impact négatif éventuel sur les entrées du parc.

    Cela dit, le mauvais temps n'aura pas d'impact direct sur la distraction, le divertissement et l'amusement de chacun, de quoi en profiter pour tous. Walibi c'est donc le lieu incontournable même par mauvais temps. Le célèbre kangourou et ses amis vous y attendent nombreux pour que le soleil reste de mise dans les yeux des petits et des grands. 

    Sébastien Delhez

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  • CHARLEROI: Le mancheur qui est aussi ouvre-barrière !

    mancheur,parking,charleroi,place albert 1erDécidément... Nous vous parlions dernièrement d'étranges agissements sur la place Albert 1er sur son fameux parking connu de tous. Suite à notre article sur l'arnaque et l'abus de confiance pratiqué par un mancheur de la place (qui précisons-le N'EST PAS celui dont nous parlons ici dans cet article !).

    Nous avons reçu de nombreux témoignages dont celui concernant un étrange mancheur cette fois qui s'improvise également ouvre-barrière ! Pourquoi pas ?

    Sur le parking de la place se déroulent de biens drôles de phénomènes. Un mancheur présent sur la place quotidiennement s'active à ouvrir la barrière de sécurité manuellement, celle qui justement s'ouvre lorsque vous avez effectué le paiement de votre parking et que vous introduisez votre ticket validé dans la borne de sortie. Dans le cas présent, le mancheur "s'arrange" avec les automobilistes à l'amiable.

    Il reçoit un pourboire discrètement sur ledit parking d'automobilistes qui ne veulent pas s'acquitter du paiement total du parking et attend qu'un véhicule passe la barrière de façon classique avec un ticket payé à la borne (qu'il introduit d'ailleurs lui même pour rendre service...bien sûr) pour ensuite retenir la barrière manuellement à la force d'un bras et faire passer les voitures des généreux donateurs.

    Une pratique qui semble ne pas faire l'affaire du gestionnaire du parking car, bien entendu,  la perte ne peut être chiffrée. Cependant chose étrange, les employés présents sur le parking toute la journée ne semblent eux pas intervenir et ne disent rien par rapport à ce type d'agissement. La pratique est quotidienne et le nombre d'automobilistes qui ont eu et qui bénéficient encore de ces largesses sont très nombreux. 

    "J'ai eu l'occasion d'être approché par le mancheur "ouvre barrière" qui m'a proposé de lui donner un peu d'argent en échange de l'ouverture de la barrière sans le paiement officiel de mon ticket. Il m'avait déjà vu quelques fois et savait très bien que je passais plusieurs heures en ville, économiquement parlant c'est une bonne affaire, c'est en moyenne 50 à 60% d'économie sur une journée complète resté sur ce parking. Je me dis qu'il est lui plus souvent présent et à l'écoute que les pseudo gardes qui sont censés être là quand on a un souci sur le parking, lui il est mancheur mais il est présent et se rend utile. Je sais très bien que ce n'est sans doute pas autorisé ou légal, j'espère seulement ne pas me faire coincer à la sortie du parking par un préposé un jour en participant à ce genre d'agissement" déclare Philippe un usager régulier.

    "Personnellement, j'utilise les services de ce mancheur qui m'ouvre la barrière en échange d'un petit pourboire on va le dire ainsi. La première fois,  j'ai été étonnée mais maintenant je sais comment il fonctionne, d'ailleurs généralement c'est lui qui approche les automobilistes pour leur proposer un petit geste sympathique, un genre de service quoi ! Je dois dire que cela m'a étonnée mais bon pourquoi pas après tout, il ne fait de mal à personne... même s'il doit y avoir un manque à gagner pour le parking, lui c'est un petit supplément tout de même pour sa journée de manche. Il est poli et toujours là pour aider, cela devrait être lui qui devrait travailler là ! Qu'attend--on pour l'engager :-) Certains passants s'inquiètent parfois pour lui en cas d'accident ou si la barrière venait lourdement à retomber  sur une voiture qui serait responsable et comment prouver la légitimité de l'ouverture de cette barrière sans un ticket payé ou validé ? Je me suis déjà posé la question. Mais je me dit qu'il est très gentil et serviable alors pourquoi pas si cela peut l'aider ! Trop de mancheurs me dérangent sur la place quand ils sont regroupés mais lui c'est presque un habitué pour nous !" nous confie Jessica une utilisatrice du parking de la Place Albert 1er. 

    Il faut dire que le mancheur bien particulier est, chaque jou, r devant la borne de paiement du parking de la place Albert 1er (comme une demi dizaine de mancheurs d'ailleurs, c'est un lieu de rassemblement évident) et s'il reçoit lui aussi parfois des donations de généreux carolos, son occupation principale à l'ouverture de la barrière de sécurité semble bien plus rentable...

    Source photo: Citoyen/Riverain anonyme. / ® Nous avons volontairement floutés les clichés reçus. 

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  • RIRE SUR LA VILLE 2014: "L'Atypique" Jarry nous a fait l'amour à sa façon !

    P.jpgDans le cadre du festival d'humour de Charleroi 2014 "Rire sur la Ville" (du 27 au 29 juin) instauré par l'humoriste François Pirette, plusieurs artistes étaient de la partie. Cela dit, il y en a un en particulier qui a attiré toute notre attention "JARRY" et son spectacle "ATYPIQUE" a cloué véritablement le public par son immense talent et son humour aussi particulier que déjanté. 

    Avec une entrée fulgurante, Jarry s'installe sur scène qu'il a transformé pour l'occasion en salle d'attente du Pôle emploi (Le Forem ici en Belgique). Durant son spectacle, il relate différentes expériences professionnelles et métiers (qu'il a testés  pendant 48h) et qu'il a tentés avec plus ou moins de succès à pratiquer avec l'aide du fameux Pôle emploi où comme on le sait, le service laisse parfois un peu à désirer (sic). La recherche d'emploi c'est parti ! C'est ainsi qu'il a pu passer de Policier, Caissier, Majorette, Boucher, Prêtre, agent du GIGN, ... et sa mise en scène en est terriblement drôle, passionnante et réaliste d'anecdotes savoureuses.

    Son spectacle est très dynamique et particulièrement physique, il faut dire que Jarry c'est de la bombe et du 100.000 Volts en permanence (on a le sentiment d'avoir ouvert la petite boîte et en avoir laissé échapper  le petit diable qui est en lui,  prêt à tout pour nous satisfaire), à aucun moment vous ne pouvez vous ennuyer tant l'humoriste est à la moindre écoute de son corps mais surtout de son public qu'il affectionne et gâte tout particulièrement. Les différents personnages incarnés sont amusants, étonnants, attachants. La posture du petit garçon "fâché" qu'il était et relate sur scène lors d'un de ses sketches nous a beaucoup amusé et nous ne pouvions pas nous en lasser...nous n'oublierons pas non plus sa chorégraphie de transformation de Sailor Moon... il laisse des traces dans notre esprit !

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  • CHARLEROI: La galerie Bernard est-elle désertée ?

    IMG_0062.jpgLa Galerie Bernard de Charleroi est fortement connue, elle relie le Boulevard Joseph Tirou et la rue de Montigny. Chacun a déjà pu y la traverser, y faire des courses ou y donner d'éventuels rendez-vous. Ce haut lieu de notre ville basse est pourtant depuis plusieurs années délaissé, plusieurs commerces qui y figuraient sont partis pour d'autres quartiers malgré le succès passé de cette galerie.

    Pour la petite histoire, le nom de la Galerie Bernard provient du nom de l'homme d'affaire Gustave Bernard qui entre les deux guerres a pu assister et participer à la modernisation de Charleroi entrepris par le bourgmestre de l'époque, un certain Joseph Tirou. Gustave Bernard avait la projet de cette galerie très innovante puisqu'elle devait pour l'époque recevoir des "cellules" de commerces avec des étages, ce qui était rare à cette période. Malheureusement il ne verra pourtant jamais la construction de son projet car il décèdera en 1950. Ce sont ses héritiers qui en hommage ont donc choisi tout naturellement de poursuivre le projet et y donner le nom de "Galerie Bernard". 

    Quoi qu'il en soit, de nombreux magasins ont ouvert puis fermé dans la galerie. Ceux qui actuellement sont toujours en place sont plus spécialisés et n'attirent donc que des clients qui y viennent volontairement: un bijoutier très connu de la région, un magasin d'art créatif, un magasin de chaussure, de vêtement, un centre de conseil régime, un vendeur de jeux de rôle. La plupart des "cellules" sont vides ou occupées en grande partie par la bijouterie qui en a acquise quelques-unes pour en faire des bureaux ou des salles de réunion. La vie et la ferveur des carolos pour cette galerie n'est donc plus aussi active qu'autrefois et on peut réellement le déplorer vu la splendeur du lieu et de la verrière composée de multiples briques de verre qui apporte une luminosité exceptionnelle à l'endroit. 

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  • EMPLOI: La polémique des entretiens par téléphone.

    weird_250x250.jpgDans le cadre d'une recherche d'emploi, de nombreux candidats envoient quotidiennement des candidatures pour décrocher le fameux sésame, tant par email, par courrier postal ou plus étonnement postulent par téléphone, même si la tendance est plutôt rare. Cependant, on savait qu'il n'était pas si simple pour ces candidats de recevoir des réponses favorables ou non des entreprises à ces sollicitations, tant le nombre est en augmentation et que les entreprises (y compris les agences d'intérim) ont du mal à répondre ou ne souhaitent parfois pas donner de suite aux candidats qui ne correspondent pas totalement aux critères des annonces et offres. 

    Une tendance encore plus étrange s'il en est, consiste à recevoir un appel téléphonique d'une entreprise à l'improviste pour laquelle un candidat à postulé et de se voir "questionné" ou plutôt interviewé et faisant office d'entretien d'embauche. On est donc bien loin de l'époque où le candidat pouvait défendre son parcours en vis à vis devant l'employeur ou la direction des ressources humaines et pouvait donc également apporter un soin particulier à sa présentation, avoir l'opportunité d'obtenir ce feeling ou le contact humain bien précieux dans ce type de démarche. 

     

    "Il y a deux jours, j'ai reçu un appel d'une société pour laquelle j'avais postulé comme vendeur de cuisine équipée, la responsable des ressources humaines m'a informé qu'elle me contactait pour un entretien d'embauche, j'attendais donc la date du rendez-vous pour m'y présenter mais il n'y en avait pas ! Elle m'a questionnée pendant à peine cinq minutes sur mon parcours, mon expérience, mes ambitions et à conclu que cela serait le seul entretien et que je recevrai soit un appel pour me dire que j'étais engagé ou un email pour me dire le contraire. J'étais choqué, c'était un entretien d'embauche ça ? J'étais étonné que ma candidature s'était traitée aussi rapidement qu'un coup de fil, je n'en revenais pas. Mon avenir s'est joué sur un appel ! J’ai même eu droit à un affront «Vous avez un accent Carolo, c’est pas joli hein ! ». Je me dis que cela est particulièrement sommaire et que si l'on a pas de bagou, qu'on est mal à l'aise au téléphone, que l'on est stressé ou que l'on est pris au dépourvu en plein milieu d'un magasin pour faire des courses comme c'était mon cas, on est directement certain de ne pas être pris. En plus, c'est bien plus facile d'envoyer ensuite un mail pour dire que l'on ne convient pas plutôt que de le dire lors de l'entretien alors que l'on a même pas eu la chance de pouvoir se vendre correctement pour le poste choisi, c'est totalement indécent". déclare Didier.M, un jeune demandeur d'emploi de Charleroi. 

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  • TÉMOIGNAGE : Le chômage qui conduit au projet de la mort

    SDZ_pic_sujet.jpgLe chômage des jeunes et des moins jeunes est au centre de toutes les préoccupations, pour les citoyens confrontés à cet état de fait. Les politiques, en cette période électorale, ont fait aussi du sujet un véritable char d’assaut pour convaincre le plus grand nombre d’électeurs de l’importance et de l’implication de ceux-ci à diminuer le nombre de personnes sans emploi ou pour trouver des solutions efficaces, avec plus ou moins de succès ou de mesures acceptables pour tous. Les dangers et les dégâts du chômage sont bien plus graves et douloureux humainement que l’on ne peut l’imaginer. 

    Serge (nom d’emprunt), Carolo de 37 ans n’en peut plus de cette situation. Il signale avoir même dû travailler au noir plusieurs mois, avec les risques encourus et en tout état de cause pour pouvoir survivre et avoir pris parfois des risques inconsidérés, au péril même de sa sécurité ou de sa santé sur des chantiers. Sans emploi, depuis 6 ans et demi et malgré une recherche quotidienne intensive, d’après lui, n’arrive pas à retrouver un travail. Diplômé du secondaire inférieur dans la vente, n’ayant pas d’autres diplômes, pas de bagage au niveau des langues, il se dit épuisé moralement et physiquement et nous confie une situation bien troublante, mais surtout très bouleversante. 

     La situation de Serge est vécue par un nombre important de citoyens au chômage. Certains ayant perdu leur emploi précipitamment à la suite d’une restructuration agressive ou un parcours professionnel difficile. Nous rencontrons un jeune homme brisé, presque gêné de nous avoir contactés et pourtant déterminé à nous confier son histoire. Du chômage, Serge a bien failli en mourir il y a peu de temps. Il nous confie les larmes aux yeux, encore sous l'émotion, avoir préparé minutieusement son « grand départ » comme il dit. En plus de l’insécurité financière, de très nombreuses dettes engendrées, des prêts financiers auprès de connaissances dans le but de se reloger après s’être vu expulsé de l’habitation qu’il ne payait plus depuis plusieurs mois, assumer des soins, payer la pension alimentaire de sa fille, il a dû faire face à une descente aux enfers très rapidement, s’est vu peu à peu exclu d’une vie sociale avec les charges et les regards lourds de son entourage. 

     SDZ_pic_sujet.jpg« Je ne voyais plus aucune issue à ma situation et de nombreuses dettes accumulées depuis plusieurs mois ne me laissaient que peu de choix. Je n’ai jamais demandé d’aide, le CPAS : ce n’était pas pour moi une solution. J’ai tout organisé, préparé mon grand départ minutieusement. Je ne banalise pas l’acte en lui même, je sais que cela est grave et une terrible décision à prendre, je n’avais plus aucune porte de secours. En tout cas, je le pensais. Je recherche du travail quotidiennement, mais ce n’est pas facile du tout, je ne reste pas à rien faire, que du contraire, je veux m’en sortir, cela ne suffît pas. Isolé socialement, je me suis persuadé que je ne servais plus à rien du tout et que j’étais une charge inutile pour tout le monde.

    Je suis d'une génération qui n'a pas eu les outils pour se débrouiller face à ce genre de situation. J’ai aussi reçu un courrier du syndicat m’annonçant faire partie du lot de ceux qui vont être liquidés du chômage en 2015 ».

    Il y a trois mois, la chance sourit enfin à ce Carolo, qui a pu décrocher un entretien d’embauche dans une entreprise de la région à Gosselies, cependant, il sera surpris de la conclusion de l’employée des ressources humaines. « La responsable après avoir lu mon CV m’a clairement annoncé droit dans les yeux, que j’avais pris la poussière, que plus de six ans sans travailler, c’était un peu comme si je n’avais jamais travaillé du tout. Elle voulait des gens frais, pouvant être efficace tout de suite, ne m’a pas laissé le temps ou l’occasion de lui prouver mes compétences. Comme si ma période d’inactivité avait fait de moi quelqu’un de débile. Pourquoi m’avait-elle convié au rendez-vous pour me dire cela ? », Serge sous le choc cherche encore à ce jour des explications. C’est cette rencontre qui sera le déclencheur de son désir de mourir, de ne plus pouvoir réellement remonter la tête hors de l’eau, pour lui, c’en était trop !

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  • EMPLOI: Et vous ? Avez vous pris la poussière ?

    atelier-recherche-emploi.jpgDans notre rubrique "VOTRE TEMOIGNAGE", nous avons reçu celui de Floran.S de Charleroi qui peut susciter de très nombreuses questions tant dans le fond de l'histoire de son vécu qu'il partage avec nous que dans sa forme. A vous de juger ! 

    "Je suis Floran, j'habite Charleroi, j'ai 38 ans. Sans emploi depuis un 13 mois, un an et un mois quoi. Je me suis présenté dernièrement à un entretien d'embauche, ils n'étaient pas si fréquents ces derniers mois car les entreprises n'engagent pas spécialement ou je n'ai pas eu la chance de correspondre aux profils recherchés malgré mes recherches d'emploi et mes accompagnements dans ce sens. Lors de l'entretien il y a une semaine, je me suis senti sali, choqué et humilié par les deux femmes qui ont pu me recevoir dans le bureau d'une entreprise de la région de Charleroi.

    L'entretien se déroulait très bien, on m'avait demandé des compléments d'informations sur mon parcours, mon histoire professionnelle, mes compétences et tout semblait se passer pour le mieux. Je postulais pour un poste administratif de gestion comptable. J'ai répondu aux questions parfois pointues concernant le poste à pourvoir et les résultats étaient là.

    atelier-recherche-emploi.jpgA un instant de l'entretien, l'une des deux femmes s'est retournée vers l'autre et lui à dit assez fort dans le bureau "Christine, il est pas mal lui, hein ! Seulement il a pris la poussière !", l'autre s'est alors exclamée avec un grand sourire "Il a pris la poussière ! C'est dommage ! On ne peut pas".

    Vu mon étonnement, je lui ai dit que ce n'était pas une réflexion à faire et que c'était insultant, j'étais un être humain après tout ! Vu mon air, l'une d'elle m'a expliqué brièvement que c'était une expression dans certains milieux professionnels pour dire qu'on était resté un moment sans travaillé et peut être un peu rouillé ou hors du coup finalement et qu'elle n'aimait pas les gens qui avait eu plus de 6 mois de chômage. Pourquoi m'avait-elle alors convoqué puisqu'elle connaissait mon statut et ma période d'inactivité dés le départ sur mon CV ?

    J'ai clairement dit que pour moi c'était un manque de politesse et d'éducation d'insulter les gens ainsi et que moi personnellement je n'acceptais pas que l'on dise cela de moi et en face en riant de ma situation. La seconde employé m'a alors regardé et dit "Ben... c'est notre humour !", je ne riais pas du tout. 

    J'étais sous le choc ! J'avais donc pris la poussière dans le milieu du travail après juste un an et un mois ! J'étais donc voué à ne plus être frais pour travailler ou pris au sérieux. Cela m'a rendu à la fois très triste, j'était dégouté mais aussi furieux, comment pouvait-on juger les gens et des compétences sur une durée d'inactivité et pas sur des compétences réelles. J'ai quitté le bureau en me disant que je ne serais sans aucun doute jamais rappelé, à ce jour c'est le cas". 

    Merci à Floran de nous avoir fait part de son témoignage concernant un événement vécu et qu'il a souhaité partager avec les lecteurs de Charleroi Sudinfo. 

    Pensez-vous que l'on peut utiliser ce terme "Prendre la poussière" pour un travailleur, un individu qui n'a pas travaillé depuis un moment ? Cela vous choque t-il ? Pensez-vous que Floren à été victime d'un manque de tact ou d'éducation ? Pensez-vous avoir pris la poussière ? Trouvez-vous cette anecdote drôle ou dans le domaine de l'humour ?

    Qu'en pensez-vous ? Vos commentaires sont les bienvenus. 

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  • LOISIRS: Noyade à l'Aqualibi en ce début de saison 2014.

    aqualibi_31.jpgEXCLUSIVITE SUDINFO. (SDZ.)
     
    C'est peu avant midi, ce mercredi, qu'un jeune garçon de 7 ans s'est noyé à l'Aqualibi du parc d'attraction Walibi de Wavre. C'est suite à l'alerte et l'intervention rapide du personnel de l'espace aquatique sur place que le garçon a pu être secouru et réanimé tant bien que mal. Cependant son état étant jugé grave, il a été pris en charge rapidement par une ambulance et conduit vers l'hôpital le plus proche d'Ottignies semblerait-il.
     
    Pour l'heure on ne sait pas si ses jours sont encore en danger mais son état semblait préoccupant. Le personnel du parc d'attraction a été informé de la situation et prié de ne pas communiquer sur le sujet car l'incident survient en début de saison 2014 pour le parc et poserait de nombreuses questions de sécurité.
     
    "Le personnel de l'aqualibi est formés aux situations d'urgences et très réactifs lors de ce genre d'incident, des formations continues sont d'ailleurs fournies pour préparer chaque membre du personnel à l'intervention sur le terrain en cas de noyade" déclare un membre du personnel du parc, qui entame sa 6ème saisons.
     
    Quant aux responsables de l'aqualibi, ils ne souhaitent pour l'instant pas donner d'informations complémentaires sans n'avoir obtenu également plus de renseignements sur l'état de santé de la jeune victime.
     
    Il faut savoir que cela faisait deux ans que le parc n'avait plus vécu de noyade, la dernière s'était produite en février 2012 et concernait également un jeune enfant de 4 ans cette fois, qui avait heureusement survécu. Il semblerait, d'après les premiers éléments, que le maître nageur ayant pu sauver l'enfant en 2012 soit celui également intervenu sur cette nouvelle noyade.
     
    SDZ.

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  • CHARLEROI: Le nouvel hôtel de Police inspire les Carolos.

    moulin.jpgUn tout nouvel hôtel de Police est en fabrication et devrait recevoir nos agents à Charleroi. Le bâtiment fait penser pour certain à un mirador, d'autres carolos y voient une structure peu jolie ou qui n'a pas autant de charisme que l'ancien bâtiment ou même de la Caserne Trésignies à Charleroi. D'autres carolos encore y voient une structure enfin moderne et une image extrêmement positive et dynamique de notre Police. Chacun peut constater l'avancée des travaux et le montage plus ou moins rapide de cette tour qui surplombe le ring de Charleroi et les alentours. 

    "Notre Police à Charleroi avait vraiment besoin de nouveaux locaux, les anciens étaient devenus depuis des années bien désuet et n'apportaient plus ni de confort de travail ni l'infrastructure adéquate avec la fonction, les besoins sur le terrain, les attentes de la part des agents mais aussi du public, des carolos." déclare un agent interrogé sur le sujet. 

    "C'est une image plus moderne et plus positive je trouve pour la ville et qui remet une place plus sérieuse de notre autorité. Là je pense que nous serons mieux accueilli car l'hôtel de police actuel n'est vraiment pas pratique, donne une image vieillotte et n'inspire absolument plus confiance", signale Christelle.L, une carolo riveraine du quartier. 

    "C'était très utile de moderniser les installations de la Police, maintenant quant à l'aspect esthétique, je ne trouve pas cette tour très jolie, on dirait un mirador et cela donne un aspect très austère, c'est un avis mais moi personnellement je n'aime pas trop." déplore Louis.P, un riverain du quartier. 

    Les carolos qui s'intéressent à l'immobilier ou à l'architecture se posent de très nombreuses questions sur la réelle utilité, le coût de ce chantier mais aussi l'aspect esthétique que ce nouveau bâtiment est censé apporter dans le paysage Carolo.

    Nous avons même reçu une photo montage (qui avouons-le, avec humour est bien réalisé) d'un internaute qui lui, y voit plutôt ..."un moulin à vent" à plusieurs niveaux.

    Quoi qu'il en soit, que l'on aime ou pas du tout, les carolos ne sont pas indifférent à ce nouveau bâtiment qui fait depuis peu partie intégrante du nouveau visage de Charleroi centre ville. 

    Et vous, qu'en pensez-vous ? Trouvez-vous ce bâtiment esthétique ? Utile ? Qui donne une image positive de la ville et de notre police ?

    Exprimez-vous en commentaire. 

    moulin.jpg

    Photo-montage d'un internaute Carolo (Jean-Pierre.G)

    qui imagine ne nouvel hôtel de Police.

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  • CHARLEROI: Se faire dénoncer par sa banque...

    IMG_0015.jpgDans le cadre de notre appel vers nos lecteurs pour notre rubrique "Votre témoignage", nous avons reçu celui de Marie-Christine.P, habitante de Charleroi centre ville, qui nous confie être scandalisée par l'attitude de sa banque. 

    Ayant la possibilité sur son compte en banque auprès de l'institution bancaire BNParibas, de descendre en négatif, Marie-Christine utilise cette possibilité (le moins possible d'après elle) quand des frais imprévus arrivent et qu'elle doit tenir la tête hors de l'eau face aux charges mensuelles. Cependant, cette Carolo est étonnée d'avoir reçu de sa banque un courrier pour le moins étonnant, même si compréhensible...

    Marie-Christine nous confie "J'ai été en négatif sur mon compte courant (ayant un maximum de 600 euros en négatif pouvant bénéficier que quelques euros en plus). Alors que j'ai eu des frais inattendus qui ont fait que mes domiciliations, mes ordres permanents sont passés et ont provoqués eux aussi une descente sur mon compte qui est actuellement à -649,63 €.

    J'ai reçu un courrier de la banque à Charleroi, m'informant que j'avais dépassé de 24,63 €, mon compte a donc été bloqué par Fortis. Jusque là, je peux comprendre la banque de m'informer de la situation, qui quand mon salaire arrive régularise la situation. Ce qui me chose c'est que la banque me menace ouvertement dans le courrier et m'informant que si je ne régularise pas la situation dans les plus brefs délais la banque me dénoncerait à la Banque Nationale de Belgique. (Nous souhaitons vous informer que conformément à la législation actuelle, faute de régularisation, la banque est tenue de signaler votre situation débitrice à la Banque Nationale de Belgique).

    Pour moi c'est scandaleux ! Je peux comprendre qu'il faut limiter les endettements, mais vu que certains ont des comptes dans plusieurs banques, de nombreux prêts, des dettes partout, des cartes de magasins de crédits, ces gens là, eux ne sont pas dénoncer car ils continuent... Alors que dans mon cas, j'ai juste été en négatif sur mon compte courant et que c'est transitoire puisque mon salaire arrive bientôt. Ce qui me révolte dans la situation c'est que je suis cliente depuis plusieurs années, j'ai toujours payés mes charges, j'ai mes assurances chez eux,... le fait que je sois menacée de dénonciation, cela ne passe pas. C'est la première fois que je reçois ce genre de correspondance.  

    J'ai écris à l'organisme bancaire pour signaler mon étonnement de tels pratiques, même si je suis compréhensive et suis consciente que cela est peut être une obligation légale, un courrier plus courtois aurait été le bienvenu. Je suis aussi consciente que de nombreux citoyens et clients de banques sont plus en difficultés financières et donc descendent certainement bien plus souvent sur leur compte que de coutume. J'estime ce courrier insultant car justement je ne suis pas coutumière de ce genre de pratique et tente le plus souvent possible de payer mes affaires rapidement et comme je le peux.Le monde à bien changé et cela me révolte par instant." déplore Marie Christine. 

    Merci à elle d'avoir pu nous confier sa situation, de nous avoir parlé de ce qui la préoccupait et d'avoir pu nous contacter. Si vous aussi vous avez l'envie de nous parler de vous, n'hésitez pas à nous contacter ! Vous pouvez aussi commenter cet article et nous donner votre envie, votre sentiment sur la situation décrite. 

    Banque, Citoyen,

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  • CHARLEROI: Gourmandises et convivialité au rendez-vous

    point chaud,viennoiserie,charleroiComme vous le savez peut-être l'ancien magasin "Le Centre Electronique" fermé au coeur du centre ville de Charleroi au Boulevard Joseph Tirou (101-103) à fait place depuis le 12 février 2014 à un tout nouveau magasin: le Point Chaud. Ce magasin est plutôt un réel centre de Boulangerie-patisserie et viennoiserie, qui offre en plus du pain traditionnel, des  sandwichs et une gamme importante de produits à la Française. Nous l'avons fait tester par trois personnes, à différentes dates et de façon anonyme pour vous.

    Il en ressort que le lieu entièrement neuf, de très bon goût, aux couleurs lumineuses et chatoyantes avec un design épuré, moderne et laisse surtout le client dans une ambiance résolument professionnelle, familial, accessible à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite.

    C'est en passant la porte de cet établissement, que le client peut découvrir un magasin, une boulangerie pas comme les autres. Particulièrement étonnant par sa propreté, une large gamme de produits variés qui provoque parfois l'embarra du choix au comptoir, l'art de la gourmandise. L'accueil du personnel est très chaleureux, sur place n'hésite pas à vous apporter des conseils adaptés, des propositions, vous présenter certains produits.

    point chaud,viennoiserie,charleroi Le sourire, un petit mot adapté et un oeil attentif aux moindres besoins des clients en salle et soutenu. "C'est un vrai plaisir de pouvoir profiter de quelques viennoiseries accompagnées d'un bon café avant de repartir avec la baguette sous le bras", nous confie Josette, une cliente des premiers jours à l'installation de cette nouvelle succursale. 

    Nous avons également pu tester la qualité du service clientèle, la convivialité et l'écoute du personnel lors de la visite de Michaël ayant une allergie alimentaire particulière:

    "Je me suis présenté pour l'achat de chaussons aux pommes, étant allergique à la cannelle, j'ai donc demandé si ce type de produit en était composé car ce n'est pas systématiquement le cas. L'employée m'a signalée avec sympathie qu'elle allait vérifier car elle n'en était pas certaine et est allée chercher un classeur pour regarder les ingrédients précis. En à peine deux minutes, elle a pu me rassurer, m'a confirmé la présence de cannelle et m'a conseillé avec empathie d'autres produits. La responsable du magasin était présente et a été d'une grande efficacité, d'une gentillesse extrême mais surtout d'une attention particulière face à ma demande. J'étais étonné et surpris de tant de professionnalisme. Ce service est irréprochable, je ne l'oublierai pas. Ailleurs, dans une autre enseigne, pour la même situation on m'avait déjà agressivement répondu qu'ils n'en savaient rien du tout (et s'en moquait ouvertement sans discrétion), ils n'avaient pas pris la peine de trouver une solution". déclare Michaël séduit par le concept, le décor et l'accueil du Point Chaud. 

    point chaud,viennoiserie,charleroiUn autre aspect plus étonnant a pu frapper l'un de nos "testeurs", Pauline nous déclare: "Ce que j'apprécie c'est qu'il y a un réel respect de l'hygiène et du client: il fait très propre tant à terre que sur les tables,  en plus c'est une caisse spéciale qui accueille notre paiement et restitue la monnaie, il n'y a pas de manipulation d'argent de la part du personnel et c'est très rassurant surtout dans un domaine Horeca quant il y a des aliments à servir. Tout ceci m'a séduite." 

    Ce Point Chaud de Charleroi Bd Tirou, dispose également d'une terrasse à l'avant de l'établissement, appréciée lors de l'arrivée du soleil car bien située, un rez de chaussée aménagé avec des tables, un étage pouvant accueillir 80 personnes est également accessible. De quoi se laisser, pourquoi pas, aller à la gourmandise autour d'un petit café en bonne compagnie.

    # Sébastien Delhez

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    Crédit photo: ©Point Chaud 1-2-3 ©seben 4-5

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  • VOUS: Et si vous nous parliez de votre actualité ?

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  • TEMOIGNAGE: Etre une charge... cela pèse !

    charge,chômage,charleroi,sociétéLe Blog de Sudinfo CHARLEROI se veut être proche de VOUS. Nous avons fait appel à vous pour obtenir vos témoignages, vos anecdotes, vos moments de vie, vos coups de coeur, connaître vos préoccupations, vos souhaits de mettre un proche à l'honneur, vos faits divers.

    Nous avons reçu un témoignage bouleversant.

    Ce témoignage nous vient de Marcinelle, un jeune homme de 38 ans: Sylvain F*****D

    "Comment vous décrire mon sentiment actuel, ma vision à la fois contrastée et bouleversante dans laquelle je suis installé ? J'ai 38 ans, actuellement sans emploi dans la région de Charleroi, je suis en couple. Une vie parfaite en apparence si ce n'est que j'ai un défaut et un  étrange sentiment: Je suis une charge ! Ne vous êtes vous jamais senti à un moment donné comme perdu, inutile et un poids pour vous même, pour la société, votre conjoint. C'est mon cas. Etant plus jeune, j'ai échappé à une grave maladie, handicapante dont j'ai été opéré avec succès, qui m'a permis d'obtenir avec raison une pension d'invalidité. J'ai bénéficier de cette pension pendant quelques mois, moins d'un an à vrai dire, par la suite je n'y ai plus eu droit simplement parce que je ne voulais pas être une charge pour la sécurité sociale et je voulais surtout travailler, avoir une vie sociale, vivre comme tous le monde, j'ai donc dû me battre pour reprendre du service comme on dit. Bien des années plus tard, une situation, du travail et une vie de famille plus qu'agréable.

    charge,chômage,charleroi,sociétéJe me retrouve aujourd'hui sans emploi depuis un an, une difficulté à vivre pour moi qui n'ai jamais voulu profiter du système, abuser des droits sociaux et qui ai toujours voulu travailler, me débrouiller, être autonome et peut être un trop bon citoyen, cela ne m'a jamais rien rapporté que du contraire. Aujourd'hui encore je me dis que si j'avais abusé comme certains le fonts quotidiennement je serais toujours bénéficiaire et probablement à vie de ma pension d'invalidité mais par orgueil, par challenge de la vie, pour ne pas être une charge éventuelle je n'ai pas voulu m'y résoudre. Quand je dis "être une charge" c'est le cas pour moi, (les indemnités de chômage) car je ne trouve pas de travail malgré mes candidatures constantes et nombreuses, mes démarches de formations, mes contacts sociaux que je tente de maintenir avec les moyens financiers du bord et ce sentiment que mon épouse qui elle travaille doit assumer financièrement la plus grande partie du ménage. Alors oui ce sentiment est pour moi une réelle épreuve psychologique et physique car il y a des jours où j'ai du mal à assumer mon inactivité alors que mes compétences me permettrais de pouvoir travailler et me mettre au service d'une société, à ce niveau là je n'ai aucune inquiétude car je n'ai à vrai dire plus aucune raison ou handicap ne me permettant pas d'avoir une activité professionnelle, j'en ai déjà eu et de nombreuses années avec succès.

    Cependant quand je vois les licenciements encore en Belgique ces derniers jours à la télévision, le peu d'emploi, la chasse aux chômeurs et l'exclusion prochaine de ceux-ci, les personnes en grande précarité je suis à la fois attristé et je me dis qu'il y a peut être pire que moi, moi qui ai encore la santé, mais j'ai toujours été éduqué à me débrouiller et à ne pas abuser moi même des gens, des systèmes mis en place, des avantages éventuels. Je me dis que je suis le seul à jouer au Monopoly sans tricher comme me le rappelle souvent des amis et parfois je me dégoute de n'être pas plus malhonnête, oui ! Cela peut paraître moche mais je constate avec regrets que ceux qui usent et abusent eux sont souvent bien mieux que ceux qui font les choses en bon citoyen et ne demande au final que peu de chose "Un travail, une vie stable". Il y avait avant deux choses dont on n'échappait jamais en Belgique: Les impôts et la mort, aujourd'hui on peut ajouter tristement "et le chômage". Aujourd'hui je le revendique toujours avec une grande honte et une tristesse quand on me demande ce que je fais dans la vie "Je suis une charge" et j'ajoute pour me justifier et peut-être apaiser ma conscience sur un brin d'humour.... "et cela me pèse". 

     

    NDLR:/ Merci pour votre immense confiance !

    Vous pouvez commenter ce témoignage et apporter vous aussi votre vision des choses, vos conseils, votre sentiment et nous faire part tout comme notre lecteur du jour d'un morceau de votre quotidien que nous relayerons avec respect. 

     

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