• CHARLEROI- Le magasin de modélisme A.Piérard pénalisé par les nouvelles mesures sanitaires

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    Pascal De Maeseneire, gérant depuis trois ans

    Depuis trois générations, le magasin A.Piérard est une référence.

    De mai à octobre, la vente de matériaux de modélisme s’est très bien portée, au magasin A.Piérard. Mais actuellement, avec la deuxième vague du Covid-19, le patron Pascal De Maeseneire craint une baisse importante de ses chiffres d’affaires.  La vente en click &collect n’épongera pas les pertes…

    Installé depuis 1936, au 3,5,7, boulevard de l’Yser, le magasin A. Piérard  est  une véritable institution en matière de train électrique miniature et de modélisme en général, à Charleroi. Le public vient parfois de très loin, même des pays environnants, pour s’approvisionner en rails, maquettes, figurines, circuits, pinceaux,…

    Ce magasin est aussi une histoire de famille, depuis trois générations ! Aimé Piérard a fondé le magasin en vendant exclusivement du matériel d’optique. S’apercevant que les opticiens allemands vendaient du train électrique, ce dernier a fait de même dans les années 50.  L’ajout du modélisme mécanique et des view-masters, puis des maquettes d’avions, de bateaux, de voitures,… dans les années 60,  a boosté les ventes.

    En 1967, Pierre De Maeseneire, époux de Joëlle Piérard,  la fille d’Aimé, a repris le magasin.

    Puis leur fils Pascal (47 ans), au comptoir depuis 1993 et gérant depuis 3 ans, a repris le flambeau. « C’est à l’âge de 3-4 ans que j’ai reçu mes premiers matériaux. Cette passion, je la tiens vraiment de mon grand-père maternel, le fondateur,  et elle ne me quitte pas ! » souligne Pascal.

    pénalisé pendant les fêtes de fin d’année

    En mars dernier, l’annonce du confinement a marqué un coup dur. «  Nous avons connu un début de mois exceptionnel, parce que les gens voulaient occuper leur temps libre, mais par la suite, avec la fermeture complète jusque mai, nous avons vraiment vécu des moments difficiles » poursuit Pascal. « Alors que les ventes repartaient très bien lors du déconfinement, nous voici confrontés encore à un avenir très incertain, lors de ce reconfinement. Une vente en click&Collect a été mise en place depuis fin octobre.  (Avec ce système, le client prend directement contact avec moi, et vient chercher la marchandise,  à l’entrée du magasin, à des heures convenues).  Mais cette vente a des limites, surtout en cette période de fêtes de fin d’année, où je réalise 30% de mes ventes annuelles.                     

    Je ne vois pas pourquoi ce secteur est ainsi pénalisé, alors que d’autres commerces « de confort » (comme les librairies, par exemple) peuvent rester ouverts ».  Pour tous contacts : 071/32 70 70. Livraisons les mercredis et samedis de 14h à 18h.

    JEAN-CLAUDE HERIN

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  • MARCINELLE- Une nouvelle cour de récré pour l'école des Bruyères

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                    L’école communale des Bruyères à Marcinelle s’offre une nouvelle cour de récré ! 

    L’école communale des Bruyères à Marcinelle s’offre une nouvelle cour de récré !

    Le programme de réfection des cours d’école se poursuit avec le lancement d’un tout nouveau chantier à l’école des Bruyères à Marcinelle où les équipes profitent de la période des congés de Toussaint pour ne pas perturber l’organisation scolaire. Quelque 1.400 m² de revêtement seront remplacés, soit toutes les zones maternelle et primaire. D’un montant de 51.000€, ce chantier comprend également de remplacement d’avaloirs et l'installation de plantations. Ces aménagements devraient durer 10 jours ouvrables.

    Grâce à un travail réalisé en étroite collaboration avec mon Collègue Eric Goffart, nous avons pu établir une liste de cours de récréation qui nécessitent des travaux afin de sécuriser ces lieux et d’éviter les chutes d’enfants ou toute autre blessure occasionnée par les dégradations du revêtement. Plusieurs écoles ont déjà pu bénéficier de travaux d’aménagement. On peut citer en effet l’école du Fond Jacques à Couillet à la rue Lanrezac où environ 350 m² de cour d’école ont été rénovés, l’école des Haies à Mont-sur-Marchienne à la rue du Longtry ou encore, plus récemment, la cour d’école du Sart Culpart à Gilly et celle de l’Académie à Marchienne-au-Pont.

    Un montant de 100.000€ est inscrit au budget chaque année pour la rénovation de cours d’écoles. Le choix des écoles est réalisé en étroite concertation, avec une attention particulière à la végétalisation de zones de ces espaces de jeu et de convivialité. Ce travail concerté se poursuivra au cours des prochaines années dans d’autres écoles sur base d’une analyse commune des besoins et des priorités ; les crédits budgétaires inscrits à cet effet devraient permettre de rénover les cours de trois à quatre écoles chaque année.

    On avance ! Julie Patte, échevine de l'Enseignement

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Société 0 commentaire
  • TEMOIGNAGE: Carine-Laure Desguin: cri d'alarme d'une infirmière à Marcinelle: "Ne bradons pas notre profession"

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    Carine-Laure Desguin 

    Carine-Laure Desguin est infirmière/veilleuse de nuit à la Maison de repos « La Tramontane » à Marcinelle.  Egalement auteure, elle apporte, par ses textes,  un témoignage glaçant sur la première vague du Coronavirus, ainsi que sur le reconfinement actuel.  Elle craint que l’on brade les soins de santé.

    Comme elle le dit bien volontiers autour d’elle, Carine-Laure Desguin aime « sourire aux étoiles » et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Cette fibre sociale se ressent bien dans ses écrits : romans, théâtre, poésies,…

    Sa profession d’infirmière à la Tramontane l’a amenée à vivre des expériences très douloureuses lors du confinement, en mars-avril derniers. « Cette période a été très dure à vivre,  sur un plan humain. Comment faire comprendre à des personnes qui ont perdu la raison qu’elles ne peuvent plus se toucher, s’embrasser, se rendre dans les chambres les unes des autres, et surtout porter non-stop un masque ?  Quelle image donne-t-on de soi quand on se présente devant un résident Covid-19,  revêtue de cet habit de scaphandrier » ?        

    le personnel « interchangeable »

    Carine-Laure évoque des situations délicates auxquelles elle a été confrontée : « Lors d’un décès survenu durant la nuit, les pompes funèbres refusaient de rentrer dans la maison de repos et me demandaient de mettre le corps de la défunte moi-même du lit sur la civière parce que, eux,  devaient s'habiller (mettre la combinaison de protection, les gants, la visière,…). Je leur ai répondu que j'étais seule, que, moi aussi, je devais m'habiller et qu'un corps n'était pas un vulgaire sac qu'on transportait comme ça. En effet, seule, comment peut-on déplacer un corps avec un minimum de respect ? J’ai remarqué aussi ( parce que j’ai de nombreux contacts avec des collègues d’autres résidences ) que le personnel était devenu « interchangeable » : par exemple, des employés peuvent travailler en cuisine une semaine et au nettoyage l’autre semaine ».

    solidarité entre artistes

    Ces moments difficiles, l’auteure marcinelloise, post-graduée en gérontologie sociale rappelons-le, les a mis par écrit dans divers textes, comme « Requiem pour Ninon », « Lettre à Swan » ou encore « L’attente ».

    La seconde vague lui fait craindre aussi le pire : « On parle à présent de brader notre profession, de permettre à un quidam de prester des soins alors que le simple geste de donner à boire peut devenir catastrophique chez une personne souffrant par exemple de fausses déglutitions et chez qui les précautions d’usage seraient négligées ».

    Carine-Laure fait partie d’un collectif composé d’artistes dans d’autres disciplines : céramique, cinéma, sculpture, peinture, musique et photographie. Montée à l’initiative de la sculptrice Bernadette Michaux, l’expo « Ma bulle a éclaté » a dû fermer ses portes au château de Cartier, mais rouvrira à la fin du reconfinement.  « Nous voulons montrer que tous les artistes sont solidaires de cette cause. Serrons-nous les coudes plutôt que de nous isoler ».

    Carine-Laure Desguin  vient de publier : « La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge », 265 pages, 19 , aux Editions « Le lys Bleu ». 

    JEAN-CLAUDE HERIN

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