• DIMANCHE EN BALADE- Chasse à l'ours au Try des Haies !

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    «  Nous allons attraper un très gros ours brun, mais pour cela, il faudra  marcher dans de la boue gluante… Attention, je vois déjà un gros nez humide s’approcher ! ».

    Lors d’un Dimanche en Balade, la conteuse carolo Pascale Baeyens, accompagnée de son accordéon diatonique,  tenait en haleine une trentaine de personnes, et les invitait à se lancer à la chasse pas comme les autres…

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    Pascale Baeyens, conteuse et accordéoniste 

    L’endroit n’était pas choisi au hasard : la grotte des Sarrasins, sur le versant Est de la vallée du ruisseau du Fond des Haies à Loverval,  au lieu dit Le Try des Haies. 

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    «  Il se murmure  qu’au 19ème siècle, des lutins  ne s’y montraient que peu souvent aux gens de la contrée » poursuivait-elle. Si le soir, on déposait son linge sale ou de vieilles chaussures,  on pouvait  aller les reprendre le lendemain au même endroit parfaitement nettoyés ou raccommodés ». 

    En cette période de pandémie, la Maison du Conte de Charleroi privilégie, depuis le début de l’été, des lieux différents de la région extérieurs et aérés,  où la nature s'exprime et se respire. «Le public est amené à réagir en s’exprimant, en bougeant, en mimant, en agitant un tambourin… Il s’agit toujours d’un moment agréable à partager en famille » signale le comédien Jacky Druaux, coordinateur.  

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    Les enfants participent aussi activement !

    Le 9 août, rendez-vous à  16h  à Acoz, pour une balade  à vélo.  Tarif : 9 € /personne (6 € à partir du 2e enfant).  Réservations par téléphone au 0475 64 95 38, sur le site Internet ou via maisonducontecharleroi@gmail.com   JC Hérin

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    à gauche: le comédien Jacky Druaux

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  • ROMAN DE BEN CLOUDRET: Enquête palpitante au cœur de magouilles internationales.

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               L’auteur au côté du libraire Eric Huwart, qui privilégie les auteurs de chez nous

    Maréchal des Logis en Brigade et Premier Maréchal des Logis à la gendarmerie (BSR),  puis inspecteur principal à la PJ de Charleroi, Bernard  Delcourt,  alias Ben Cloudret,  publie son 4èmeroman : «  L’apprenti armateur ».  

    Ce Marcinellois de 66 ans y traite de blanchiment d’argent, de trafic de stupéfiants, de fraude fiscale européenne,… Avec, pour protagoniste,  Vincent Pierrafeu de Gerpinnes !  Rencontre.

    Vous avez été amené à gérer la fameuse affaire de Vincent Pierrafeu. De qui s’agit-il exactement ? Quelle est la part de réalité et de fiction ?

    Dans le jargon judiciaire, j’ai arrêté le target, c’est-à-dire « la cible » : Vincent Pierrafeu (un pseudonyme). Ce marchand de Gerpinnes, propriétaire de trois cargos, dont Anvers était le port d’attache, est lui-même associé à Paul Ronday (pseudo également), un garagiste de Montignies-sur-Sambre, magouilleur tout  comme lui.  Pierrafeu se rend réellement au Gabon et à Madagascar pour se livrer à son commerce illicite. Par contre, le trafic d’amphétamines,  dont on l’accuse également, est de l’ordre de la fiction.

    4 romans en 3 ans ! Vous êtes plutôt prolifique !

    B.C.  Plutôt, et j’écris tout de mémoire. Mon 1er roman : « Un flic sans importance », le plus exhaustif et le plus autobiographique, est le bilan de ma carrière, en quelque sorte.  Dans le deuxième « Le Ferrailleur », un ferrailleur lyonnais monte un système pour blanchir de l’argent.  Il va créer une société en Suisse et porte l’argent en liquide au Lichtenstein, où il a établi une société écran. Puis il renvoie tout son argent à une banque namuroise. Pour justifier à cette dernière une adresse en Belgique, ce ferrailleur loue un vieux bâtiment à Aiseau-Presles. Le troisième : « Les Filles de l’Est » parle d’un trafic lié à la 'Ndrangheta, la mafia calabraise.  Et j’en suis déjà à mon cinquième, où il sera question d’imprimerie clandestine. Les  différentes enquêtes m’ont amené dans divers pays tels que la France, l’Italie, L’Espagne, la Suisse, Monaco… Un boulot qui peut se résumer à tout, sauf la routine !

    De 2000 à 2013, vous avez travaillé pour la PJ de Charleroi. Quel a été votre sentiment, à votre retraite en 2013 ?

    B.C. : Celui du devoir accompli.  Mes collègues (dont certains sont des personnages récurrents dans mes romans) et moi avons formé une équipe très soudée et cohérente.  Nous avons toujours usé de tact, ce qui n’est pas toujours le cas des jeunes qui nous ont rejoints, à la fin de ma carrière. Ce roman pourrait d’ailleurs servir d’exemple et peut-être susciter des vocations… Notre éthique était la suivante : « respecter pour mieux être respecté ». 

    « L’apprenti armateur » de Ben Cloudret, éditions « Le Livre en papier »,  253 pages, 15 . www.publier-un-livre.com. Disponible en librairie, dont Huwart à Mt/Sur/Marchienne.

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire