JUMET Une édition tout à fait inédite de la Madeleine

madlèneu1.jpg

"El Mad'lèneû" est en vente, comme au Vî Heigne

Pour respecter les mesures sanitaires anti Covid-19,  la 640ème Madeleine  sera une édition blanche… mais pas tout à fait ! Outre le fait qu’ils pourront faire le parcours, dimanche, à leur façon,  les marcheurs pourront emporter   un numéro spécial d’« El Mad’lèneû ».

Succédant depuis janvier au poste de Président des Amis de la Madeleine, à la place de Luc Payen (23 ans dans cette fonction et 50 ans de Madeleine !), Maxime Sempo, nouveau Président de la S.R. « Les Amis de la Madeleine », adresse quelques mots aux clients du Vî Heigne, sur la place Jules Francq.  

Dans un coin de l’établissement, les Amis vendent un numéro spécial de la revue  « El Madlèneû », disponible au prix de 4 . « Vu son contenu, il va s’arracher ! » pointe Pierre Radermacher, trésorier.        

A quelques jours de dimanche, le café très prisé des marcheurs sur la place Francq ne connaît pas l’effervescence habituelle de l’avant Madeleine. La raison est simple : le Tour n’aura pas lieu officiellement. Quelques compensations sont tout de même prévues : dès leur l’arrivée, dimanche, sur la place Francq  (à partir de 5 h du matin),  les pèlerins seront  invités à prendre directement le chemin du pèlerinage (compter 21km, 4 bonnes heures de marche).  Les habitants pourront décorer leur maison d’affiches ou d’oriflammes. Mais il n’y aura, non plus, ni tribune,  ni champ de foire, ni variétés sur le podium (seuls quelques concerts isolés seront mis sur pied),… Les cérémonies de remises de médailles ou encore les anniversaires (comme les Tirailleurs sénégalais) seront reportés. 

sans costume, ni musique ni cheval

Comme chaque année, la Police locale de Charleroi sera partenaire de ce pèlerinage.  « Le but de notre présence sera évidemment, dans un premier temps,  d’escorter le public afin d’assurer leur sécurité sur l’itinéraire, mais également d’assurer que les mesures décidées par le Conseil National de Sécurité sont respectées » souligne Luc Barbier, Chef Poste Secteur Nord.    

A noter que les règles d’hygiène, de distanciation sociale et de port du masque restent  prioritaires. Seuls des groupes de 15 personnes maximum sont autorisés.  Attention ! En cas de non-respect, des procès verbaux seront rédigés pour chacun  des membres du groupe, avec à la clé une amende de 250 €.                    

Le pèlerinage se fera sur les trottoirs en respectant le code de la route.

En ce qui concerne l’HORECA,  les clients doivent aussi respecter les règles suivantes : un maximum de 15 personnes par table, seules les places assises à table sont autorisées, chaque client doit rester assis  à sa propre table,  aucun service au bar n’est autorisé. Par ailleurs le bourgmestre a pris un arrêté interdisant aux cafés d’ouvrir avant 10 h sur le territoire de la Ville de Charleroi. 

Il a été aussi confirmé qu’il était interdit de faire le pèlerinage en costume, avec des musiciens ou à cheval. Des règles strictes, mais qui permettront un bon déroulement du Tour.

JEAN-CLAUDE HERIN

Des Madeleine « non autorisées »

« El Mad’lèneû » contient de petites pépites, comme le texte : «  Les éclipses  de la Madeleine »  écrit par Pierre Arcq sur les Madeleine « non autorisées »  ou clandestines. « Ce sont des épisodes méconnus de la Madeleine » signale l’historien local. «  Le Tour n’a pu reçu l’autorisation de sortir de 1915 à 1917, en 1932 et 1940 et en 1944. Mais des Madlèneûs ont bravé l’interdit : la Madeleine n’a jamais été éclipsée par les événements douloureux qui se sont abattus sur notre pays. Gageons qu’elle sera encore bien présente, au moins dans les cœurs, en cette année 2020 ! ».  Une photo dans la brochure retient aussi toute l’attention : le Cortège de la Madeleine en 1941, remontant la chaussée de Bruxelles. En tête sur son cheval, Marcel Loppes est suivi par l’Etat-major et les Bourgeois de la Jeunesse, le cortège religieux, avec les statues, puis les pèlerins et ensuite les marcheurs en civil.

madlèneu2.jpg

Cette photo date de 1941

  « C’est la seule photo connue en temps de guerre » poursuit Pierre Arcq.  « Le gros bâtiment que l'on voit derrière est l'ancien château d'eau de Jumet, qui a été démoli deux ans plus tard (toujours pendant la guerre) pour être remplacé par celui qui existe toujours, mais plus en retrait de la chaussée. Tous les autres bâtiments ont été démolis, il y a quelques années,  pour faire place à la station "Madeleine" des TEC ».

J.C.HERIN

Lien permanent Imprimer Catégories : Cultures - Evénements, Sujets thématiques 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.