• BANDE DESSINEE - Le tome 1 de "Black Squaw", première pilote afro-américaine, est sorti aux Editions Dupuis

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    De son trait élégant et réaliste, le carolo Alain Henriet donne vie à « Black Squaw », une nouvelle série scénarisée par Yann, où se mêlent à la fois aventure romanesque et Histoire dans les années 20-30. Le tome 1: "Night Hawk" est disponible à la vente, depuis le 12 juin, aux éditions Dupuis.

    « En matière de ségrégation raciale aux Etats-Unis, l’album résonne comme un rappel de non changement depuis un siècle (l’actualité nous le rappelle tristement) et surtout un combat d’une métisse mi Afro-Américaine et mi-Indienne, qui avait tout contre elle et qui s’est battue contre tous pour atteindre son rêve » signale Alain Henriet. « Piloter, c’est aussi un combat de la femme de l’époque. C’est une série qui reflète beaucoup de choses, ce n’est pas simplement une aventure ».


     
    - « Black Squaw » est Bessie Coleman, pionnière de l’aviation. Qui est-elle en réalité ?
    Alain Henriet : Elizabeth « Bessie » Coleman est la première femme pilote afro-américaine et amérindienne. Dans une société assez machiste et où être noir(e) posait problème, elle a joué des coudes auprès de ses collègues masculins. Elle a aussi montré beaucoup d’ambition, jusqu’à obtenir une licence de pilote en France en 1921. Bessie avait 8 frères et sœurs. Deux de ses frères sont partis faire la guerre. Ils en sont revenus indemnes.
    N.G. Quelle est la part entre la réalité et la fiction ? La documentation occupe certainement une place importante…
    A.H. Nous racontons l’histoire de Bessie de manière romancée, mais avec un gros travail de documentation derrière, aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Pour ma part, je recherche un visuel de chaque élément que je vais dessiner. Il n’est pas question de dessiner n’importe quoi : tout est vérifié et est d'époque. Par exemple, je reconstitue dans les moindres détails un Curtiss Jenny JN-4. Il s’agit d’un avion américain construit pendant la guerre de 14-18.

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    - « Dent d’ours », toujours scénarisé par Yann, était aussi une série sur fond historique. Que racontait cette série ?

    A.H. Sur deux cycles de trois albums, « Dent d’Ours » réunit, dès l’enfance, Max, Juif polonais, ainsi que Hanna et Werner, Allemands. Ces trois amis ont grandi en Silésie polonaise dans les années 1930. Devenus adultes pendant la Seconde Guerre mondiale, et tous trois passionnés d'aviation, leur trajectoire se sépare et ils se retrouvent au cours de la guerre, en tant qu'aviateurs, dans des camps différents. En 2009, Yann a eu l’idée d’un récit de guerre et d'aviation, à la croisée du drame psychologique, de l'aventure réaliste et de l'histoire d'espionnage, que j’ai illustré.

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    - Peut-on établir des liens entre « Dent d’ours » et « Black Squaw », même si les personnages et les périodes diffèrent ?

    A.H. : Les liens sont la présence d’une héroïne et d’un récit historique. Nous restons dans l'aviation. L’action ne prime pas sur les personnages : nous accordons beaucoup d’importance à la psychologie.

    "Black Squaw". Tome 1: " Night Hawk" aux éditions Dupuis. La BD contient également un making off de la série, avec des pages documentaires sur Bessie Coleman, les "Lighthorsemen' et le "Ku Klux Klan".

    PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CLAUDE HERIN

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    Une place de choix dans la bibliothèque !

     

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  • MARCHIENNE-AU- PONT: Rockerill: L'Indus Garden, le 14 juillet !

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    L'artiste Oton est programmé le 14 juillet 

    Que le public du Rockerill se réjouisse : l’été sera musical avec l’Indus version « Garden », le 12 juillet, et d’autres concerts par la suite.

    Reconvertir les Forges de la Providence en salle de concert : ce pari fou était lancé, il y a quinze ans, par Michaël Sacchi et son équipe.  Fusion des noms  « rock » et de «  Cockerill (Sambre), le « Rockerill » était né.

    Aujourd’hui, cette institution se porte bien, puisqu’elle est, après le PBA, la deuxième en nombre de fréquentation à Charleroi, avec un public oscillant entre 40 000 et 50 000 personnes par an.  

    Mais l’arrêt des concerts, pour cause de Covid-19,  à la mi-mars,  a frappé  durement le Rockerill.  Le coordinateur du Rockerill, ainsi que  ses deux associés le DJ Globul et  Julian Trevisan, attaché de communication, doivent se mettre en chômage à temps partiel durant  4 mois. 

    « Pendant le confinement, nous avons continué  à soutenir des artistes belges et nous avons lancé le concept du « Dites 33 », pour la partie rock, et les live streaming, pour la partie électro.

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    Michaël Sacchi 

    Le concept : 1 groupe du label Rockerill Record était interviewé chaque fois par un journaliste ou un(e) artiste, comme ce fut le cas avec Jungle et Mélanie De Biasio ».

    «  Les pertes enregistrées pour le Rockerill  sont considérables,  parce que, pour nous,  les mois d’avril, de mai et de juin sont les plus importants de l’année. A cette période, nous rassemblons, en effet,  environ  15 000 personnes, lors des Apéros Industriels tous les jeudis (qui devaient fêter, cette année leurs 10 ans d’existence), d’une dizaine de soirées/concerts,  de soirées électroniques,… Il faut encore y ajouter les expositions ou les week-ends événementiels comme le Vintage Market ou le salon des Micro-Brasseries » signale Michaël. 

    Petite éclaircie dans ce ciel bien sombre : les subventions à hauteur de 100 000 du Ministère de la Culture de la FWB  et de 30 000 de la Ville de Charleroi.

    L'Uzine Festival, maintenu ou reporté à novembre

    Autre bonne nouvelle: la mise sur pied de manifestations musicales en juillet-août. A commencer par l’Indus Garden, le 12 juillet, dans l’esprit du Flash Forward (électro-techno-house). A l’affiche : l’artiste belge Oton. Le concert sera donné dans les jardins, avec une jauge limitée à 200 personnes, sur réservations. Les 20 et 21 : soirées funk-latino en présence de DJ’s résidents du Rockerill : Woodboy, El Delincuente, Johnny Guerrero,…

    Une quinzaine de groupes  de la FBW pourraient être aussi programmés jusqu’à fin décembre.                                    

    « Comme salle de concerts, nous sommes un peu logés à la même enseigne que  l’Eden et le Vecteur, nos principaux partenaires » poursuit Michaël Sacchi. « Nous serons bientôt fixés sur notre sort par le Conseil National de Sécurité,  et notamment sur la mise sur pied de l’Uzine Festival,  le 5 septembre, en collaboration avec Back in the Dayz. 

    Notons que ce festival, qui  pourrait être décalé en novembre, si le Protocole sanitaire lié à la Covid-19 l’exige, est devenu une référence : Roméo Elvis y a fait notamment ses débuts ! Toute la crème de l'electro et du hip hop y est concentrée.  

    Cet événement,  qui suit le Festival de Dour (et qui en influence la programmation),  attire 2500 personnes autour de 30 groupes, dans 3 salles intérieures et 1 extérieure.     

    JEAN-CLAUDE HERIN

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