LA BOUTEILLERIE- "J'ai tué un homme" jusqu'au 2 février

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                     La comédienne Sarah Anciaux nous fait vivre le quotidien d’une prisonnière

Dans un quasi monologue, qui fait office de confession, Angèle (Sarah Anciaux) se livre sur ses conditions de détention, mais aussi sur sa jeunesse, ses rêves, ses désillusions,… Jusqu’à faire intervenir « Le Sauveur » dans sa cellule !

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2 balles tirées sur un homme ont suffi pour faire d’Angèle une meurtrière et la jeter en prison. « Un acte de justice » d’après elle, mais qu’elle paie au prix fort.  Dans  sa vie, celle-ci a collectionné les hommes : Michel,    Bernard, Lambert de Limousin, Léon,… mais un jour, tout a dérapé.         

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Lequel d’entre eux l’a poussée à passer à l’acte ? La pièce de Staf Knop,  un auteur néerlandophone, est menée comme une authentique intrigue policière, qui amène le spectateur à recomposer les puzzles d’une vie.     

« Je me suis laissé embarquer par mes sentiments, au point de commettre l’irréparable » poursuit-elle.  Pour tuer le temps, Angèle peint ou écoute de la musique d’opéra. Ces moments lui permettent de « s’évader » un instant.                   

La détenue regrette amèrement le passé : elle était jeune et belle, et, avec son regard de braise, elle séduisait de beaux garçons… Mais ce temps semble bien révolu à présent.  La voilà maintenant moche et ridée à tel point qu’elle a honte de se regarder dans un miroir. Elle, qui a fréquenté les milieux les plus huppés, se retrouve comme seule et abandonnée, au milieu de « putes et de lesbiennes». Quelle déchéance ! Quelle descente aux enfers !

des barreaux séparent la scène

Et si,  dans toute cette détresse, une lueur d’espoir venait éclaircir la noirceur du destin ? La voix d’un « Sauveur » se fait entendre dans sa cellule. Est-ce le Christ en personne ? Mais si c’est le cas, pourquoi autorise-t-il autant de malheurs sur terre ? Pourquoi laisse-t-il des gens riches et beaux vieillir et dépérir ? Entre la prisonnière et le Sauveur s’engage souvent un dialogue de sourds. 

Dans cette véritable « mise à nu », la comédienne carolo Sarah  Anciaux, qui campe Angèle, est éblouissante. Tellement touchée que les larmes lui montent aux yeux.  Dans le rôle d’Astrid, Kathy De Stercke est  une gardienne de prison pleine d’humanité, qui laisse apparaître aussi ses craquelures. Une pièce vibrante et poignante, parsemée de quelques moments d’humour. Des barreaux séparent la scène du public, de quoi bien se représenter l’univers carcéral et l’isolement dans lequel est confinée la prisonnière. 

« J’ai tué un homme » par le Théâtre aux Trois Coups, dans une mise en scène de Marie-Françoise Favay,  est à voir jusqu’au 2 février, ve/sa à 20h30 et di à 16h, à la Bouteillerie, bd du Nord à Fontaine l’Evêque. P.A.F. : 11 €. Infos et réservations : 0485/991 530. auxtroiscoups@gmail. com  JEAN-CLAUDE HERIN

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Les deux comédiennes

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