SOUVRET- La tragédie du Rognac, il y a tout juste 75 ans...

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La tuerie de Courcelles ou du Rognac en 1944 heurte toujours les consciences. Dimanche matin, une cérémonie de commémorations se déroulait en présence de la bourgmestre Caroline Taquin et de nombreuses associations patriotiques.

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Le 17 août 1944, après l’assassinat d’Oswald Englebin, bourgmestre collabo de Charleroi, ainsi que de sa femme et son fils, les rexistes partent en « expédition punitive » et engagent une répression féroce dans la région. 

Le directeur des charbonnages de Monceau-Fontaine, Paul Van den Berghe, en est la première victime. Une vingtaine de personnes sont arrêtées et séquestrées dans une cave d’une maison toute proche du lieu de l’attentat.                  

Au terme d’une nuit d’angoisse, le 18 août, à l’aube, les otages sont exécutés sans pitié l’un après l’autre sur la rue, d’une balle dans la nuque.

Deux prisonniers échapperont au massacre d’une manière presque miraculeuse. Une dernière otage, Mademoiselle De Ridder, sera emmenée, le 18 au matin, et abattue dès son arrivée. Les corps seront jetés sans respect sous les fenêtres d’une maison, par vengeance, où ils resteront une journée et une nuit aux regards terrifiés des habitants. Parmi les victimes figuraient des personnes prises au hasard, ainsi que des policiers, médecins, architectes, hommes de loi, et le chanoine Pierre Harmignie, curé-doyen de Charleroi, qui avait réconforté ses compagnons d’infortune à l’approche de la mort…

Liliane porte le nom d’une victime

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Liliane Jasmes

Dimanche, après un rassemblement à la Maison de la Laïcité, un hommage était rendu aux victimes, sous une pluie battante, devant le Monument au 26, rue des Martyrs. « La Force d’une Nation réside toujours dans le regard qu’elle peut porter sur son Histoire et sa capacité à l’enseigner aux générations suivantes » soulignait Caroline Taquin.

« De ces faits tragiques retenus comme les plus sanglants de la région des collaborateurs rexistes sous l’Occupation, il ne reste qu’un monument gravé avec les noms de ces victimes, innocentes ».  

La bourgmestre de Courcelles était entourée de membres du Collège, du Cercle d’Histoire de l’entité de Courcelles, et d’associations patriotiques : Fraternelle Royale Armée Secrète, la FNC, les Chasseurs Ardennais,…

Parmi les personnes présentes, Liliane Jasmes de Gilly, représentant la Stalag 1 A : « Plusieurs personnes de ma famille, qui étaient entrées en Résistance, sont décédées durant les hostilités. Parmi elles, Louis Jasmes, le cousin de mon grand-père paternel et conseiller communal à Ransart. Toutes mes pensées vont à lui, bien sûr, et à toutes les autres victimes de cet acte barbare » JEAN-CLAUDE HERIN

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