chômage

  • CHARLEROI: Quand le syndicat s'y met aussi !

    IMG_0023.jpgComme chacun le sait, début 2015 des mesures spéciales vont toucher les demandeurs d'emploi, les chômeurs. Les autorités parlent de 55.000 personnes qui ne percevront plus du tout d'indemnités et devront sans doute changer de guichet (CPAS) pour tenter d'obtenir un moyen de subsistance.

    Certains en effet n'ont pas "la chance" de travailler pour différentes raisons qu'il ne nous appartient pas de juger ici. Un internaute nous envoi pourtant une photo bien étonnante et commente son indignation face à sa découverte... auprès d'un bureau du syndicat FGTB.

    Qu'en pensez-vous ? De bon ou mauvais goût ? Comprenez vous la démarche du syndicat ?

    "J'ai dû me rendre au syndicat FGTB à Charleroi centre ville pour obtenir une attestation. A peine arrivé dans la salle d'attente, mon regard a été attiré par un panneau d'affichage électronique. Je ne reviens pas de ce que j'y ai vu. Une notification électronique décomptait les secondes, les minutes, les heures, les jours avant le grand nettoyage et l'exclusion de chômeurs. J'ai trouvé cela d'un goût particulièrement douteux. La phrase d'illustration était elle aussi tout aussi choquante et placé sous le décompter électronique - Dans .... 55.000 sans emploi seront exclus ! Et vous ? - C'est scandaleux de mettre cette pression supplémentaire sur le dos de ceux qui se rendent à la FGTB et qui pour certains ne sont pas du tout rassurés pour l'avenir que du contraire. C'est encore accabler un peu plus ceux qui vont être exclus. Comment cela peut être possible ? J'ai manifesté mon indignation sur place et on m'a répondu que c'était justement pour faire un électrochoc, oui mais pour qui ? Est-ce un nouveau moyen de culpabiliser les sans emploi ou augmenter la panique ?" déclare Stephane.D de Charleroi.

    Jugez plutôt par vous même... (Cliquez pour agrandir)

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  • TÉMOIGNAGE : Le chômage qui conduit au projet de la mort

    SDZ_pic_sujet.jpgLe chômage des jeunes et des moins jeunes est au centre de toutes les préoccupations, pour les citoyens confrontés à cet état de fait. Les politiques, en cette période électorale, ont fait aussi du sujet un véritable char d’assaut pour convaincre le plus grand nombre d’électeurs de l’importance et de l’implication de ceux-ci à diminuer le nombre de personnes sans emploi ou pour trouver des solutions efficaces, avec plus ou moins de succès ou de mesures acceptables pour tous. Les dangers et les dégâts du chômage sont bien plus graves et douloureux humainement que l’on ne peut l’imaginer. 

    Serge (nom d’emprunt), Carolo de 37 ans n’en peut plus de cette situation. Il signale avoir même dû travailler au noir plusieurs mois, avec les risques encourus et en tout état de cause pour pouvoir survivre et avoir pris parfois des risques inconsidérés, au péril même de sa sécurité ou de sa santé sur des chantiers. Sans emploi, depuis 6 ans et demi et malgré une recherche quotidienne intensive, d’après lui, n’arrive pas à retrouver un travail. Diplômé du secondaire inférieur dans la vente, n’ayant pas d’autres diplômes, pas de bagage au niveau des langues, il se dit épuisé moralement et physiquement et nous confie une situation bien troublante, mais surtout très bouleversante. 

     La situation de Serge est vécue par un nombre important de citoyens au chômage. Certains ayant perdu leur emploi précipitamment à la suite d’une restructuration agressive ou un parcours professionnel difficile. Nous rencontrons un jeune homme brisé, presque gêné de nous avoir contactés et pourtant déterminé à nous confier son histoire. Du chômage, Serge a bien failli en mourir il y a peu de temps. Il nous confie les larmes aux yeux, encore sous l'émotion, avoir préparé minutieusement son « grand départ » comme il dit. En plus de l’insécurité financière, de très nombreuses dettes engendrées, des prêts financiers auprès de connaissances dans le but de se reloger après s’être vu expulsé de l’habitation qu’il ne payait plus depuis plusieurs mois, assumer des soins, payer la pension alimentaire de sa fille, il a dû faire face à une descente aux enfers très rapidement, s’est vu peu à peu exclu d’une vie sociale avec les charges et les regards lourds de son entourage. 

     SDZ_pic_sujet.jpg« Je ne voyais plus aucune issue à ma situation et de nombreuses dettes accumulées depuis plusieurs mois ne me laissaient que peu de choix. Je n’ai jamais demandé d’aide, le CPAS : ce n’était pas pour moi une solution. J’ai tout organisé, préparé mon grand départ minutieusement. Je ne banalise pas l’acte en lui même, je sais que cela est grave et une terrible décision à prendre, je n’avais plus aucune porte de secours. En tout cas, je le pensais. Je recherche du travail quotidiennement, mais ce n’est pas facile du tout, je ne reste pas à rien faire, que du contraire, je veux m’en sortir, cela ne suffît pas. Isolé socialement, je me suis persuadé que je ne servais plus à rien du tout et que j’étais une charge inutile pour tout le monde.

    Je suis d'une génération qui n'a pas eu les outils pour se débrouiller face à ce genre de situation. J’ai aussi reçu un courrier du syndicat m’annonçant faire partie du lot de ceux qui vont être liquidés du chômage en 2015 ».

    Il y a trois mois, la chance sourit enfin à ce Carolo, qui a pu décrocher un entretien d’embauche dans une entreprise de la région à Gosselies, cependant, il sera surpris de la conclusion de l’employée des ressources humaines. « La responsable après avoir lu mon CV m’a clairement annoncé droit dans les yeux, que j’avais pris la poussière, que plus de six ans sans travailler, c’était un peu comme si je n’avais jamais travaillé du tout. Elle voulait des gens frais, pouvant être efficace tout de suite, ne m’a pas laissé le temps ou l’occasion de lui prouver mes compétences. Comme si ma période d’inactivité avait fait de moi quelqu’un de débile. Pourquoi m’avait-elle convié au rendez-vous pour me dire cela ? », Serge sous le choc cherche encore à ce jour des explications. C’est cette rencontre qui sera le déclencheur de son désir de mourir, de ne plus pouvoir réellement remonter la tête hors de l’eau, pour lui, c’en était trop !

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  • TEMOIGNAGE: Etre une charge... cela pèse !

    charge,chômage,charleroi,sociétéLe Blog de Sudinfo CHARLEROI se veut être proche de VOUS. Nous avons fait appel à vous pour obtenir vos témoignages, vos anecdotes, vos moments de vie, vos coups de coeur, connaître vos préoccupations, vos souhaits de mettre un proche à l'honneur, vos faits divers.

    Nous avons reçu un témoignage bouleversant.

    Ce témoignage nous vient de Marcinelle, un jeune homme de 38 ans: Sylvain F*****D

    "Comment vous décrire mon sentiment actuel, ma vision à la fois contrastée et bouleversante dans laquelle je suis installé ? J'ai 38 ans, actuellement sans emploi dans la région de Charleroi, je suis en couple. Une vie parfaite en apparence si ce n'est que j'ai un défaut et un  étrange sentiment: Je suis une charge ! Ne vous êtes vous jamais senti à un moment donné comme perdu, inutile et un poids pour vous même, pour la société, votre conjoint. C'est mon cas. Etant plus jeune, j'ai échappé à une grave maladie, handicapante dont j'ai été opéré avec succès, qui m'a permis d'obtenir avec raison une pension d'invalidité. J'ai bénéficier de cette pension pendant quelques mois, moins d'un an à vrai dire, par la suite je n'y ai plus eu droit simplement parce que je ne voulais pas être une charge pour la sécurité sociale et je voulais surtout travailler, avoir une vie sociale, vivre comme tous le monde, j'ai donc dû me battre pour reprendre du service comme on dit. Bien des années plus tard, une situation, du travail et une vie de famille plus qu'agréable.

    charge,chômage,charleroi,sociétéJe me retrouve aujourd'hui sans emploi depuis un an, une difficulté à vivre pour moi qui n'ai jamais voulu profiter du système, abuser des droits sociaux et qui ai toujours voulu travailler, me débrouiller, être autonome et peut être un trop bon citoyen, cela ne m'a jamais rien rapporté que du contraire. Aujourd'hui encore je me dis que si j'avais abusé comme certains le fonts quotidiennement je serais toujours bénéficiaire et probablement à vie de ma pension d'invalidité mais par orgueil, par challenge de la vie, pour ne pas être une charge éventuelle je n'ai pas voulu m'y résoudre. Quand je dis "être une charge" c'est le cas pour moi, (les indemnités de chômage) car je ne trouve pas de travail malgré mes candidatures constantes et nombreuses, mes démarches de formations, mes contacts sociaux que je tente de maintenir avec les moyens financiers du bord et ce sentiment que mon épouse qui elle travaille doit assumer financièrement la plus grande partie du ménage. Alors oui ce sentiment est pour moi une réelle épreuve psychologique et physique car il y a des jours où j'ai du mal à assumer mon inactivité alors que mes compétences me permettrais de pouvoir travailler et me mettre au service d'une société, à ce niveau là je n'ai aucune inquiétude car je n'ai à vrai dire plus aucune raison ou handicap ne me permettant pas d'avoir une activité professionnelle, j'en ai déjà eu et de nombreuses années avec succès.

    Cependant quand je vois les licenciements encore en Belgique ces derniers jours à la télévision, le peu d'emploi, la chasse aux chômeurs et l'exclusion prochaine de ceux-ci, les personnes en grande précarité je suis à la fois attristé et je me dis qu'il y a peut être pire que moi, moi qui ai encore la santé, mais j'ai toujours été éduqué à me débrouiller et à ne pas abuser moi même des gens, des systèmes mis en place, des avantages éventuels. Je me dis que je suis le seul à jouer au Monopoly sans tricher comme me le rappelle souvent des amis et parfois je me dégoute de n'être pas plus malhonnête, oui ! Cela peut paraître moche mais je constate avec regrets que ceux qui usent et abusent eux sont souvent bien mieux que ceux qui font les choses en bon citoyen et ne demande au final que peu de chose "Un travail, une vie stable". Il y avait avant deux choses dont on n'échappait jamais en Belgique: Les impôts et la mort, aujourd'hui on peut ajouter tristement "et le chômage". Aujourd'hui je le revendique toujours avec une grande honte et une tristesse quand on me demande ce que je fais dans la vie "Je suis une charge" et j'ajoute pour me justifier et peut-être apaiser ma conscience sur un brin d'humour.... "et cela me pèse". 

     

    NDLR:/ Merci pour votre immense confiance !

    Vous pouvez commenter ce témoignage et apporter vous aussi votre vision des choses, vos conseils, votre sentiment et nous faire part tout comme notre lecteur du jour d'un morceau de votre quotidien que nous relayerons avec respect. 

     

    1795494_10151868485880986_1975447529_n.jpgBLOG Charleroi Sudinfo: Si vous aussi vous avez une anecdote sur votre quotidien, une habitude, un événement, vous souhaitez mettre en valeur un proche, nous parler d'une actualité qui vous concerne vous intéresse ou vous préoccupe, un fait qui vous est arrivée, une difficulté, un moment de joie,... n'hésitez pas à prendre contact avec notre équipe de Charleroi Blog Sudinfo au 0494 76 34 24 (Tel et Sms) ou par email àcharleroi.sudinfo@seben.be 

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  • EMPLOI: Existe t-il (encore) de vrais et de faux chômeurs ?

    chômage,emploi,charleroi,onem,foremA l'heure où le chômage est omniprésent, où les difficultés financières des citoyens se fait ressentir de plus en plus, où le nombre de chômeur est en augmentation (malgré la chasse qui se déroule et qui doit permettre d'en liquider au plus vite...).

    Certains bénéficiaires ont pourtant plus que jamais besoin de ce revenu d'intégration qu'est le chômage. Parmis les demandeurs d'emploi et les chômeurs, il semblerait qu'il existe depuis toujours deux catégories: les vrais et les faux ! 

    Une habitante de Charleroi centre ville, qui demeure à proximité du bureau d'un syndicat affirme: "Chaque fin de mois, j'assiste à un ballet incessant de voitures, surtout des grosses cylindrées, qui sur le coup de 18h30, 19h00 (quand les bureaux sont fermés) s'arrêtent devant le bureau et les occupants viennent glisser des cartes de chômage dans la boîte aux lettres . Parfois même, ils signent celle-ci sur la deventure, sans se cacher, avant de glisser le document dans la boîte. Le pire, c'est sans doute ceux qui le font tout en étant habillés encore "en tenue de travail" ou de chantier avec le nom de la société écrit dans le dos ! C'est purement scandaleux. J'en ai interpellé un, hier, il m'a affirmé que tout d'abord cela ne me regardais pas et ensuite s'est justifié par le fait que le système lui permettait de le faire sans se faire prendre, ce depuis plusieurs années déjà pour lui. Pourquoi n'en profiterait-il pas ? a t-il ajouté. Je n'en croyais pas mes oreilles !".

    Et encore...

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  • EMPLOI: Nous sommes tous en campagne !

    emploi, charleroi, chomage, intérimAujourd'hui, nous connaissons tous les difficultés qu'éprouvent certains à trouver du travail. Le chômage est à nos portes et il n'est plus simple du tout (comme c'était le cas avant) de pouvoir trouver facilement du boulot.

    Certains candidats déploient de multiples ressources pour parvenir à décrocher l'emploi idéale: candidatures spontanées, petites annonces, réseaux sociaux, relations personnelles, ...

    Cependant cela ne fonctionne pas systématiquement et la situation semble être encore plus complexe depuis quelques mois dans notre région de Charleroi. Les bureaux d'interim avouent honteusement que les postes sont rares ou destinés essentiellement à l'élite ou à des candidats plus "technique". Et si nous faisions campagne ?

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  • EMPLOI: Existe t-il une discrimination dans les agences d'interim ?

    Emploi, Agence, Charleroi, InterimDe nos jours, les personnes sans emploi doivent sans ménagement utiliser tous les moyens mis à leur disposition pour décrocher le fâmeux sésame qui ouvre les portes du milieu du travail. Les organismes tels que le Forem ou l'Onem demandent d'ailleurs à ceux-ci de se justifier sur l'état d'avancement et les modalités des recherches dans le cadre du dossier des demandeurs d'emploi, des chômeurs. 

    L'une des solutions connues depuis plusieurs années: L'inscription auprès des agences d'interim. Mais cela est-il toujours aussi simple d'y postuler ? De répondre à des annonces relayées par ces agences de mise au travail ? Plusieurs témoignages semblent montrer que non. Nous avons mené l'enquête !

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