• COURCELLES- HOMMAGE A PAUL LOUKA

    louka1.JPG

    Un concert unique en hommage à Paul Louka

    Il y a 30 ans, Paul Louka marquait de sa présence l'inauguration du Centre Culturel de Courcelles "La Posterie". L'occasion de rendre hommage à l'artiste marcinellois, disparu en 2011.

    " La lumière, l'espoir, l'amour...: ces trois mots étaient chers dans le cœur de Paul Louka" signalait José Bedeur ( 82 ans ! et grande figure du jazz belge ), contrebassiste et organisateur d'un concert organisé, samedi soir, à la Posterie, en la mémoire de Paul Louka. " Avec mon ami chanteur et joueur de ukulélé, Philippe Mai, et les musiciens Pierre Olivier (claviers), Roberto Difernandino (guitare) et Benoît Lagasse (batterie), nous avons mis sur pied un quintet. Notre formation ne porte pas de nom, mais peut-être pourrions nous appeler :" Les amis de Paul Louka". Parmi les titres interprétés, quelques inédits comme " Les autres", " Tout le monde et personne", " Quand tu n'es plus là", "De terre et de coeur"( en mémoire à Brel). En première partie, la pétillante Graziella Cabay interprétait quelques titres de chansons sociales dans la veine du chanteur. Bel hommage aussi à Toots Thielemans et au jazz, genre musical qu'affectionnait Paul Louka. 

    louka2.JPG

    Graziella Cabay, chanteuse truculente

    louka3.JPG

    une notoriété en demi-teinte

    Né à Marcinelle en 1936, Paul Louka est le frère du peintre Charles Delporte et du poète Jacques Viesvil, ainsi que le cousin germain du scénariste BD Yvan Delporte, tous trois décédés. Au cours de sa carrière, Paul rencontrera les plus grands: Jacques Brel , Salvatore Adamo, Raymond Devos, Georges Brassens ( il a ouvert un café à Charleroi "Les copains d'abord" en référence à ce chanteur),... Parmi quelques chansons phares, on peut citer, entre autres, « Marcinelle » (1964), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah » (1972), « Je suis un enfant » (1974), ... En plus d'être compositeur et interprète, il se révèle aussi comédien, écrivain et peintre. De 1991 à 1997, il a dirigé le    « Centre de la Chanson de Charleroi », puis il a été administrateur-délégué de la SABAM. " Paul Louka aurait pu être l'égal d'un Brel, il en avait l'étoffe" pointe Marc Leclef, directeur de la Posterie. " Mais ses chansons engagées, parfois militantes, n'ont pas toujours été bien comprises en France...Pour nous, il reste un immense artiste."  J.C. HERIN

     Une ferme puis un relais postal

    Le Centre culturel de Courcelles commémore cette année, par de nombreuses activités emblématiques, son installation dans l’infrastructure de La Posterie. " Trente années déjà, une équipe de 20 personnes, de très nombreuses et diversifiées activités font vivre cette superbe et historique lieu!" fait remarquer Marc Leclef, directeur.

    A l’origine de la construction en 1687 (un bâtiment préexistait mais il fut incendié par les troupes de Louis XIV), y est implantée une ferme d’élevage et de moutons. Dans les années 1750 y est créé un relais de Poste. Ce relais postal fut un des plus importants de la Province.

    Le bâtiment a été entièrement rénové dans les années 80, afin d’y installer la Bibliothèque communale et le Centre culturel. A l’origine de ce projet: Ernest Glinne, Bourgmestre de Courcelles. En 1987, lors de l’inauguration, il est Président du Centre culturel, qu’il a toujours intensément soutenu. Des artistes wallons sont invités: Paul Louka, Guy Cabay, Julos Beaucarne... Que la fête continue ! 

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire
  • AFRIQUE EN LIVRES CE SAMEDI

    Pour fêter la 20ème édition de son Café Littéraire, L'Afrique En Livres, en collaboration avec la Maison Pour Associations et en lien avec une série de partenaires, organise, pour la première fois en Belgique, une Foire du livre consacrée à la littérature africaine et aux auteurs amoureux du Continent. L’idée ? Célébrer une culture que l’on réduit trop souvent au trio djembé-danses-cuisine et mettre en lumière le métier d’écrivain, passeur de frontières, jeteur de ponts, empêcheur de tourner en rond et semeur d’imagination.

    Pour sa première édition, la Foire du Livre « Lire & Ecrire l’Afrique » se cherchait donc des parrains ou marraines dont l’écriture et la personnalité nourrissaient le lien entre les cultur...es, entre les continents, entre les âmes.

    Une Belge et un Algérien.
    Une Carolo d’adoption, un exilé volontaire à Aix-en-Provence.
    L’une a passé son enfance en Afrique, l’autre est né dans le Sahara algérien… ce sont Yasmina Khadra et Marie-claire Blaimont qui parraineront notre Foire du Livre 2017 !

    Au programme de cette journée, des rencontres avec des écrivains de renommée internationale et des maisons d’édition, des ateliers d’écriture et de calligraphie, des lectures pour petits et grands . Le tout se terminera par une soirée qui mêlera théâtre, lectures publiques, discussion avec les parrain et marraine…et bien sûr la fête !

    Le programme complet sera disponible sous peu, mais d’ici là… Save The Date !

    « Lire et Ecrire l’Afrique », 30 septembre de 14 à 22h, 80 route de Mons à 6030 Marchienne-au-Pont.
    Une proposition de L'Afrique en Livres asbl et de la Maison pour Associations, en partenariat avec la Bibliothèque provinciale de l'Université du Travail, PointCulture Charleroi, La Maison du Conte de Charleroi, Bibliothèque Marguerite Yourcenar, le CACEAC, le CRIC Centre Régional d'Intégration de Charleroi, le COCAD asbl (Collectif Carolo des Africains pour la Diversité).

    Infos et renseignements :
    mails : afrilivres@gmail.com // annelise@mpa80.be
    Tel : 0483/410915
    Facebook : Lire & Ecrire L’Afrique
    Web : http://www.mpa80.be/lire-ecrire-lafrique-foire-livre/

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire
  • CHARLEROI- L'agriculture urbaine, ça existe !

    fertile1.JPG

    fertile2.JPG

    Charlotte Belayew, à l'origine du Jardin Partagé de la rue du Parc

    Venus d'un peu partout en Wallonie, et même de France!- une trentaine de promeneurs s'apprêtaient, samedi matin, à faire une balade en vélo d'une vingtaine de kilomètres à partir du "Jardin du Parc" , à la rue du Parc.

    Inauguré en avril 2016, cet espace a été aménagé par une dizaine de Carolos amoureux de leur ville et soucieux d'y développer un outil de convivialité et de cohésion sociale. Chacun est libre d'y faire pousser ce qu'il veut et de partager sa récolte... C'est un peu le concept.

    " Parce que nous sommes persuadés que Charleroi, au même titre que d'autres villes, est un terreau fertile pour le développement de projets d'agriculture urbaine, nous avons eu envie de rassembler les forces vives et de mettre en réseau les projets actifs, ceux en pleine création ou encore en phase de rêve" signalaient Margaux Joachim et Charlotte Belayew, coordinatrices du projet "Ville fertile". " Cette journée sera l'occasion de découvrir des projets d'ici et d'ailleurs, d'échanger, de tester et de susciter les initiatives les plus folles".   

    Puis direction: l'asbl Avanti à Marchienne-auPont, la ferme du Martin Pêcheur à Montigny-le-Tilleul, et enfin retour à Charleroi: "Chez Raoul" et la Manufacture urbaine. Points communs entre ces lieux: l'économie solidaire  et responsable.

    fertile3.JPG

    Une initiative éco-responsable

    Lien permanent Imprimer Catégories : Société 0 commentaire
  • LODELINSART- Une saison gourmande pour les Molières et Mocassins !

    orlando1.JPG

    Dans 1 an, les Molières et Mocassins passeront le cap de 30 saisons théâtrales! Fidèle parmi les fidèles, car il accueille les visiteurs à l'entrée en leur vendant des programmes, Orlando, le frère de l'acteur Salvatore Vullo, soufflait 36 bougies, lors d'un sympathique barbecue réunissant sympathisants et comédiens.

    La troupe lodelinsartoise, sous la houlette de Jacques Delmeire, a contacté une 29ème saison "gourmande". Elle commence le 29 septembre avec "Un avenir radieux", une très jolie comédie toute en finesse de Gérald Sibleyras, auteur d'"Un petit jeu sans conséquence" ! Elle se poursuit du 10 au 26 novembre avec " Monsieur et Madame Romeo et Juliette" d'Ephraïm Kishon.

    Bien sûr, un des spectacles les plus attendus est la 21ème revue 2018. Il y sera certainement question du retour de Paul Magnette comme bourgmestre à plein temps de la Ville, de l'affaire "CDH", du Complexe Rive Gauche,... A noter aussi " Des gens intelligents" de Marc Fayet, du 16 mars au 8 avril, et de " Si Guitry m'était conté", du 18 mai au 10 juin. Des spectacles drôles, parfois grinçants, qui suscitent généralement la réflexion. JCH

    Abonnements pour les 5 spectacles: 60 euros pour les adultes, 50 euros pour les étudiants et seniors. Renseignements et réservations: 0474/388 032.

    orlando2.JPG

    Orlando souffle 36 bougies

    Lien permanent Imprimer Catégories : Cultures - Evénements 0 commentaire
  • CINEMA- "AB Négatif" le nouveau film de Tony Pana !

    abnégatif1.jpg

    Margaux Colarusso au centre de l'image, Tony Pana, à droite.  Photos: Jason Macca

    Habitant de Montigny-le-Tilleul, Tony Pana ( 26 ans ) est comédien et réalisateur de " AB Négatif", un film fantastique et d'action. Un moyen métrage ( 50') qui devrait conquérir Hollywood...Le cinéaste travaille pour!

    abnégatif2.jpg

    Des scènes très réalistes

    Dans un monde en pleine pandémie, deux frères tentent de survivre... Tous les groupes humains sont infectés par un virus mortel, sauf les AB négatifs, groupe sanguin assez rare. Les sangsues, une faction armée d'hommes infectés, chassent ces derniers pour boire leur sang. Jimmy ( joué par Tony Pana ) est touché par la maladie, tandis que Ty ( Anthony Reese) , son frère , est épargné par le virus, et est donc vivement recherché. Kira ( Margaux Colarusso ) est  elle aussi AB négative: elle essaie de fausser compagnie aux sangsues pour leur piquer quelques lingots et payer son droit d'entrée dans la présumée dernière cité sur terre: " The heart". Telle est l'intrigue de " AB négatif". Avec une morale: ne pas trop troquer son humanité pour survivre à tout prix. 

    Sur le tournage: 7 acteurs, 20 figurants, 5 techniciens. Les lieux de tournage: Marcinelle ( Cité de l'Enfance ), les bois de Nalinnes, Montigny-le-Tilleul,... Le financement du film s'est fait par crowdfunding: 5000 euros ont été récoltés.

    Influences de Spielberg et de Tarantino

    L'équipe prépare actuellement l'ultime séquence : une scène de fusillade, avec course poursuite, quad, moto-cross, un cheval monté par Zoran ( Renaux Lecuyer), le chef des sangsues, homme masqué défiguré par le virus. Après une scène aquatique, Ty, Jimmy et Kira s'échappent sur un quad appartenant aux sangsues. Kira passe du quad à une moto, Jimmy saute du quad,...Les chorégraphies et les scènes de cascade sont préparées dans le local des Freerun It, où s'entraînent les Speeders, adeptes du parkour. Rien n'est laissé au hasard, les cascades sont faites dans des conditions professionnelles. " Les nombreuses séquences d’affrontement du film n’en seront que plus savoureuses. Il s’agit avant tout de ne pas se blesser? mais également d’être le plus crédible possible à l’image, ce qui n’est pas toujours le cas dans la plupart des projets « amateurs" fait remarquer Tony. Les influences de Spielberg ( Indiana Jones) et de Tarantino ( Pulp Fiction ) sont bien visibles. Le film sortira en 2018. Tourné en anglais, le jeune réalisateur souhaite percer Outre Atlantique... JCH

    abnegatif4.jpg

    Brrr... Une sangsue !

    L'exigence des films américains

    Tony Pana ( Antoine Panagiotopoulos ) et son équipe prônent une certaine méthodologie quant à la production d’un court-métrage. Budget réduit et bénévolat ne changent en rien le procédé de fabrication qui se veut le plus proche possible de la façon de faire des grands studios américains, à savoir, trois phases aussi importantes les unes que les autres traitées avec le même sérieux, la pré-production, le tournage et la post production. "Les journées sont organisées de telle sorte qu’un nombre suffisant de plans soient mis en boite, tout en observant une certaine liberté de ton pour que les acteurs puissent développer leur jeu " précise Tony Pana. Encore un point où l’équipe se distingue c’est son perfectionnisme... " S'il faut refaire un plan 20 fois pour obtenir le résultat souhaité, tout le monde s’y plie, ce qui permet de garantir une certaine qualité à la caméra " poursuit-il.

    De nombreux effets spéciaux seront réalisés ainsi que de nombreuses incrustations et autres étalonnages. " Il s’agit une fois de plus d’imiter la méthodologie américaine en rehaussant chaque seconde du projet avec des petits artifices qui sont vraiment des trucages visuels pour rendre l’image la plus agréable à regarder. Concrètement, cela se traduit par le gommage de certaines imperfections des textures, le fait de diriger l’attention du spectateur sur un point de l’image, et d'ajouter des éléments au décor..."

    abnégatif3.JPG

    Anthony Reese joue Ty

    La corde sensible, noir et humaniste

    Le premier court-métrage de Tony: " La corde sensible" était projeté récemment à la Ruche Théâtre. Une façon pour le jeune réalisateur de tester le public avant de le projeter dans de plus grandes salles. Réalisé avec un budget de 2000 euros , "La corde sensible" a été tourné de nuit, à huis clos, dans le domicile de Tony, avec le concours d'une solide équipe. Un spectateur l'interrogeait sur le thème de la mort et sur le message véhiculé dans le court-métrage . " Mon héros est clairement confronté à la mort" signalait Tony. " D'abord, il veut se suicider par pendaison. Mais après une première tentative, il sera amené à venir en aide à une famille menacée par des cambrioleurs... Dans ce cas-ci, l'altruisme l'emporte sur l'égoïsme". Un film noir, sans aucun humour, où, comme dans AB négatif, le ( contre) héros délivre un message humaniste et porteur de sens. J.C.HERIN

    tony3.jpg

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements, Société 0 commentaire
  • GILLY- 2ème Fête du Pain

    pain.jpg

     

    Organisateur : CIG – Comité d’Initiatives Gilliciennes


    Date : Du 23 Sept 2017 au 24 Sept 2017


    Heure : De 10:00 à 18:00


    Adresse : Place des Haies, Gilly

    Lien permanent Imprimer Catégories : Société 0 commentaire
  • LODELINSART- Molières et Mocassins- " Un avenir radieux" du 29/9 au 22/10

    une comédie bien dans l'air du temps...

    UN AVENIR RADIEUX...

    au Petit Théâtre de la Ruelle à LodelinsartUN AVENIR RADIEUX.jpg

    La nouvelle Saison s'annonce particulièrement gourmande pour le Petit Théâtre de la Ruelle à Lodelinsart !

    C'est même le slogan de sa programmation 2017/2018 !

    Première gourmandise de la Saison à partir du 29 septembre jusqu'au 22 octobre avec une comédie signée par un des specialistes du genre, Gérald Sibleyras, UN AVENIR RADIEUX...

    Quatre personnages sont réunis le temps d’une soirée chez Liliane qui se démène pour faire gagner son fils candidat à un jeu télévisé. On découvre vite leurs préoccupations personnelles a priori peu réjouissantes mais l’auteur déroule un optimisme qui nous gagne... Liliane a proposé à Stéphane, rencontré le jour même sur son lieu de travail, de venir chez elle car les votes par téléphone sont décisifs pour son fils qui est en finale. Son frère et son amie vont débarquer de manière imprévue et seront donc sollicités également pour voter à bon escient.

    Autant que cette émission de télévision, la vie de ces personnages est ancrée dans notre société d’aujourd’hui. Les uns et les autres, riches ou pas, se démènent dans un univers capitaliste où la lutte et la compétition ne sont pas un jeu mais aussi une rude réalité. La position sociale, même des puissants, tient à un fil et l’aisance apparente repose sur des données économiques qui peuvent brusquement virer. Délocalisation pour l’employée ou mauvais coup boursier pour le financier, et l’existence bascule, fragile comme la réussite ou le revers que prend le candidat pour une simple question d’image et de séduction sur un écran de télé. La trame de cette comédie concerne donc chacun d’entre nous et s’ancre pleinement dans une habile observation sociologique, sur un ton de comédie touchante et malicieuse, drôle et juste.

    Dans la distribution, on retrouvera Erika Blommaert, Salvatore Vullo, Alain Blommaert et Melissa Surrenti tandis que la mise en scène sera signée Jacques Delmeire.

    Les représentations auront lieu du 29/9 au 22/10/2017 (les vendredis, samedis 20 h et dimanches 16 h - représentation supplémentaire le jeudi 19/10 à 20 h)

    Réservations : 0474 388 032

    Lien permanent Imprimer Catégories : Cultures - Evénements 0 commentaire
  • CHARLEROI- Comédia 77 au Poche Théâtre: "Sunderland" du 6 au 14 octobre

    Une comédie « so british » de Clément KOCH

    Dans une mise en scène de Ludivine ROUSSEAUX

    sunderlalnd.jpg

    Avec :

    Sabine PENNETIER, Catherine DELMOTTE

    Lidia GUERRERA, Vivien CHARLIER,

    Olivier CLEMENT, Jonathan THAMBWE,

    Sylviane DELSTANCHE et Aurielle MOUSTY

     Décor : Th. LEDENT, M. LEBRUN

    Régie technique : Th. LEDENT

    Graphisme affiche : L. ROUSSEAUX

    Sunderland est une ville et un port d'Angleterre dans la région administrative « Nord-Est », admise au rang de cité en 1992. Elle était auparavant l'une des plus importantes villes du Royaume-Uni exemptes de ce statut.

    La pièce :

    Bienvenue à Sunderland, riante cité industrielle : sa pluie qui donne l'impression d'«être né dans une machine à laver», ses matchs de foot bien arrosés de bière et son usine de poulets, fermée pour cause de grippe aviaire.

    Bienvenue chez les sœurs Mawln: Sally et Jill. Elles vivent avec la bonne copine, Ruby, que ses parents ont chassée. Sally et Ruby sont au chômage. Elles travaillaient dans l'usine de poulets. Mais si Sally ne retrouve pas de travail, on va lui retirer la garde de Jill qui, forcément, ne tourne plus très rond : maman s'est pendue sous ses yeux. Pour s'en sortir, Sally échafaude un plan un brin scabreux: un contrat de mère porteuse qui devrait lui rapporter gros … …

    Mais rassurez-vous, on n'est ni chez Zola ni chez Dickens mais bien dans une vraie comédie sociale comme en font si bien les cinéastes britanniques. On est quelque part du côté de « The Full Monty », des « Virtuoses » ou de « Billy Elliott »… C'est habile et malin. Il y a dans Sunderland un soupçon de mélo (juste ce qu'il faut pour émouvoir), une touche d'amoralité gentiment assumée et une grande rasade d'humour désenchanté et ravageur. Les répliques frôlent souvent la gaudriole: c'est le côté français, gaulois même, de cette comédie « so british ». Et, quand le texte semble déraper, c'est trop tard: on est déjà parti d'un éclat de rire. Mais aussitôt, l’histoire reprend son fil, ménageant ses effets, dosant les rebondissements. Difficile de ne pas se prendre au jeu !

    L’auteur : Clément Koch :

    Né en Lorraine en 1970, Clément Koch découvre l’Angleterre lors de sa formation universitaire à la Durham University et travaille par la suite pour une usine automobile de la ville de Newcastle. C’est là qu’il trouve, sans le savoir, ce qui sera plus tard le décor de Sunderland.

    De retour en France et opérant un virage à 180 degrés, il suit des cours d’art dramatique puis enchaîne les rôles à la télévision (Le fusillé, famille d’accueil, double jeu,…), au cinéma (camping 2, envoyés très spéciaux, the pink panther, …) et au théâtre. En 2004, il joue dans Noces de Sable de Didier van Cauwelaert. Après plusieurs apparitions au grand écran, il revient au théâtre en 2006 dans Lily & Lily aux côtés d’Annie Cordy et rejoint en 2010 l’équipe de Toc-Toc, écrit par Laurent Baffie.

    Parallèlement, il commence à écrire. Sa première pièce intitulée « Les Ailes sombres d’un ange » est primée par le ministère de la Culture. Ce qui, au départ, n’était pour lui qu’un exercice d’auteur, lui donne envie de poursuivre et de développer cette nouvelle facette artistique. Lauréate du prix de l’Association Beaumarchais-SACD en janvier 2010, Sunderland est sa deuxième pièce.

     Entretien avec l’auteur :

    « Vous êtes Français, mais vous avez décidé de planter le décor de cette pièce dans la ville de Sunderland, dans le nord de l’Angleterre : pourquoi ce choix géographique surprenant?

    L’histoire traite des mères porteuses, et raconter la même histoire en France c’est un peu compliqué parce que les mères porteuses sont interdites. Le fait de transposer l’action en Angleterre me permettait beaucoup plus de liberté dans la fiction.

    En plus, comme je suis assez fan du cinéma anglais, c’était une manière de raconter une histoire à l’anglaise. Je ne sais pas si c’est réussi, mais c’est ce qui ressortait de la presse parisienne quand la pièce a été présentée : on avait l’impression que tout ça était vraiment très anglais, ce qui était vraiment une bonne escroquerie!

    Oui, on la comparait beaucoup aux films de Ken Loach par exemple. 

    Oui parce que c’est une pièce d’atmosphère. Qu’elle soit jouée en japonais, en québécois, en français ou en allemand, si cette atmosphère fonctionne, on le sent.

    Vous abordez dans Sunderland plusieurs sujets d’actualité. On parle par exemple de crise financière, de grippe aviaire, de famille homoparentale; on peut dire que vous aimez vous inspirer de l’actualité quand vous écrivez?

    Oui, j’essaie d’être vivant! Et c’est toujours amusant d’essayer d’attraper des sujets nouveaux. À Paris, on est dans le théâtre très « boulevard », mais moi j’aime bien aller dans des univers différents et parler de la vie d’aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est de parler à tout le monde et pas seulement aux 40, 50, 60 ans. C’est bien si des jeunes viennent au théâtre et s’y retrouvent parce que les sujets sont aussi les leurs.

    Il y a eu un débat assez houleux en France sur le mariage gai et l’adoption par les homosexuels; on voit dans la pièce un couple qui est très uni et qui veut un enfant depuis 10 ans ; est-ce que c’est une critique de ce débat de votre part?

    Oui, ce qui est marrant c’est que la pièce est arrivée pile au moment où il fallait et les gens sont venus la voir en croyant y trouver des solutions… alors qu’en fait, c’est surtout une pièce sur la famille. Le thème des mères porteuses est abordé, mais on n’est ni pour, ni contre à la fin.

    Je crois que la seule chose qui est intéressante dans la pièce à ce sujet-là, c’est qu’il n’y a pas de recette. Les personnages le disent eux-mêmes : finalement, dans un couple gai, s’il y a de l’amour, il y a de la place pour un enfant.

    Je crois que c’est ça : on a juste deux bras et deux jambes, qu’on soit homme ou femme, si y’a un coeur ça marche. » …

    Entretien : Compagnie Jean Duceppe 

    La presse en France et en Belgique :

    Sunderland fait partie de ces petites pièces, sans prétention, aussi loin du formalisme intellectuel parfois rebutant du théâtre moderne que de la simplicité vulgairement outrancière des comédies de boulevard ou des pièces qui se veulent très populaires… Ces petites pièces dont la modestie n’a d’égal que le naturel de ses comédiens et la sincérité de son auteur… Clément Koch a réussi, avec Sunderland, ce mélange subtil de légèreté et de gravité dont on sait que le pari est souvent risqué: ou l’on sombre dans la caricature, ou l’on touche, avec finesse, l’extrême justesse de l’anecdote. C’est évidemment cette justesse que parvient à atteindre l’auteur en offrant au spectateur la touchante histoire d’une famille anglaise pauvre, touchée par la crise et les drames familiaux, que seules l’amour et l’amitié pures et honnêtes sauveront.

    Philip Pick – 2012

    « Sunderland », le coup de cœur du Festival de Spa. (…) Manon Hanseeuw ou Ruby, colocataire de Sally. Une bombe d’énergie, cette fille, drôle à mourir, dont toutes les répliques font mouche. Elle happe le public et ne le lâche plus. (…) Très belle performance de Laetitia Salsano en Jill, personnage écorché vif, à l’affût. (…) Rien n’est simple, même si tout le monde est de bonne volonté… sauf Gaven, amoureux éconduit de Sally (formidable Nicolas Legrain. (…) La réussite de la pièce tient dans la performance de tous, de chair et de sang, subtilement dirigés par Alexis Goslain.

    Le Soir, Michèle Friche, août 2014 

    La mise en scène :

    Depuis plus de 20 ans présente au sein de Comédia77, le public connait plus Ludivine Rousseaux par son côté « de l’ombre » avec les nombreuses régies techniques assurées.

    " C’est donc, après « Le mental de la reine » (2014), « Le pont » (2015) et « Le Libertin » (2016), ma quatrième mise en scène. Mais c’est surtout, une très grande chance pour moi car, lors de la lecture et découverte de cette pièce, il m’est paru plus qu’évident que celle-ci était pour Comedia77. Mais surtout, que j’avais une folle envie d’y mettre ma touche personnelle.

    C’est une pièce à part, comme on en voit peu. Subtil mélange d’humour, d’amour et de larmes. Des personnages à fleur de peau et donc, un travail fort, intense et passionnant à effectuer avec huit comédiens talentueux. … Et puis, il y a cette ambiance anglaise, typique, qui, par son décorum, ses couleurs, ses airs… est un réel et intense plaisir à recréer sur scène pour une amoureuse comme moi de l’Angleterre, de ses clichés rétro, de sa « Britpop » et de ses pubs !! On va partager un vrai bonheur … ça tombe bien, parce qu’avec Comedia77, le bonheur est dans la salle ! " confie-t-elle.

    Les mères porteuses, une réalité en Belgique :

    Honnie en France par la manif pour tous, la gestation pour autrui est bien pratiquée en Belgique. Aucune loi ne l'autorise clairement, pourtant, rien n’interdit les mères porteuses. Dans quel cadre cela se pratique-t-il ?

    En France, 70 000 personnes selon la police sont descendues dans la rue hier pour manifester contre la procréation médicalement assistée (PMA), contre la gestation pour autrui et contre le genre. Une organisation dans la lignée des nombreuses manifestations contre le mariage homosexuel. Rien de tout cela chez nous. En Belgique, une loi a fixé sans grand bruit, en 2007, les conditions éthiques d’accès à la PMA.

    Si aucune loi, en Belgique n’autorise la gestation pour autrui, aucun texte ne l’interdit. C’est pourquoi elle est pratiquée dans notre pays sur base de cette loi de 2007 sur la procréation médicalement assistée et sur la législation sur l’adoption. Quatre hôpitaux ont développé une expertise dans la gestation pour autrui : le Centre Hospitalier Régional de la Citadelle à Liège, les hôpitaux universitaires de Gand et d’Anvers et l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles.

    Des nombreux garde-fous

    Le centre de procréation médicalement assistée de Saint-Pierre précise sur son site internet que l’on peut avoir recours à une mère porteuse, quand on n’a pas d’utérus, quand on a un utérus non fonctionnel ou qu’on est dans un état de santé incompatible avec une grossesse. La limite d’âge pour la mère intentionnelle (qui ne porte pas l’enfant) est celle de la fécondation in vitro (FIV), à savoir 43 ans. Quant à la mère porteuse, elle doit avoir moins de 40 ans.

    "Les centres qui pratiquent ces traitements ne le font qu’à partir du moment où le comité d’éthique a donné son feu vert, explique Petra De Sutter, chef du service de médecine de la reproduction à l’Hôpital universitaire de Gand. On est très prudents dans le screening de la mère porteuse pour éviter tout problème."

    Les couples qui font la demande d’une gestation pour autrui et la mère porteuse passent par un filtre médical et psychologique. A Gand, ce screening dure près de 6 mois. "Et nous ne faisons que des fécondations in vitro. Nous n’utilisons jamais les ovocytes de la mère porteuse, qui n’est donc pas du tout la mère génétique de l’enfant. On réduit ainsi les risques que la mère porteuse refuse d’abandonner l’enfant et de le laisser adopter par les parents."

    Le but est aussi d’éviter toute commercialisation. Quand il y a gestation pour autrui en Belgique, l’acte n’est jamais rémunéré et concerne uniquement des belges. On évite ainsi le tourisme des mères porteuses.

    Peu de gestations pour autrui

    "Dans notre centre il y en a 5 à 10 par an, ajoute Petra De Sutter. Vous imaginez bien que quand il faut 6 mois de screening pour qu’on accepte, certains se découragent. Il y a très peu de couples qu’on peut aider."

    De plus, la gestation pour autrui n’est offerte par ces centres qu’aux femmes qui n’ont pas d’utérus, ou alors, depuis 3 ans, à Gand, aux couples homosexuels masculins. "Pour eux, c’est encore plus compliqué, car ils doivent aussi apporter un ovocyte."

    Au final, la moitié des demandes sont rejetées.

    1. Leherte, RTBF octobre 2014

    INFORMATIONS PRATIQUES

    QUAND : Les : 06, 07 08 – 12, 13, 14 octobre 2017 –   jeu : 19h30-ven/sam : 20h30-dim :15h00

    Théâtre « LE POCHE », 70 rue du Fort à 6000 Charleroi

     RESERVATIONS - INFORMATIONS :  

    Comedia77 - 0497/132.653 - info@comedia-77.be  TARIF:

    • 14 euros – 12€ en prévente
    • 12 euros (+ de 65 ans et – de 26 ans) - 10€ en prévente
    • gratuit pour les – 12 ans  visitez notre site www.comedia-77.be   
    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements, Société 0 commentaire
  • CHARLEROI- Soirée électro pour les 50 ans de l'Ancre

    ancreanniv2.JPG

    Le DJ Pierre aux platines

    Pour souffler ses 50 bougies, l'Ancre conviait le public, samedi, à une soirée électro mémorable, en compagnie des DJ Leesa, Etienne de Crécy, Pierre  ( Fuse/Lessizmore) et Globul ( Rockerill ). Sans oublier le mapping vidéo de Dirty Monitor... Le tout entre les pilastres du ring !

    ancreanniv4.JPG

    ancreanniv1.JPG

    Un millier de personnes y avaient pris place. Dimanche, les spectateurs étaient invités à participer au « Royal Garden Party », un festin de la cour dans les jardins. JCH

    ancreanniv3.JPG

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire
  • FLEURUS- Dolce Vita sur la place Albert 1er !

    dolce1.JPG

    Les Vespas présentes sur la place

    L'Italie est à l'honneur, tout ce week-end, sur la place Albert 1er, à l'occasion de la 1ère édition de la "Dolce Vita". Une appellation qui fait référence à l'art de vivre à l'italienne et à la période des « Golden Sixties » en Italie, si bien décrite dans le film de Fellini ! Plusieurs habitants de la Botte étaient présents, dans le cadre de ces festivités.

    Vendredi soir, en parallèle à une exposition présentée à la Bonne Source, Toni Santocono et Luciano Arcangeli dédicaçaient leurs ouvrages consacrés à leur passé d'immigré en Belgique.

    dolcevita1.JPG

    Toni et Luciano parlent de leur père

    Toni se souvient: " En 1953, je débarquais à Morlanwelz avec ma mère pour rejoindre mon père, venu travailler dans la mine. Son travail, très dur, il le décrit, en ces termes: " Quand tu descends, il fait encore nuit. Quand tu remontes, il fait déjà nuit". Luciano rend hommage aussi à son père: " En 1955, Adriano montait dans le train qui l'emmenait loin de Pergola, son village natal, vers les charbonnages belges" évoque le journaliste carolo  de la RTBF. " Aujourd'hui encore j'essaie de comprendre comment et pourquoi de jeunes Italiens ont été poussés vers l'émigration, quelle est la vie d'une famille d'émigrés , quelles sont les valeurs et les amitiés solides qui se créent loin du sol familial..."

    dolce3.JPG

    Plusieurs animations se déroulaient sous un beau soleil: concentration de Vespas du club Vespa Culture Fleurus, rallye de voitures italiennes ancêtres et de voitures de prestige jusqu'au Bois du Cazier, concert avec Pino Santoro et son quintet à travers les standards de la musique italienne des années cinquante à nos jours,...

    dolce4.JPG

    expo sur la mine avec l'Amicale des Mineurs des Charbonnages de Wallonie

    plusieurs charbonnages à Fleurus

    Un marché italien propose des produits liés à la gastronomie. Le café italien et l'expresso étant une véritable institution en Italie, un « barrista » est installé.

    dolce6.jpg

    Bon appétit !

    " Le but principal du festival, outre l'animation du centre-ville, est surtout la redynamisation économique et l'implication d'un maximum de commerçants de Fleurus autour de cet événement" signale François Fiévet, échevin du Commerce. " Fleurus et l'Italie entretiennent des liens étroitsLes charbonnages de Baulers, Lambusart/Bonne Espérance, le Campinaire,... rappellent l'activité minière de notre Cité. Cela explique la forte concentration d'une immigration italienne à l'époque , et la présence importante de cette Communauté aujourd'hui. "

    dolce2.JPG

    Dimanche matin, ce cireur de chaussures ambulant ( un métier qu'on ne voit plus chez nous! ) a attiré l'attention, sur la place. Ses clients étaient installés sur un triporteur électrique ! Installé à Bruxelles, rue de la Tulipe, Marcello est le seul cireur de chaussures professionnel belge. JC

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire
  • 2ème Nuits de l'Etincelle, ce dimanche encore !

    alllumage1.JPG

    de gauche à droite: Alice ( petite-fille de Bernard Dubois), Bernard Dubois, Hervé Lardinois ( frère de Didier Lardinois) et Didier Lardinois.

    allumage2.jpg

          allumage avec l'échevine Nathalie Cattalini, échevine du Commerce.

    Vendredi soir, Bernard Dubois et Didier Lardinois, Maîtres Potiers de Bouffioulx, ainsi que l'échevine du Commerce Nathalie Cattalini, ouvraient la 2ème édition des Nuits de l'Etincelle, par l'allumage du four au bois dans le parc de la Brockmanne, à la rue de la Goulette. Sébastien Lambert, troisième Maître Potier de la Cité ( famille Biron ), était excusé.

    " A travers notre association, le but est clairement de promouvoir le patrimoine potier vivant dans l'entité. La Ville nous soutient administrativement dans cette démarche" signalait Valérie Horgnies, secrétaire du Collectif "Poteries Vivantes". " Les citoyens ont un besoin de retourner aux sources et d' authenticité. Il faut que ce sentiment d’appartenance à Bouffioulx les habite pleinement! Le marché de la poterie artisanale, même s'il est en baisse, existe encore aujourd’hui. Pour les commémorations du bicentenaire de la bataille de Waterloo, par exemple, la Poterie Lardinois a conçu 145 000  pièces !"

    activités gratuites

    Outre la construction participative d'un four papier ( cuisson primitive), la journée de samedi était consacrée à une Marche gourmande ( dégustations  de charcuteries de Matra, potage velouté, porchetta sauce moutarde,... ) et à des démonstrations. Chaque Maître Potier offre une vingtaine de poteries qui seront mises aux enchères, ce dimanche, à 14h, après le défournement. Le four a été préalablement salé pour donner un aspect vernissé aux pièces chauffées à 1250°C, puis refroidies. A 18h: ouverture du four papier et découverte des pièces réalisées par le public lors de la Fête de la Poterie. Durant tout l'après-midi, le public pourra s'initier gratuitement au modelage de la terre, au tournage,... et se restaurer, bien sûr! J.C.HERIN 

     

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements, Société 0 commentaire
  • CHARLEROI- Eden: "Tout ou rien" par Théâtre 2000, du 15 au 17/9

    toutourien.jpg

    Réjouissante création que celle de " Tout ou rien" par la troupe carolo Théâtre 2000.

    Le spectacle avait vu le jour à La Ruche Théâtre fin 2016. Après quelques festivals à l'étranger - et un grand prix rapporté du Festival de la Tour en Scène (Vevey, Suisse) - la fine équipe ( toujours assez déjantée!) revient pour trois représentations exceptionnelles à l'Eden avant  de reprendre la route.

    Une salle d'attente, tout le monde connait ... bien qu'ici, des situations sont poussées à l'extrême: 9 chaises sont alignées sur la scène. 9 personnes, bien fières, bien seules, entrent, s'assoient. Ces personnes rivalisent, rusent, essaient de gagner une place dans la file. Savent-elles pourquoi elles sont là ? Sans doute... Nous, spectateurs, n'en savons rien !    

    Peu importe, nous sommes embarqués dans une épopée aussi folle et palpitante que misérable, aussi drôle qu'absurdement humaine. La pièce est librement inspirée de " Nothing rien niks nada » d'Éric De Staercke. L'adaptation et la mise en scène sont de François Langlois. Celui-ci joue de finesse, de minuscules détails nous emportant dans d'improbables chevauchées.

    Et cela fonctionne, on rit de bon cœur, on vibre avec l'une qui pleure, on se révolte d'un vol de place, on est ému d'une idylle qui affleure et tout cela sans que la moindre parole soit échangée sur scène durant les 80 minutes du spectacle ! Voyeur, malgré lui, le spectateur se retrouve coincé dans cette mystérieuse salle d'attente et... c'est le rire qui permet de faire retomber la tension...JCH

    "Tout ou rien" est à voir les 15 et 16/9 à 20h30 et le dimanche 17 /9  à 16h à l'Eden , boulevard Jacques Bertrand 1-3 à Charleroi. Infos et réservations : 0499/415 417.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements, Société 0 commentaire
  • MARCHIENNE-AU-PONT: 4ème Uzine Festival

    jeanjass.JPG

                Parmi les Carolos, les rappeurs JeanJass, Kaboums et Fuku

    Dans la nuit de samedi à dimanche, le Rockerill est devenu la "Mecque"  du rock, de l'electro, du hip hop, du neurofunk, du digital tub,... au cours de l'Uzine Festival. 2000 personnes ont pris d'assaut les lieux !

    jeanjass2.JPG

    Le Dj Popof

    Nuit de folie ! Les murs du Rockerill ont pris plein de décibels. Et les oreilles   des festivaliers aussi, par la même occasion ! Dès 20h, une longue file s'égrainait à la route de Mons. D'une fenêtre de l'établissement était délivré le précieux sésame qui donnait droit à l'entrée du 4ème Uzine Festival.              

    24 groupes belges et internationaux. Pour 25 euros en prévente et 30 le soir même ! Un prix démocratique et le bonheur intégral pour de nombreux festivaliers. " C'est un rendez-vous à ne surtout pas manquer, et à partager entre potes! Et on compte bien rester jusqu'à l'aube ! " signalaient Fred, Maxime et Sophie de Jumet .

    Charleroi était bien représentée avec, en début de festival, les rappeurs Fuku de Gilly et Kaboums . " On n'est pas très connus, mais le festival nous servira de tremplin " lançaient les deux jeunes.  Peu avant 1 heure du matin, JeanJass débarquait au Rockerill. " Mon emploi du temps est très serré" confie le chanteur. " Il y a quelques heures encore, je me trouvais au Maroc, dans ma famille. Je reviens toujours sur mes terres avec un immense bonheur! "

    jeanjass3.JPG

    Vers un agrandissement du festival ?

    Une fois encore, l'Uzine Festival, mis sur pied par le Rockerill et l'association carolo Back in the Dayz, a rassemblé de nombreux artistes & DJ's, créant un line up international et inédit. Le tout sur trois scènes dans le décor industriel des Forges de la Providence, conférant à ce festival une ambiance "underground" très recherchée !

    L'affiche faisait toujours la part belle au brassage des genres, avec des groupes, chanteurs et DJ's tels que Lorenzo, Popof, Al'Tarla, Aspahe, Josman, Dope Dod, Guts, Kevin Sauderson, ...              

    "Le Festival a fait connaître de nombreux artistes, comme le rappeur Roméo Elvis. Aujourd'hui encore lui et tant d'autres n'ont pas oublié le Rockerill qui leur a tendu la main" signale Marco Di Bernardo, ami du DJ Globul. A présent, le souhait de Michaël Sacchi et de toute son équipe est d'agrandir le festival.    

    " Derrière le Rockerill, un site est en jachère. Si des travaux étaient effectués, on pourrait espérer accueillir un jour 10 000 festivaliers" note le co-directeur. Le Festival y gagnerait encore plus en visibilité! "J.C.HERIN

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire
  • MARCINELLE- Cabaret 2000- "Drôle de couple" du 15/9 au 1/10

    couple.jpg

    Charlie, (un dépressif obsédé de la propreté et de l’ordre ) vient d’être quitté par sa femme et tente de se suicider. Après plusieurs tentatives infructueuses, il atterrit dans l’appartement de son ami David (un reporter sportif divorcé très bordélique) où se déroule une partie de poker entre copains. Après avoir calmé son ami, David propose à Charlie de l’héberger.
    Mais, les deux compères étant de caractère opposé, la situation se dégrade rapidement. Des scènes de ménage s’ensuivent où les bons mots et les situations cocasses s’enchaînent pour notre plus grand plaisir. Jusqu’à l’arrivée de 2 soeurs extrêmement séduisantes….

    Une comédie moderne créée par Walter Matthau et Jack Lemmon au cinéma, reprise au théâtre par Jacques Balutin et Daniel Prévost, et plus récemment par Bernard Farcy et Martin Lamotte.

    Avec Luigi Di Giovanni, Jacky Druaux, Georges Volral, Antoine Vandenberghe, Jean-Charles Gosseries, Elise Maroquin, Alexandra Verbelen.

    Mise en scène : Antoine Vandenberghe

    Abonnez vous pour la saison 10ème saison de Cabaret 2000 : 2017/2018. 4 spectacles : 48 €

    Lien permanent Imprimer Catégories : Coup de coeur, Cultures - Evénements 0 commentaire