CHARLEROI DANSE- Biennale 27 septembre- 14 octobre 2017

Construite sur un principe d’ouverture et faisant résonner les couleurs d’une nouvelle identité visuelle résolument dynamique, la Biennale inaugurera la saison de Charleroi danse. Elle marquera le premier signal du changement souhaité par Annie Bozzini, directrice du Centre chorégraphique Wallonie-Bruxelles depuis janvier 2017, qui s’est donnée pour objectifs premiers le soutien aux artistes, une approche de la danse contemporaine sous ses imaginaires les plus larges ainsi que le renforcement de la relation de Charleroi danse avec ses publics.

bozzini.jpg"Notre ambition vise l'élargissement de l'imaginaire par l'art et par celui qui nous tient à cœur;  la danse dans ses dimensions multiples, ses grands récits, ses folklores tels que les artistes d'aujourd'hui savent les réinventer, ses évolutions inédites que provoquent les nouvelles technologies, tous ces gestes mêlés qui tracent une histoire universelle des hommes." souligne Anne Bozzini. "Notre première préoccupation est de partager cette ouverture émancipatrice avec vous, le public".

En plaçant les artistes au cœur de son projet – artistes installés en Wallonie et à Bruxelles comme Louise Vanneste et la chorégraphe belgo-argentine Ayelen Parolin avec lesquelles s’engage déjà un compagnonnage artistique et de production de trois années, mais aussi artistes d’ailleurs, artistes confirmés ou artistes de la génération montante – Charleroi danse défendra une danse à l’image de l’époque contemporaine, riche de diversité et d’horizons, et soucieuse de recréer du lien entre les individus pour mieux pouvoir reparler de la notion de collectif.
 
Durant trois semaines, aux Écuries à Charleroi et à La Raffinerie à Bruxelles, les deux sites de Charleroi danse accueilleront de nombreuses créations et offriront une photographie de la danse internationale actuelle.

La soirée d’ouverture donnera le tempo avec la présence de Louise Vanneste, dont le solo pour deux danseurs interroge une relation de l’être au monde puisant dans l’instinct et l’intériorité, et la création de LA HORDE, rassemblement de « jumpers » originaires de toute l’Europe et qui dansent la rage de vivre leur jeunesse dans notre époque avec une ferveur à faire trembler les murs. Après avoir mis à l’honneur la dernière pièce de Ayelen Parolin sur la relation entre l’étrangeté individuelle et la communauté, la Biennale 17 présentera un focus sur la création belge francophone, mais aussi le travail du chorégraphe d’origine sénégalaise Amala Dianor et celui des artistes indonésiens du festival Europalia. La Chinoise Wen Hui, la Portugaise Marlene Monteiro Freitas, l’Espagnole Rocío Molina, la Française Malika Djardi, autant de femmes qui viendront faire souffler un bel esprit d’aventure sur l’art chorégraphique. Charleroi danse affiche désormais une intention de rassembler toutes les générations. Les plus petits trouveront leur bonheur avec Alessandro Sciarroni, qui fait usage des nouvelles technologies pour représenter le corps dans des transformations propres à faire galoper l’imagination. Enfin, les spectateurs plus habitués retrouveront le plaisir du répertoire avec le programme Lucinda Childs/William Forsythe par le Ballet de l’Opéra de Lyon, ou encore l’extraordinaire vitalité créatrice que porte encore l’œuvre de Vaslav Nijinski, avec la reprise de L’Après-midi d’un faune et de Jeux par Dominique Brun, sur la musique de Debussy.
 
Du local à l’international, la Biennale de Charleroi danse, ce sont autant de découvertes ou de redécouvertes : grands récits qui fondent l’histoire vivante de la danse, folklores réinventés et évolutions inédites nées du croisement avec les nouvelles technologies… autant de gestes mêlés qui tracent l’aventure universelle des hommes et qui tendent un miroir à la société d’aujourd’hui.

Renseignements et réservations: Charleroi-danse.be 071/20 56 40- Les Ecuries: Bd Pierre Mayence, 65 C à Charleroi.
  

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