MARCINELLE- Elections françaises à la maison communale

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Mathilde, Nathalie et Viviane, Françaises sur le sol carolo

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Emmanuel Macron a été élu le nouveau président de la République. Dimanche, lors du second tour de l'élection présidentielle, les expatriés français à Charleroi ont apporté leur voix à la maison communale de Marcinelle. Parmi eux, Jean-Claude Barral, patron du Provençal, bien ferme sur ses choix.

Les traits sont tantôt tirés, tantôt décontractés... L'enjeu est de taille ! Tout comme au premier tour, les expatriés français vivant sur le sol carolo se sont déplacés pour élire leur président, montrant ainsi l'attachement à leur pays d'origine. Ce dimanche, depuis 8 heures du matin jusque 19h, un ballet continu de voitures et d'électeurs s'est formé sur le parking de la maison communale de Marcinelle. Pas une foule massive, mais des entrées et des sorties régulières. Peu d'informations ont filtré... Il était interdit, en effet, pour les journalistes, d'entrer dans le bureau de vote et d'obtenir des chiffres de fréquentation. Issu d'une famille de viticulteurs à Montpellier, Jean-Claude Barral ( 62 ans ) faisait partie de ces électeurs. Dans les années 50, son père quittait la France pour travailler aux ACEC. Depuis 48 ans, Jean-Claude est le gérant du restaurant carolo "Le Provençal" , à la rue Puissant.

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Jean-Claude Barral

Français , une grande famille !

Samedi soir, l'intéressé réunissait ses amis dans son établissement. " 90% d'entre nous se prononçaient en faveur d'un président dynamique, ouvert au monde, capable d'un véritable renouveau. Le nom d'Emmanuel Macron faisait donc l'unanimité. Quant à Marine Le Pen, elle a encore confirmé toutes ses incompétences et ses failles lors du duel final. Voir diriger la France par une représentante d'extrême-droite signifierait une véritable catastrophe! Nous ne voulons pas d'elle! " tonnait-il.

Ne nous voilons pas la face, pour autant. Il est clair que certains électeurs carolos étaient prêts à se prononcer pour la leader du FN, mais leurs voix restaient plutôt discrètes...

Diverses générations étaient rassemblées devant la maison communale. Mathilde ( 20 ans ) de Pont-à-Celles relevait: " On voit vraiment que les Français en ont assez du clivage gauche-droite. Le futur dirigeant devra être un rassembleur". La jeune fille accompagnait sa maman Nathalie ( 44 ans ), ainsi que sa mamy, Viviane ( 67 ans ) de Gosselies. Originaire de l'Ile-Sainte-Denis, cette dernière est arrivée en Belgique en 1980. " Mon mari, qui a travaillé chez Caterpillar, a souhaité garder la nationalité française" déclarait-t-elle. " Aujourd'hui, nous avons encore de la famille un peu partout en France: en Bourgogne, en Seine-et-Marne, à Toulouse, ... Nous sommes vraiment une grande famille !" JCH

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