CHARLEROI: Les petites magouilles du chantier Rive Gauche.

Rive Gauche, Charleroi, Travaux, Place Albert 1erLes chantiers de la ville basse de Charleroi, Rive Gauche et ses travaux vont bon train. La phase de démolition partielle des colonnades a débuté il y a peu. Avant cette étape, c'était la démolition des structures de l’ancien parking de la Place Albert 1er qui était à l’ordre du jour. 

 

Nous avons constaté sur place de bien étranges agissements et avons été alertés à plusieurs reprises par des riverains. Depuis le départ des commerçants qui ont dû quitter les colonnades, il y a de bien drôles de choses qui s'y passent: des visites nocturnes de personnes  indésirables et profitant de l’obscurité pour venir dérober du matériel, des câbles, des structures métalliques, du bois, du béton, du mobilier qui étaient encore présents au sein des cellules commerciales. La Police de Charleroi a déjà pu interpeller à plusieurs reprises et de façon efficace et professionnelle des individus présents sur le chantier et tout à fait en infraction dans ce cadre là. Très attentif également à la sécurité des citoyens.

 

C’est ainsi que début de semaine, deux individus cagoulés et habillés de noir avaient pu rôder sur le chantier tels des Ninjas, autour des grues et armés d’un pied de biche et de plusieurs sacs pour emporter les butins. Chaque jour, il n’est pas rare de constater des va-et-vient nocturnes sur le chantier et la présence de « civils » au sein des structures en cours de démolition. Ces présences sont à la fois extrêmement dangereuses par l’instabilité de certaines structures des colonnades et la présence d’engins, de trous et de déchets sur le chantier. La police de Charleroi reçoit d’ailleurs régulièrement des appels de riverains qui s’inquiètent de la présence inappropriée d’auteurs aux comportements plutôt douteux, voir même des adolescents ou des enfants.

 

Les voleurs sont au rendez-vous mais pas uniquement, d’autres citoyens envahissent les lieux pour y prendre des photos, y pratiquer des actes sexuels, des promenades et vont jusqu’à plier des barrières, forcer des cadenas ou plus dangereux encore escalader les barrières de sécurité jusqu’à chuter lourdement derrières celles-ci. Les exemples et témoins ne manquent pas. 

Rive Gauche, Charleroi, Travaux, Place Albert 1erDans la catégorie des comportements douteux, on notera aussi la présence d’ouvriers du chantier ou de leur famille qui enlèvent eux aussi du matériel qu’ils emportent parfois le soir dans des voitures, remorques lorsque le chantier ferme ses portes. Cette présence en journée est également constatée.

 

Ces comportements sont pourtant totalement réprouvés par le chef du chantier, Monsieur Libert, qui signalait dernièrement que rien ne pouvait quitter le chantier (en dehors de l'enlèvement prévu), qu’il était extrêmement dangereux de rôder dans les espaces en cours de démolition et qu’il était inconcevable aussi d’autoriser la présence de personnes étrangères au chantier sur celui-ci, par sécurité en autre.

 

Malgré tout, il semble que des magouilles s’organisent au sein même des équipes de travail sur le chantier. Il faut savoir que plusieurs sociétés différentes travaillent sur ce chantier Rive Gauche (Démolition, construction, équipes techniques, sous traitants,…) et qu’il semble bien difficile aux responsables du chantier de savoir exactement qui fait quoi, comment et pourquoi. Impossible non plus de surveiller les entrées et sorties du chantier de façon constantes. D'autres lieux du chantier, en dehors de la place Albert 1er, semblent eux aussi confrontés à ce types de situations d'après les riverains.

 

rive gauche,charleroi,travaux,place albert 1er« Ce jeudi, encore une fois, j’ai pu voir deux personnes et des jeunes gens de la même famille sur le chantier avec une voiture et une remorque… une fois de plus, ce type d’événement n’est pas rare. Equipés de pied de biche, de scie, d’une foreuse, une disqueuse  empruntée depuis le chantier même et rentraient dans les commerces à moitiés détruits.

 

J’en ai informé immédiatement le chef de chantier Monsieur Libert par téléphone parce l’une des personne était tombée dans les ruines des colonnades et prenait du matériel qui m’a assuré n’avoir pas autorisé une telle présence qu’il a jugée dangereuse, inappropriée et qu’il ne comprenait pas et bien sûr s’y opposait fermement. A la suite de cela, un voisin à pu téléphoner à la police pour signaler l’effraction. Le danger était bien présent.

 

La police venue sur les lieux a constaté que les auteurs démontaient d’anciens radiateurs et des structures. Les agents ont même "confisqué" des outils comme un pied de biche et des preuves d'infractions. Le chef de chantier semble avoir été contacté par la Police et a mentionné à celle-ci avoir « autorisé » cette intervention pour « prendre » du matériel, des radiateurs en fontes destinés à la revente, je le pense, alors que son discours avait été tout autre moins d’une heure auparavant lorsque je l’ai eu au téléphone. Le pire est sans doute l’appel téléphonique de la police nous reprochant d’avoir contacté les services de police pour rien puisque « les intrus » avaient obtenu un consentement. D’autant plus que j’ai appris assez rapidement que dans les intrus il y avait un ouvrier du chantier et que les autres étaient membres de sa famille.

 

J’étais à la fois choquée et surprise. Je n’ai pas apprécié être passée pour rien et avoir dû subir un affront indirect par le dispatch de la Police de Charleroi qui avait pu retéléphoner à mon voisin pour lui dire qu'il fallait mieux qu'il vérifie les choses avant de joindre les services pour rien du tout, alors que l'information était avérée et vérifiée auprès du responsable du chantier lui-même, que c’est aussi notre propre sécurité qui est en danger et celles des citoyens parfois imprudents. Récemment, quelqu’un avec un pied de biche avait tenté de venir chipoter à la porte de notre immeuble par la même occasion après être passé par le chantier la nuit. A Charleroi attend-on un accident mortel pour agir ? Je pense que oui ! Ce comportement m’a paru tout à fait étrange. Il n’est pas rare non plus sur le chantier de voir des gens entrer, tomber, jouer avec du feu, vouloir démonter les grues, vouloir couper des câbles électriques,…c’est très inquiétant.

 

En plus, cela génère de la nuisance sonore, des cris, des vols qui peuvent retarder le chantier, des moments peu rassurants surtout quand certains portent des barres de fer, des outils, des cagoules… Je pense que certains ouvriers, voire des responsables du chantier orchestrent eux même ce genre de comportements, peut être même des reventes de matériels via des filières parallèles comme des sociétés de démolitions ou de recyclages… Pour moi la magouille est omniprésente entre ces sociétés ou leurs représentants sur le chantier.

 

Pour avoir croisé par la suite le responsable de la sécurité sur le chantier, ce dernier m’a bien confirmé que pour lui il n’était pas question d’autoriser l’insertion de citoyens sur le chantier ni même d’autoriser pour des raisons évidentes de sécurité ce genre d’agissements, de présences, qui d’ailleurs devraient être déclarés au propriétaire principal du chantier. A l'avenir, je ne sais pas si je dois encore appeler les autorités et la police dans un cas pareil... surtout si nous ne sommes pas pris au sérieux. Attendons l'incident ultime et nous verrons comment les responsables devront agir et les responsabilités de chacun déclare médusée une riveraine de la Place Albert 1er. 

 

Rappelons enfin que le chantier est une propriété privée, durant la période des travaux, que la présence sur le chantier est strictement interdite pour tous en dehors du personnel sur place. Des amendes, plaintes et arrestations peuvent se dérouler si vous êtes pris en infraction, à moins bien sûr que vous soyez, vous aussi, associés à des autorisations « spéciales » ou des magouilles qui semblent être devenues choses habituelles et normales à Charleroi sur le chantier Rive Gauche

SDZ.

 

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